‹ Agadir; ma politique extérieureChapitre 3 sur 6 · H PRÉFACE · texte numérisé non relu

H PRÉFACE

Mes intentions se modifièrent en 1914, quand eut éclaté la grande guerre que j'avais réussi à prévenir trois ans plus tôt. Il me parut que, dès lors, le récit complet de la lutte diplomatique entre la France et l'Allemagne, à laquelle donna lieu la possession du Maroc, pouvait être publié sans inconvénient et qu'il m'était permis, non pas sans doute de livrer toutes les pièces que je détiens à raison des fonctions que j'ai exercées, toute la correspondance qui a été adressée au Président du Conseil des Ministres, mais d'en donner une partie, d'en extraire la substance. Je résumai donc et je condensai en quelques deux ou trois cents pages le lourd volume que j'avais bâti. J'en éliminai certaines lettres, certains documents qui verront le jour plus tard. Plus tard aussi paraîtra une correspondance de M. de Kiderlin-Waechter, aujourd'hui en la possession du gouvernement français, qui m'a été communiquée, que je n'ai pas le droit de publier encore, dont je retiendrai seulement qu'elle est, quoiqu'en puissent dire ceux qui l'ont recherchée, pour ma politique et pour mon action, la plus éclatante des justifications.

Bien que les événements me rendissent ma liberté, ils n'eussent cependant pas fléchi la réserve où le souci d'une dignité, peut-être un peu hautaine, m'engageait, si je n'avais vu que, pour la santé de

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