GOLFES ÈT CAPS
Les ffterfc ambiantes ne tracent point de profondes découpures dans le massif du continent africain; Yé* chancrure la plus considérable, qui est au sud-ouest, ne fait cfu'urie obtuse rentrée, où l'Océan Atlantiqm* élargi forme, entre le cap des Palmes et le cap Lopez , le golfe ou plutôt la mer de Guinée, laquelle reçoit, en s'approchant des terres, à gauche le nom de golfe ou baie de Bénin, à droite celui de golfe ou baie de Biaf'ra, séparés par la pointe basse et mousse qu'on appelle cap Formose.
La nier Méditerranée dessine pareil lement au nord, entre le cap Bon de Tunis et le Gebel Akhdhar de la Cyrfc naïque, une large rentrée, ou plutôt deux rentrées jumelles, que les an«* ciens nommaient les Syrtes, et que 14 géographie moderne a dénommées golfe du Sidr (nom arabe du jujubietf ïotos), et golfe des Qâbes.
Comprimée en quelque sorte entré les Syrtes et la mer de Guinée* l'Afri-» que s%épanouit ensuite vers l'ouest en un vaste demi -cercle, jalonné d'unô multitude de caps, parmi lesquels le cap Spartel, le cap Noun, le cap Bo«»
jador, le cap Blanc, le cap Vert, le cap Tagrin et le cap Mesurado sont les plus connus. Dans les intervalles dê ces caps, la côte n'éprouve que des dé* pressions peu sensibles; mais en avan* çant au sud, les rentrées et les saillies se prononcent davantage , de même que sur la pluge orientale, dont les on* dulations correspondent avec une sin»
gulière symétrie a celles du rivage oo*
eidental : c'est ainsi qu'à l'enfoncement de la mer de Guinée correspond la longue saillie du cap Gnardafouy, au cap Lopez la rentrée de la côte de Zanzibar, à la rentrée de celle de Benguéla la saillie de celle de Mozambique, au cap Negro la baie de Sofalah, à la baie des Baleines le cap des Courants, à la côte saillante des Namakouas la baie de Lourenço Marquez : il semble que les ondulations d'un axe commun aient simultanément déterminé ces symétriques configurations; car les rentrées au littoral accusent, par la grandeur des fleuves qui s'y versent, 1 éloigne» ment des reliefs généraux où ils ont leurs sources ; et les dernières explorations de celles du Gariep ont effectivement constaté* en confirmation de cette théorie, qu'il naît au voisinage de la côte orientale.