PARASITOLOGIB DE LA VIGNE
Vitis vinifera.
Acoidents résultant des Intempéries.
Gelées — La vigne périt de — 20 h — 25°. Dana régions sujettes à ces fortes gelées, butter fortement les pieds. Tonte souche gelée doit être recép^e ou greffée Les pelées de printemps sont : à glace ou blanches. Premières dues à abaissement gén(?ral température ; pour s'en préserver, choisir cépages à débourrcment tardif et tailler tftrd. Gelées blanches se produisent par des temps calmes et clairs ; remèdes : lorsqu'au lever soleil, thermomètre est à 2 ou 3"» au-dessous de 0, allumer, dans vignes, du goudron, huiles lourdes ou paille mouillée pour faire nuages artificiels. S'associer entre vignerons d'un naënae climat pour rendre la préservation efficace.
Grêle. — Si elle arrive de bonne heure, quand rameaux encore tendres, tailler immédiatement après orage ; plus tard, est impossible
de tailler; il faut activer végétation par bonnes fUmores, labonra. sulfatages et sonfrages répétés. Depuis quatre ans en Italie, en Autriche et en France, on a entrepris de lutter contre ce fléau an moyen du tir tin canon. Lm résultats obtenus semblent enconrageants; on emploie des canons d*un modèle spécial k raison de 1 par 26 hectares de territoire à défendre. La dépense est de 8 fr. par hectare et par an.
Vents violents. — Orienter lignes direction vents dominants pour que ceps se préservent mutuellement.
Goulnre. — Avortement des fleurs ou chute des ftuits qui ne peuvent nouer. Deux causes principales : 1«' Constitution anormale des fleurs : choisir les boutures sur des ceps non coulards ; 2« intempéries, pluies, vents violents, retours de iroid pendant floraison. Poor prévenir la cotriure, pincer rameaux fructifères, pratiquer incision annulaire, l'écimage des grappes et souftage avant floraison. Incision accroît volume des grappes ; richesse en sucre des raisins, hâte maturation. Il faut 8 Jours pour inciser 1 hect. de vignes.
MiUerandag^ . — Avortement partiel des raisins restant petits. Voir coulure pour causes et remèdes. Gnotage (dans TYonne).
Echandag^. — Attaque raisins exposés de trop près k réverbération rayons solaires sur le sol. Pour préserver vigne, laisser sarments ramper sur sol.
Pourriture des raisins. — Atteint surtout, dans les automnes pluvieux, grains aqueux et à peau tine des vignes basses ; drainer sol, former tronc élevé, GépagM très sensibles : Portugais bleu, les Qamays à jus incolore, les Pinots, le Précoce de malingre, le Yalteliuer, la Folle-Blanche, le Ghardonnay ; asses résistants : Saint-Laurent, Limberger, Etraire de l'Aduy, Ghatus de la Drôme, Lasca. Sulfatages préventifi.
MATiADrFiS. — Chlorose. — Se manifeste par décoloration et Jaunissement des feuilles. Foëx attribue chlorose de printemps k l'insuffisance de la chaleur du sol, due k excès d'humidité ; chlorose d'été serait due k sécheresse excessive. Traitement : arroser pieds avec solution de sulfate de fer k raison de 500 gr. de sulfate par souche. Ou employer solution sulfate de fer 1 0/0, avec pulvérisateur, quand sarments ont 30 k 36 centimètres long. Faire plus tard second traitement. On emploie également sulfate de fer en poudre, en Janvier-février, à raison de ôOO kil. par hectare. Le meilleur remède consiste à badigeonner les souches ou même simplement les coupes Immédiatement après la taille, de préférence en automne, avec une solution de sulfate de fer k 80 0/0.
Folieta^e- — Ou apoplexie. Dessiccation brusque d'une souche ou partie de souche, en juillet ou août. Pieds malades perdent fertilité ; tronc et racines prennent teinte rougeâtre et meurent. Les arracher.
Rou^eot- — Pendant fortes chalears, par vents secs ou après aijaissement subit de température, feuilles de vigne prennent brusquement teinte rouge. Ceps ne meurent pas, mais sont affaiblis. Si sarments n'ont pas péri, tailler court ; si souche a souffert, greffer.
Maladie peotlquer — S'est manifestée surtout en Beaujolais, en 1894, par chute, à l'état vert, des feuilles et des grappes en fleur. Due aux brusques variations des conditions atmosphériques. • Parasites vésétauz de la viflrne Oïdium. — Champignon appelé Erysiphe Tuckeri apparu en 1845. Se manifeste par efflorescences gris&tres et ternes sur tous organes verts et par odeur paârticuliëre de moisi. Bois aoùte mal ; feuilles fonctionnent mal ; raisins se rident et tombent s'ils sont jeunes, leur peau se durcit et éclate s'ils sont vieux. Attaqués : Muscat, Portugais bleu. Chasselas, Teinturier, Gamay, Clairette, Terret, Cinsaut, Folle- blanche. Assez résistants : xVramon, Âlicante, Espar, Pinot, Petit Bouschet; Marsanne, Qrenache, Merlot. Très résistants : Malbec et cots ainvi que principaux hybrides américains. Se développe surtout de 26 à 30*. Le seul remède est le soufrage : !• lorsque sarments ont 15 ccntim. long. ; 2» k la floraison ; 3<* à la véraison. Soufre n'a d'action que pendant 20 à 25 jours ; soufrer à nouveau si mal se développe. Employer sublimé ou trituré, par temps sec et calme, après disparition rosée, sans attendre grandes chaleurs de la journée, pour ne pas griller. Quantités : trituré : l'". 15 kil. par hect.; 2*, 50 kil.; 8S 60; sublimé : 16. 80 et 40 kil Se servir d'un soufflet, d'une hotte ou d'un projecteur. La soufreuse « Torpille » de V. Vermorel convient parfaitement pour cet usage.
Anthracnose. — Charbon, rouille noire, picoutat, 3 formes dues à même champignon : Sphaceloma ampelinum, anthracnose ponctuée, maculée, déformante. La maculée seule est grave et forme chancres plus ou moins profonds sur sarments qui restent grêles, courts, se tordent, se ramifient, se cassent aisément et s*aoâtentmal. Rafle, pédoncules et pédicelles sont également rong^; grain couvert de points noirs, se dessèche et tombe.
Trèsattaqués:QTenache,Jacquez,Gmsaut,Alicante-Bouschet,GEillade, Muscat, Portugais bleu. Assez résistants : Pinot, Teinturier, Herfoemont. Petit Bouschet, Chasselas. Se développe sous action combinée d'humidité et de chaleur. Traitement : badigeonner souches et bourgeons, 8 à 16 jours avant débonrrage, avec pinceau en vieux chiffons et l'une des 2 solutions : 1« 60 kil. sulfate de fer, sur lesquels on verse lentement 1 litre d'acide sulfurique à 53", dans 100 litres d'eau chaude ; 2" même quantité deau, verser par petites fractions 10 kil. acide sulfurique k 63».
Rot blanc. — Coniothyrium diplodiella Attaque surtout raisin qu'il dessèche, rapidement. Surface grains on voit pustules grises ; sarments sont parfois atteints. Traitements cupriques.
Black-Rot. — Dû à un champignon : Guignardia Bidwellii. Se montre d'abord sur feuilles par petites taches couleur feuille morte parsemées de pustules noirâtres proéminentes. Incubation de 8 à 12 jours au début. Sur raisins, les pustules apparaissent aussi et 48 heures a{>rès grains sont ridés, noirs et desséchés, la peau collée contre pépins. D'après M. Couderc, les cépages suivants résistent assez bien : Blanquette du Lot-et-G., le Tannât de Madiran, le Canut de l'Aveyron, le Vioçnier de la Drôme, le Saint- Laurent précoce, la Mondeuse, le Malvoisie, la Petite Syrah et le Jurançon noir. Traiter préventivement et aux époques suivantes :
/•' trait. : qaand boui^eonsont 15 centim. de long :.i« trait. : immédiat, avant la flenr ; 3» trait, aussitôt après la fleur; 4' trait, .'qnand les grains ont atteint les 2/3 de lêar grosseur définitive. — Faire traitem. st^plém. après chaque invasion dans pays fortement envahis. Employer bonilfie préparée avec 2 kil. sulfate de cuivre et 1 kil. chaux grasse en pierresf pour lOO litres ou bien Yerdet à 1 <*/«.
•Mildiou. — Dû au Plasmopara viticola. Vit sur organes verts et surtout sur feuilles oii il apparaît par des efOlorescences blanches à la f ice inférieure, ressemblant à du sucre pulvérisé et se détachant aisément. En correspondance, la face supérieure montre des taches jaunes, prenant teintes de plus en plus brunes. Feuilles jamais gaufrées, comme pour érineum. Se développe sous action humidité et chaleur élevée et est arrêté par vents secs. Assez résistants : Portugais bleu, Gabernet, Sémillon, Teinturier, Petit Boaschet, Romain ou César. Sous l'influence du mildiou, les feuilles se désarticulent et tombent, raisins mûrissent mal, sont peu sucrés et petits; bois s'aoûte mal.
Traitements : 1* Bouillie bordelaise : Faire dissoudre 2 kil. de sulfate de cuivre dans 10 litres d'eau ; éteindre 1 kil. 1/2 chaux vive et verser chaux dans solution sulfate ; ne pas faire l'inverse. Étendre à lOO litres.
2» Verdet : 1 kil. de verdet-gris ou neutre, par hectolitre d'eau.
8* Bouillie au carbonate : 2 kil. de sulfate de cuivre et 2 kil . de carbonate de sonde par hect. d'eau. Faire dissoudre carbonate et sulfate séparément, puis mélanger.
6» Bouillie « Eclair » de V. Vermorel, à base de verdet pur; chaque paquet dosé pour un hectolitre contient un minimum de 700 gr. d'acétate de cuivre pur cristallisé. Donne des résultats excellents.
Emploi. — Développement mildiou ne peut être empêché que par traitements préventifs. Se servir de pulvérisateurs ; il faut 800 litres par hectare pour premier traitement et 500 à 600 pour suivants. Voir calendrier pour époque des traitements. Faire le dernier 15 jours au plus tard avant vendange.
Pourrldié. — Pourriture des racines due à des champignons : Denatophora necatrix et Agaricus melleus. Se développe dans sols bas et humides, imperméables ; s'étend en rond comme phylloxéra. Rameaux sont rabougris ; souche prend aspect tête de chou. Pas de remède : arracher tous ceps atteints et quelques-uns autour et brûler le tout sur place. Drainer sol et ne pas replanter vignes de plusieurs années sur sols envahis : pendant ce temps, sulfurage est indiqué à la dose de 500 kil. à l'hectare.
Parasites animaux de la vigne. Altise. — Jitica ampelophaga. — Vignobles méridionaux. Chasser insectes parfaits à l'entonnoir ou à la pelle engluée. Contre larves, ramasser en juin les 4 on 5 dernières feuilles ; essayer poudre de pyrèthre , jus de tabac, et les sels arsenicaux ; créer des abris et les brûler pendant l'hiver.
Criquets {Acridium Italicum). — Nuisibles à toutes les cultures, mais plus particulièrement à la vigne . Rechercher les lieux de ponte et arroser, au moment de l'éclosion, avec une des solutions suivantes :
! II Huile lourds de houille. 5 k.
Saron noir en pâte. . . . 1 k.
Eau 941.
ïynehus et Peritelus. — Chasser à l'enraiter larves dans le sol avec sulfure
» vitis. Petit acarien, attaquant lès galles et présentent face inférieure des ite rouge brun. Peu dangereux : soufrer.
l'itii. Eumolpe, éorivain. Lanre vit sur iui aflSsibiissant ceps et les tuent parfois, entailles semblables. Traiter par sulfure avec entonnoir. Lftcber poules dans les
ambiguella. Ver coquin, teigne de la •ns : l'une à la floraison, l'autre à la rands dégftts. Echandage des ceps tait vers en chrysalides, c'est-à-dire imméfe,donne de bons résultats. La dissore employée à raison de 1 kg. 500 de * dans 100 litres d'eau, au moment de re un grand nombre de chenilles. Cette iir les fleurs mômes à l'aide du pulvérià jet intermittent évitant les pertes de ifonr et Laborde, voir page Itt. On peut de la larve qu'on écrase avec une pince, ïse main-d'œuvre. Désinfection des écha- Cliasse aux papillons par les iantemes-
totrana. Espèce très voisine de la cochye Bordelais ; mêmes dégâts, mêmes tral- Audebert).
riana. — Passe hiver à l'état de chenille } dévore feuilles des jeunes bourgeons ceps avec eau bouillante ; sulfarisation } cloche pendant 5 à 10 minutes en brùaax papillons en juillet avec des lanternes itylène de leur invention (Phare méduse) >t pu dt^truire une moyenne de 3.000 paeil et par nuit. Il faut quatre lampes par me.
betuleti. — Cigareur, lisette, attelabe.
es avoir piqué pétiole» et pond 1 k 8 œufs 4 reprises ees cigares et les brûler, 'es du hanneton, Melolontha vulgaris, lulfure carbone à la dose de 200 ku. par sont profondeurs du sol, en février. S^irmorel, traiter, dans le Centre, pendant I et eelle qoi 1m niH lmm«diat«m«Bt.
Le Botrytis tenella, champignon parasite de cet insecte, pent aider également à sa destniction.
BscCirgOtS . — Détraisent nombre de boargeons. Abondants dans ▼Ifrnet mal tenues. Débarrasser viornes de tontes broossailles qui les entourent et ramasser escargots avec entonnoir terminé par un sac ; les écraser avec soin.
Phylloxéra Vastatrix. — Différents moyens sont employés poor le combattre.
Sulfkire de carbone. — Terrains perméables, profonds et s'égouttant bien sont les plus favorables, dans ceux trop peu profonds Qu trop humides, le succès est dovteux. Traiter tous les ans d'octobre à novembre on mieux , dans le Centre et l'Est, de février et avril. Sols argileux, les traiter en été. Ne pas sulfurer au moment départ végétation, et pendant fortes gelées ou pluies on dans sols hnmldes. 200 il 250 l^il* par hect. suffisent. Diffusion se fait d*antant mieux que nombre de trous est plus grand : en terres argileuses multiplier ces trous ; pour terres perméables en faire 2&.000 par hectare. Planter le pal H 30 ou 40 cent, des pieds, pour ne pas blesser grosses racines et l'enfoncer verticalement à 20 ou 25 centimètres. Aussitôt retiré, boucher énergiquement le trou. Bonnes fumures complètent les sulfurages.
Submersion. — Laisser vignoble sons couche d'eau de 90 à 80 cent, pendant 40 H . 60 jours. Pour réussir, il faut : pouvoir se procurer eau économiquement, avoir cépages ne souffrant pas de submersion : Aramon. Petit Bouschet, Syrah, Chasselas, etc. -, les terres doivent pouvoir garder l'eau.
Sables. -« Tons ceux qni ont pins de 60 OiO silice, qnm plantés en vignes Jouissent absolue immunité. Plants qui y réussissent : Aramon, Petit Bouschet. Chasselas, Piquepoul.
Désinfection antiphylloxérique des plants. — mm. GouatoQ et Salomon ont proposé, pour débarrasser les plants des phylloxéras, de les plonger, pendant cinq minutée, dans de l'eau ohaufflée i hit* G. %vmt la mise en stratification. Notre expérience personnelle nous permet d'aâlrmer que ce traitement ne nuit pas a la reprise des boutures.
DES DIVERSES SOLUTIONS CIDES OU FONGICIDES
• Bouillis bordblaisv. — Phemibrs formule. — los; chaux grasse en pierres, 1 kil. 500; eau,
— Sulfate de cuivre, 2 kilos; chaux grasse en 5 litres.
^e, on dissout, d'une part, le sulfate de cuivre On fait éteindre, d'autre part, la chaux grasse, i d'eau. Ce laii de chaux, assez épais, est rendu laxage. On le verse peu à peu dans la solution an ayant soin de remuer fortement le mélange t. quelque temps après, il se forme une vraie ileur bleue. Lorsqu'on la laisse au repos, il se ique fois que Ton veut puiser, on brasse le e rendre bien homogène. Les solutions et le i des récipients que le sulfate de cuivre acide ne simple est de se servir de vieilles comportes lise avec des instruments en bois, en grès ou en livre se dissout assez vite ; si on voulait activer fferait une certaine quantité d'eau (4 à 5 litres s de sulfate de cuivre) dans laquelle on mettrait ) complément d'eau froide, et le lait de chaux îfroidie. On doit verser le lait de chaux dans et ne pas faire V inverse.
LTE DE SOUDE, — BouHlic Boitrguiçnonne ou Perboyre, Patrigon et Masson ont indiqué, en onsiste à remplacer l'ammoniaque ou la chaux ide ou de potasse du commerce, soudre : sulfate de cuivre, 2 kilos ; eau, 3 litres, nate de soude, 3 kilos ; eau, 5 litres.
Dlutions et compléter 100 litres d'eau.
Biration se fait comme suit :
environ 500 litres de capacité (un vieux demié. par exemple) on mettra 50 kilos de verdet vre pur cristallisé) et 500 litres d'eau, 3 ou 4 cer le traiteuient. On agitera plusieurs foispen-
traiter, on versera dans des fftts de 2 hectolitres troliers, par exemple ; on se les procure dans le D environ) deux décalitres de cette préparation, n tamis de cuivre pour éliminer les impuretés î, chanvre, etc. Ces deux décalitres contiendront
2 kilos de verdet; on complétera chaque fftt arec de l'eau : on aura ainsi la dissolution à 1 0/0. Ces barils seront emportés à la TÏgne et serviront à alimenter les pulvérisateur».
On aura un deuxième récipient de 500 litres, où on commencera une dilution, identique à la première, le jour où on aura entamé celle du premier récipient ; la dilution aura donc le temps de se faire pendant qu'on emploiera la première.
%'* Bouillie instantanée « Eclair » — Le verdet donne, de tous les sels de cuivre, les meilleurs résultats; il a l'inconvénient de ne pas marquer les feuilles. C'est pour obvier à cet inconvénient que la maison V. Vermorel, de Villefranche, a mis en vente, il y a quelques années, un produit à base de verdet, ^'elle avait depuis longtemps en expérimentation. C'est la Bouilli'e instantanée « Eclair ». dont un paquet est dosé pour la préparation d'un hectolitre de liquide antlcryptogamique. Cette bouillie ne se prend pas en masse, sa solubilité est instantanée, et la dilution marque les feuilles très visiblement. C'est le produit à l'aide duquel on fait les traitements les plus pratiques, les plus efficaces et les plus économiques.
3« Bouillie sucpée {Procédé Michel Perret). — Dan» 80 litres d'eau délayer 2 kil. de chaux éteinte (pesée à l'état vif). Délayer ensuite dans 10 litres d'eau, en agitant vivement, t kil. de mélasse de commerce et mélanger avec le lait de chaux. Ajouter enfin 2 kil. de sulfate de cuivre préalablement dissous dans 10 litres d'eau. (On peut remplacer la chaux par 3 kilos de cristaux de soude.) La teinte bleu-verdatre du liquide surnageant indique la bonne réussite de la préparation.
Il résulte des essais de M. Aimé Girard :
1^ Que la faculté d'adhérence aux feuilles varie, suivant la composition, dans des proportions considérables ;
2** Que, parmi ces compositions, celle qui résiste le moins à l'action de la pluie est la bouillie oordelaise. et qu'en diminuant la proportion de chaux on augmente un peu sa solidité ; qu'enfin l'addition de composés albumineux ne change rien à l'adhérence ;
3o Que la bouillie à la soude, le verdet ou les préparations, dont il constitue la base ont une faculté d'adhésion presque double de celles des bouillies précédentes.
4° Solution sixvlb db sulfate de cuivre. — On fait dissoudre simplement 300 k400 gr. de sulfate de cuivre dans 100 litres d'eau. Cette préparation est à peu près généralement abandonnée dans le traitement des vignes ; comme elle est très limpide, elle risque parfois de brûler les feuilles.
MÉTHODE DE KtlHif (Coutro la carie). — Faire dissoudre 1/2 kil. de sulfate de cuivre dans 100 litres d'eau, et dans ce liquide mettre les graines de semence jusqu'à ce que le liquide dépasse de 8 à 10 centimètres. On enlève et on brûle tous les grains qui flottent à la surface.
Après 12 heures, on remplace la solution de cuivre par un lait de chaux (5 kil. de chaux dans lOO litres d'eau). On laisse sécher les grains et on sème.
MÉTHODE DE Jbhsbii. — On plonge le grain dans de l'eau à 45-50 degrés centigrades, puis ensuite pendant 15 minutes dans de l'eau à 55<*
Di TABAC. •— Oa le procure U juf d« tabae ae, 1m bureaux det oonlrtbniioni indirectes, i. Dans les entrepôts de tabacs, il se liTre 3 fr. 50), de 1 litre (prix : 8 fr.), de 1/2 litre
s des arbres fruitiers, ceux des serres, on
inte :
cubes
tterce, t gr.
, — Savon dur, 500 gr. ; pétrole, 10 litres ;
le saron dans Peau chaude, ajouter ensuite 1 5 A 10 minutes. Une condition ensontielle quides soient ausri chauds que possible, e faire bouillir le tout, après qu'on a ajouté »in que celui-ci ne s'enflamme pas. On lu de pluie, car avec de Teau trop chargée )st presque impossible d'obtenir une bonne de 4 à 20 parties d'eau avant de l'appliquer.
mélanger les arsénites aux émulsions de
*our combattre la cochylis : eaa, 100 litres hre, 1 kilogr. 500. Dans une nouvelle for* jr par ' essence de térébenthine ; 2 litres, itre la cocbylis,
alcool dénaturé, 1 litre, soude caustique en le a 22<». 1 litre, eau 100 litres. — Délayer 1er soude dissoute dans 1/2 litre d'eau, puis
- Contre l'eudemis et la cochylis.
le Ik. •
ithe 0. 150
cuivre 0. 850
soude 1 . 500
par le carbonate de soude, puis mettre
litres d'eau, remuer et ajouter l'éther dans ilable, Tessence d'absinthe ; on remue encore
de ouivre — Le trallemeat consista à e la vigne dans cette liqueur, lillante est employée sans inconvénient pour inimaux les troncs et rameaux ligneux des , etc.
sa température soit nuisible aux tendres t détruire les chenilles et autres larves et
de vapeur dans le même but, en protégeant
U plante par nne aspersion d'eau froide an préalable ; celle-ci imprègne rarement les insectes, chenilles, qne leurs poils et sécrétions empêchent d'être mouillés.
PoRiiui.1 GAiiLOTCoirnia Lia silpivs — A, Faire dissoudre dans lO litres d'eau k l'ébullition 1 kil. d'acide arsenieux et 1 kil. de carbonate de soude sec.
B. Faire dissoudre dans 60 litres d'eau ehande, 10 kilogr. de sulfate de cuivre du commerce.
C. Mettre en lait 20 kilogr. de bonne chaux crasse, les passer à travers nn tamis, les additionner de 40 kilogr. de mélasse et compléter le volume à un hectolitre.
Ces trois liqueurs étant préparées, on verse dans nn récipient, en agitant, et dans l'ordre suivant :
!• 90 Utrea d'eau ; .
2» 6 litres de liqueur cuivriqne B ;
3° 1 litre de l'arsenicale A ;
4« 5 litres de lait chaux sueré C.
On obtient ainn i hectolitre de bouillie prête & l'emploi et dont le prix de revient est d'environ 60 centimes.
FonHULB coiinK LB8 Sanvbs. — 8 kilogr. de sulfate de cuivre dans 100 litres d'eau . Emplover 400 litres & l'bect. pour les sauves et 600 litres pour ravenelles. Le sulfate de fer à 20 % ^^t d'une efficacité douteuse. Ce procédé détruit aussi : Sinapis arvensis Tmontarde des champs), Sinapis alba (moutarde blanche), Kaphanus rapnanistrum (Ravenelle, avant la fructification), Capsella Bursa-pastoris (Bourse à pasteur), Lamiam amplexicaule (Lamier).
BoniLLiB LAvanGini. — Savon noir, 1.000 grammes ; sulfate de cuivre, 500 grammes; eau, 100 litres.
On fait disf oudre le sel de cuivre dans quelques litres d'eau ; d'autre part on incorpore de l'eau an savon, par petites quantités à la fois et en s'aidant d'une spatule de bois. La pâte, d'abord très épaisse, devient de plus en plus fluide ; on la verse alors, peu à peu, et en agitant le mélange avec nn petit balai, dans la liqueur cuprique, et on eemplèle l'heetelitre. Attaque les caoutchoucs des pulvérisateurs.
ENCRES ZINGOGRAPHIQUES
/•■• /ormu/ff, —Bichlorare de platine 1 gramme.
Gomme arabique 1 —
Eau 10 grammes.
Décaper les plaques de zinc en les plongeant dans un verre d'eau où l'on a Torsô quelques gouttes d'acide snlfurique. Verser l'eau avant l'acide. Ne pas employer d'autre acide.
Bien essuyer la plaque. Se servir d'une plume d'oie.
2' formule. — Bichlorure de. cuivre 15 grammes.
Gomme arabique 10 —
Noir de fumée 8 —
Eau distillée 100 —
Décaper légèrement avec de l'acide chlorhydrique. Se servir d'une plume d'oie. Agiter l'encre de temps à autre.