‹ Agathina, ma femme!Chapitre 12 sur 15 · A DIEU · texte numérisé non relu

A DIEU

Le son d'une cloche fendue, Vibre longtemps après être expiré. Ainsi la voix qui, mourante, éperdue,

S'exhale d'un cœur déchiré !

Le vers qui jaillit de ma plume, Est plein de sang, de mon sang rouge est plein ! Comme un marteau qui frappe sur l'enclume,

Il frappe et martèle mon sein!

Je ne puis pas, dans le silence, M'abstraire d'elle et l'oublier un jour !

Car je la vois tenir une balance,

Comptant et pesant mon amour !

Quand donc descendrai-je en sa tombe, Pour me coucher, tout au long, sous son toit, Et pour lui dire, au moment où j'y tombe :

Enfin, me voici, près de toi !!

Page 1