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{ant exclusivement dans les autres espèces. Elle n’est due, non plus, à l'intervention d’une substance empêchante.
VI. - De toutes les modifications qu'il a été possible de faire subir aux sérums in vitro (chauffage, remplacement du sérum par le plasma, par le sang total, ete.) aucune n’a influencé le résultat de la
réaction.
VII. — Les agglutinines anti-protéiques, absentes du sang du cobaye typhique, n'existent pas non plus dans les organes hématopoietiques de cet animal. Elles ne sont remplacées, chez lui, par aucun anticorps, décelable soit par les réactions de précipitation, de floculation ou de déviation du complément, soit encore par les épreuves d’agglutination, effectuées en présence d'autres bactéries n'appartenant pas au groupe des proteus.
VIII. — Parmi les modifications humorales qu'on peut faire subir au cobaye, in vivo, la plupart sont inopérantes : la réaction de Weil et Felix reste négative chez le cobaye typhique après saignée, après blocage du système réticulo-endithélial, après inoculation d'un sang étranger, après inoculation de leucocytes ou de tissas animaux divers. Sur ce dernier point, il ressort de nos recherches qu'il n'y a pas de relation de cause à effet entre la présence de l'anhigène hétérogénétique de Forssman et la négativité de la réaction de Weil el Felix chez le cobaye.
IX. — Une stimulation par les injections de lapioca, par exemple, n'est pas capable, à elle seule, de faire apparaître les agglutinines spécifiques chez le cobaye typhique. Il en est de même de l’alimentation lactée, de l'hypercholestérolémie expérimentale qui, à elles seules, ne constituent pas des conditions suffisantes pour modifier la réaction de Weil et Felix. Mais, si on combine ces divers facteurs, on oblient des résullals tous différents : en inoculant par voie intracardiaque le typhus à des cobayes hypercholestéroliniques et stimulës, en même temps, par une injection de fapioca, nous avons vu la réaction de Weil et Felix devenir positive.
Note
X. — Les taux d’agglutination, observés dans les conditions qui viennent d'être précisées, correspondent à des pouvoirs agglutinants faibles, mais manifestes. Il reste encore à chercher les moyens d’obtenir, par une technique plus perfectionnée, un pouvoir agglutinant aussi élevé chez le cobaye que chez les autres animaux typhiques. Toutefois, le fait essentiel est acquis, à savoir que le comportement exceptionnel du cobaye vis-à-vis de la réaction de Weil et Felix n’était qu'une apparence. D'ores et déjà, on ne peut plus dire que cette épreuve, dont la valeur diagnostique est considérable, reste irréductiblement négative chez le cobaye, animal de choix pour l'étude du typhus: et, ainsi, le principal argument qu'on pouvait encore dresser contre la spécificité de la réaction de Weil et Felix, disparaît,
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