‹ Agadir; ma politique extérieureChapitre 2 sur 6 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Dès le mois de février 1912, quelques semaines après avoir quitté la Présidence du Conseil, j'entrepris un livre où j'exposais comment était née, comment avait évolué, comment s'était finalement résolue la question du Maroc. L'ouvrage, terminé dans le courant de 1913, est massif, chargé de documents dont certains sont confidentiels. Quand je le rédigeai, j'entendais qu'il ne parût qu'après ma mort, ou tout au moins lorsque se serait écoulé un nombre d'années suffisant pour que la publication des pièces encartées dans le volume ne comportât pas de sérieux inconvénients. J'étais résolu à subir en silence les injures, les basses calomnies, dont je jugeais qu'elles sont balayées quelque jour par le grand vent du large, dont je pensais au surplus qu'elles n'ont pas été épargnées aux meilleurs Serviteurs du pays qui firent face à l'outrage, la tôte haute et la bouche close,

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