‹ Afrique. Tableau generalChapitre 74 sur 232 · De la Grande Leptis aux Autels des Philènes · texte numérisé non relu

De la Grande Leptis aux Autels des Philènes

Route depuisMercurtos jusqu'à Rusadder. — La première de ces routes partielles avait son point de départ au poste de Mercurios, c'est-à-dire a la pointe d'Hermès ou du petit Atlas, et son point d'arrivée à Tingis, décorée par l'empereur Claude du titre de colonie et du surnom de Julia Traducta, à la place de laquelle s'élève la moderne Thangeh; la route passait d'abord à Sala, dont le nom est resté à la ville de Salé; plus loin à Banasa, colonie d'Auguste, surnommée Valentia, dont les cartes de Ptolémée nous montrent que la position n'était point tout à fait littorale; puis à Lix ou Lixos, célèbre par les fabuleuses relations de l'antiquité qui y plaçaient le palais d'Antée et le jardin des Hespérides , érigée en colonie par l'empereur Claude, et représentée aujourd'hui par El- 'Arâysch, à l'embouchure du fleuve Aoufkos (*); ensuite à Zilis ou Zilia,

(*) Nous préférons écrire Thangeh , El- 'Aràysch, Aoulkos , Sebthah , plutôt que Tanger, Larache, Luccos, Ceuta, parce que l'exactitude nous paraît devoir l'emporter sur la corruption d'orthographe. Jl est des gens dont la prononciation transforme, comme on sait, Shakspeare , shut the door, en chat qui expire , chat qui dort; est-ce un

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autre colonie d'Auguste, nommée plus tard Julia Constantia, et dont la moderne Azylah retient la place et le nom.

La seconde fraction de route se poursuivait depuis Tingis jusqu'à Rusadder, colonie d'origine assez récente, dont l'emplacement paraît répondre à celui de Mélylah ; dans l'intervalle, nous ne trouvons d'autre point digne d'être signalé ici, que les Sept frères ('Eut' àSeXçoi de Ptolémée), où l'on reconnaît par son nom la ville de Sebthah , que les Espagnols appellent Céuta.

Route deRusadder a Césabée ; désaccord entre l'itinéraire et les Tables dé Ptolémée. — Depuis Kusadder jusqu'à Siga. — La troisième partie de la route que nous parcourons se continuait depuis Rusadder, ou Mélylah, jusqu'à Césarée, jadis sous le nom de loi, résidence des rois indigènes, dotée du titre de colonie romaine par l'empereur Claude, et capitale de la province à laquelle elle imposa son nom. On ne doute plus aujourd'hui que Césarée, qu'on a cherchée tour à tour sur l'emplacement d'Alger et sur celui de Ténès, ne fût précisément à la place occupée par la moderne Sc.herschel, où l'on a recueilli, dans ces dernières années, des inscriptions qui paraissent décisives :

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