FEMME AU FOU
— Eh bien! je vous disais que madame de Pontanges avait élevé Laurence comme sa fille, qu'elle l'avait comblée de tendresse, et que, par reconnaissance, Laurence avait consenti à épouser son fils.
— Eh bien ! qu'est-ce qu'il y a de romanesque là dedans?
— Ma femme a oublié de vous dire, reprit M. d'Auray, que le fils de madame de Pontanges est fou.
— Vous le flattez ; il est imbécile ! s'écria madame d'Auray impatientée d'avoir manqué son histoire : c'est un véritable crétin; il a vingt-cinq ans passés, et il ne dit encore que maman.
Tout le monde se mit à rire à ces mots. Lionel seul s'écria : — Pauvre jeune femme, si belle!