SCENE 1x
Les MÊMES, — Ey VIRE Ervire — Ah!
Pardon, Messieurs, Pas ici ?...
p de vent.)
M. Marcus n'est
que, si , ils ne "union
e heu.
lui se tères, ‘esse, rime 1i lui
est
lt
ELVIRE (regardant discrèter alternativement) — C'est lui l PAUL (même jeu) — C'est gite !.
sur son cœur.) (Elmire rentrant en hésitant et vire. )
nent le portrait et Paul . (pressant le journal
apercevant El- SCENE XI PAUL, ELVIRE, — ELMIRE
ELMIRE (étonnée) — Ah! c’est toi 7...
ELvIRE (étonnée) — Et c'est toi (embarrassée), je n'aurais jamais cru te rencontrer ici,
ÉLIRE (embarrassée) — C'est vrai... ni moi non plus.
PAUL (perplexe, indiquaut Elmice) — C’est elle!. ‘les examinant l’une après l'au le portrait de son journal.)
ELVIRE — Il vaut tout autant avouer la chose... eh! bien j'ai annoncé dans le journal le Lien des Cœurs…
ELMIRE — Ah! (apercevant Paul, surprise voilée, à part) C’est lui! (se remettant) tu as annoncé ?... J'y ai pensé en te voyant rentrer ici. Je passais de l’autre côté de la rue et je t'ai aperçue... tu franchissais le seuil de la porte... ‘* C’est Elvire, me dis-je, je v rencontre ”.. Et me voilà.
ELVIRE — Ah ! oui. (reg part) C’est bien lui (elle s’oc
tre et les confrontant avec
AÏS à sa
ardant ne nouveau Paul, à cupe à un côté de la scène).
ELMIRE (regardant de nouveau Paul) — C'est lui! (elle semble occupée à quelque chose de l'au scène).
PauL (regardent Elvire) — C’est elle!
Elmire) C'est elle! 1... (les re son journal) Ce sont elles !!
tre côté de la
. (regardant gardant l’une et l’autre et
.… Mais laquelle ?.. celle-
ci, celle.là 7... ou toutes les deux ?
la polygamie… (il les observe),
#-4VIRE (s'approchant d'Élmire bas) Il ya un homme là...
Eruire (mme jeu) — Oui, ilyaun homme ?(indié. rente) Mon Dieu! :] Y en & partout dos hommes,
ELVIRE (se retournant légèremen crétaire, — Monsieur Marcus n'est I que c'est ennuyoux |
Pauz (s'avançant en souriant) — retard, mademoiselle, je vou arrivera,
Erving — Vous êtes b Part Je Vous laisse
.. Alors ce serait de
» vachant son journal,
Ne craignez pas de s cèdorai mon tour dès qu'il
ien aimable, Monsieur.
rai d'autant place que Je crois Comprendie que vou affaire importante.
plus volontiers ma s Ôtes ici pour u10
u embarrassée) — rattrappant) j'ai des dos fonds
drais plucer Avantageusement.
ÉLIRE (à part) — Poseuse (2e
Non, Monsieur... (se disponibles que je vou-
Pas vos capitaux.
ELVIRE — Je l'espère bien. Du reste, je puis subir une perte, car j'ai des rentes solides, qu'aucune Catastrophe ne peut Compromettre, Aussi je ne crains Pas les atteintes de Ja misère,
Pauz =. C'est heureux donc vous livrer libre arts d'agrément
À mademoiselle ; Vous pouvez ment et avec àVantage à tous les
ELVIRE (éclatant de rire) — Ah!ah1 qu'est-ce que c'est que ça ?
PAUL — Ou, alors,
aux soins exclusifs de vos toilet. tes ?
ELVIRE — Mais je ne fais que cela, se ; mes moyens me le permettent.
ELuiRE (se raitrappant) — Oui, kK à l'avenir, elle a la vue courte.
PauLz — Ah!
ELviRE — Elle est jalouse, monsieu:...
PAUL — Ah! il n’est pas donné à tout le monde d'avoir de l'urgent.
ELMIRE — Et le bonheur u'est pas dans la richesse !
ELVIRE — Non, mais elle procüre les plaisirs...
ELMIRE — Pour un temps, en attendant la monotonie, le désœuvrement car on n'est pas toujour jeune. Tute marieras, ma chère, et tu verras alors, mais tron tard, qu'une bonne ménagère est préféra':le à une riche héritière, prodigue et ignorante…
ELVIRE (avançant sur Elmire tes leçons de grand’-mère.
PAUL (à part) — Evidemment le Caractère vaut mieu que l'argent quand on ne peut avoir les deux.
ELMIRE — Je fais des observations, n'est pas ma faute si je ne pense pas com
Pau (changeant de parti) — Et j'abonde en votre sens, mademoiselle, (à part) il y a donc des feinmes chez
qui le cœur a de l'esprit et qui envisagent la vie avec sagesse et intvlligence !.…
et je suis heureu.
lvire, ne pense pas
) — Tu m'ennuies avec
voilà tout ; ce me toi.
ÉLviREe (jetant son journal au loin, avec dédain) — Un prédicateur !.. j'en ai assez de ces moralistes.., (L'a.
gent rentre et se rend tout droit à son secrétaire. Elle va à lui et cause tout bas.)
PauL (à Elmire, mon Vous, mademoiselle (A
EcuiRrE (souriant) — Oui, ressemblance vous a rendu Vous, c’est moi.
PAUL — Pour uoi ce trom e-l’œil, uand vous êtes q q
si différentes... Mals vous êtes aux antipodes l'une de l'autre 1...
ELuiRE — C'est ? Cousine, une amie d'enfance... À c; lance, nos parents nous ont h:
‘ent pour nous produire toujours ensemble. Nous avons grandi, mais ous n'avons perdu aucuns de nos habitudes.
que je les aime, ces habitudes, sans révolte intime PAUL — Oui, ;
traut le Pertrait) — E
St-ce bien
Monsieu a
c’est moi; la perplexe,
Mais rassurez-
» Mais il y a des exigences
Eure (interrompa déserté les salons.
Pau (continuant) — fait sauter les écus des Maris. On fait £gasins fashionables, On s'énerve à con à des prix inabordables...
nt) — Et les hommes galants ont
Aujourd'hui on s’ettable et l'on
queue dans les ma.
templer des étoftes + Ctque le mari finit
Par payer Pour avoir la paix. Ah! Oui, on ne cause plus, on joue On n’économise plus, on s’endette ; On ne chante plus, on s’abrutit.
ELuiRE — Que les homm Monsieur, et c’est cette 1
28 Comme Vous sont rares, areté, sang doute, qui a amené
insensiblement les femmes abandonnées à se complaire dans ces passe-temps nouveau genre.
PAUL — Vous avez peut-être raison, mademoiselle, et vous méritez plus d’égards et un meilleur sort. (Ils vont causer bas, près de la cheminée) (Roméo est entré sans être vu, sans frapper, un journal à la main. Il aperçqit Elvire et reste interdit. Il confronte le portrait de son journal avec elle).