‹ Afrique. Tableau generalChapitre 75 sur 232 · L. LICINIO L. FIL. QV1B · texte numérisé non relu

L. LICINIO L. FIL. QV1B

SECVNDINO. DECVRIONI

3AESAR1ENSIVM. EQVO PVBLICO

EXORNATO SACRISQVE

LVPERCALIBVS FVNCTO

« A Lucius Licinius Secundinus , fils de « Lucius, de la tribu Quirina, décurion des « Césaréens, gratifié d'un cheval d'honneur, « et ayant été chargé de la célébration des « Lupercdes. »

ENIO C. F. FATALI

DECVRIONI SPLEND1DISSIMAE

COLONIAE CAESARIESNS1S RELIGIOSO

ANTISTITI SANCTI NVM1NIS MATRIS

DEVM DENDROPHORO DIGMSSIMO

« A ... . énius Fatalis, fils de Caius, dé- « curion de la magnifique colonie de Césa- « rée, religieux pontife de la sainte divinité « de la Mère des Dieux, digne dendrophore. »

motif pour que l'orthographe se plie à ces ridicules balivernes?...

D'un autre côté, les Trois-Iles, et le fleuve Malua, qui marquent les deux premières étapes à partir de Rusadder, sont bien reconnus pour les trois îles des Gja'faryn et le fleuve Malouyah :

ainsi les deux extrémités de cette route sont bien déterminées; mais toutes les stations intermédiaires le sont fort peu, à raison de la discordance de l'Itinéraire avec les cartes de Ptolémée, en outre d'une grande lacune que laisse en cette partie laTablePeutingérienne, et de l'insuffisance actuelle des notions acquises sur cette région. Ce n'est pas que les principaux lieux compris dans cet intervalle ne figurent à la fois dans le routier romain et dans la série des positionsdonnées par legéographegrec; mais leur situation relative est souvent inverse. Du moins ne peut-il y avoir doute sur certains points : Siga , par exemple, qui avait été la capitale du pays au temps de Syphax, c'est-à-dire à l'époque des guerres puniques, Siga devenue ensuite une colonie romaine ainsi que le constate Ptolémée au second siècle, érigée plus tard en municipe comme nous le montre l'Itinéraire 250 ans après ; cette ville est indiquée par ces deux autorités dans une position qui doit en faire reconnaître l'emplacement sur les bords de la Tâfnày, où l'on en trouve encore des restes, "h l'endroit même où s'était élevée, après la conquête musulmane, la ville mauresque d'Areschqoul , non loin de laquelle les Français avaient naguère établi leur poste "de la Tâfnày, appelé également par les Arabes Areschqoul, tandis que nous n'avons conservé ce nom, défiguré en Risgoun ou Harschgoun, qu'a la petite île voisine.

— Depuis Siga jusqu'à Césarée.

— Le géographe alexandrin nous désigne bientôt après le Portos Magnos ou Grand Port, puis la colonie de Kouiza qui dans le principe était un établissement étranger , ensuite le Theôn-limên ou Port des Dieux , enfin la colonie d'Jrsenaria, naguère ville latine, à trois milles du rivage : lieux importants qui seraient représentés aujourd'hui respectivement par Mersày-el-Kébyr ou le Grand Port,

L'UNIVERS

par Oran, par le port et par la ville d'Arzêou; mais l'Itinéraire ne peut cadrer à ces correspondances; son Portus Magnus va tomber vers Mostaghânem, bien que son Portus Divinus coïncide avec celui d'Arzêou ; tandis que son Quiza, de colonie devenu municipe, et son Arsenaria, dépouillé detoute qualification, devraient être cherchés sur la côte mal connue à la droite du Schélif. Il semble que l'Itinéraire ait subi quelque transposition dont il faudrait accuser l'inadvertance des copistes.

La colonie de Gartenna, fondée sous Auguste par la seconde légion, paraît, dans tous les cas, représentée par la moderne Ténès, où des fouilles récentes ont fait découvrir cette inscription :

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