‹ Agathina, ma femme!Chapitre 13 sur 15 · A MES LECTEURS · texte numérisé non relu

A MES LECTEURS

Je suis calme sur l'heure, Mes vers faits et relus ; Mais malgré moi je pleure :

Elle ne viendra plus !

Je vivais pour mon livre, Jadis, pour qu'il lui plût ; Maintenant pourquoi vivre ?

Je ne la verrai plus !

Qu'on me comble de gloire, Ou que j'en sois forclus !

Et chef-d'œuvre ou grimoire !

Je ne la verrai plus!

Si j'entre ou non, n'importe, Au temple des élus !

Elle est morte, bien morte !

Et ne reviendra plus !

Hélas! quoi qu'il m'advienne, « Sain de corps, ou perclus ; Paradis ou Géhenne, — Elle ne viendra plus !

Mes cris, mes pleurs, mon verbe.

Sont vains et superflus.

Morte, elle gît sous l'herbe !

Je ne la verrai plus !

Pans. — Imp. Motteroz, rue du Four-St-Germain, 54 bis.

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