A MES LECTEURS
Je suis calme sur l'heure, Mes vers faits et relus ; Mais malgré moi je pleure :
Elle ne viendra plus !
Je vivais pour mon livre, Jadis, pour qu'il lui plût ; Maintenant pourquoi vivre ?
Je ne la verrai plus !
Qu'on me comble de gloire, Ou que j'en sois forclus !
Et chef-d'œuvre ou grimoire !
Je ne la verrai plus!
Si j'entre ou non, n'importe, Au temple des élus !
Elle est morte, bien morte !
Et ne reviendra plus !
Hélas! quoi qu'il m'advienne, « Sain de corps, ou perclus ; Paradis ou Géhenne, — Elle ne viendra plus !
Mes cris, mes pleurs, mon verbe.
Sont vains et superflus.
Morte, elle gît sous l'herbe !
Je ne la verrai plus !
Pans. — Imp. Motteroz, rue du Four-St-Germain, 54 bis.
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