AGNÈS
Ne l'exécutez pas, monseigneur, s'il vous plaît! Pourquoi l'exécuter; c'est encore un mystère ; Vous seul dii sceau fatal êtes dépositaire ; Vous feindrez, au besoin, de l'avoir égaré: On s'en repr.ni, peut-être, et l'on vous saura gré. Dieu ! quelle anxiété ! Je reste, on le dépose; Je m'en vais, il me suit; et c'est la même chose. Mon père ! c'est en vou-; qu'est mon unique espoir. Comment m'y prendre, hélas ! pour mieux vous émouvoir Grâce ! grâce ! oubliez d'orgueilleuses paroles. Je me justifiais par des raisons frivoles. Oui, je suis criminelle, et le dis hautement. Pardonnez-moi mon crime, au nom du Dieu clément ! Par votre saint habit, qu'à vos genoux j'ombrasse, Par votre saint rosaire, accordi'Z -moi ma grâce ! Si vous me repoussez, c'est fait de moi ! Merci ! Je ne vous quitte pas, sans avoir réussi.
Outre qu'
on ne s'attendait guère
A voir ce sceau dans celte affaire,
Des phrases inarticulées, des mots sans suite ne font point le pa-
F.T LES PRAMFS DF. M. Hl'GO. G5
thôtiqup. Rion do pins faux qiiode rroiro qu'on fait parler la passion avec d'autant plus de natupi-l (|u'oIIp sait moins ce qu'elle dit. 11 n'est pas, au conirain'.de meilleure lil^iciennp, de j)lus habile avocat; car en est-il qui persuade mieux que celui qui trouve en soi tous ses moyens et toutes ses preuves , et qui les développe avec cette abondance, celte vivacité de tours et d'images qu'inspire le besoin de (aire passer dans l'âme des autres un objet dont on est plein. C'est ainsi que les passions plaident leur cause, comme nous l'enseignent, d'ailleurs, par d'admirables exemples, les maîtres de la scène antique et de la nôtre. Rappelez-vous, entre autres, ITlécube d'Euripide suppliant lîlysse d'arracher Polyxène au couteau, ou le Lusignan de Voltaire conjurant Zaïre de rentrer dans la religion de ses pères. Avec quel art, si parfait qu'on ne le sent point, les idées, les mots et les figures, tout ce qui peut ébranler le cœur, convaincre l'esprit, flatter l'amour-propre de ceux qu'ils veulent gagner, comme tout est lié, pressé, accumulé dans ces deux discours, modèles de pathétique et de raisonnement tout ensemble. C'est là ce qu'il faut étudier, ce qu'il faut reproduire, autant que possible, et non les billevesées d'une école qui a pris les propos interrompus pourl'éloquence du cœur elles points d'exclamation pour des sentiments (1).
Mettons encore sur son compte le petit cjarçon et la -petiie fille du cinquième acte <XAqnès, et ce vers de la dernière scène du troisième, qui est tout fait pour eux :
Imite mon bonjour qu'ils ne vont plus entendre.
Est-ce là ce qu'au moment de quitter ses enfants qu'elle croit ne plus revoir jatnais, une mère doit recommander à celle à qui elle les confie, et si elle eût parle comme tout autre l'eût fait en sa place, et comme elle-même le fait du reste, aurions-nous à repro-
(1) Après avoirrelu Héciibe, référez-vons, pour l'entendre parfaitement, aux excellentes études sur les traqiques (jrecs de M. Patin . ce siivant et aimable maître, qui n'apporte pa> moins de grâces et d'urlianiié dans son savoir que d'autres de pédanlisme dans leur ignorance.
fi6 AGNÈS DE MÉRANIE
cher à M. Ponsard une expression qu'aucune langue écrite ne peut admettre, et qui nous gâte un morceau que nous n'avons pu louer et citer qu'en la passant sous silence.
De même, si Philippe-Auguste ne revenait un peu plus souvent qu'il ne convient sur ses droits et sur ses devoirs de chevalier, il n'eût pas réduit son interprète à user de termes qui ont cessé d'nvoir cours avec les us et coutumes d'où ils dérivent. Du vocabulaire de la chevalerie et de la chevalerie même, il ne nous est resté que quelques mots, quelques sentiments qui, en se généralisant, en se fondant dans notre langue et dans nos mœurs, ont perdu ce sens précis, ce caractère distinct qu'ils avaient d'abord. C'est au poëte qui évoque les temps où ils ont pris naissance de les leur rendre ; mais il s'en tiendra là, s'il veut être compris, s'il veut que nous nous reconnaissions dans ses personnages et que nous entendions ce qu'ils disent. Ainsi, au second acte d'Agnès , je conçois et j'entends très-bien Philippe-Auguste faisant valoir à Guillaume Des Barres, entre autres raisons qui l'engagent à ne point abandonner la reine, ce qu'il lui doit comme son chevalier, ce qu'il se doit comme chef des chevaliers. Mais je ne le conçois plus, ni ne l'entends au quatrième acte, lorsqu'au milieu des plus graves embarras, il ne prend conseil que de la légende des patrons de la chevalerie « qui viendraient , » nous dit-il, s'il ne préférait sa mie à son rovaume.
Trancher la nappe au chevalier couard.
Chevaleresque ici dans sa conduite et dans son langage jusqu'à l'invraisemblance etjusqu'à l'archaïsme, Philippe-Auguste n'est-il pas, au contraire, trop peu de son siècle dans ces vers que me paraissent condamner également le bon goût et la vérité historique :
0 moine insensé ! liens :
Va conseiller aux Turcs de se faire chrétiens; Porte à Malek-Adhel la crosse d'archevêque. Va proposer au pape un voyage à la Mecque; Tu parviendras pluiôi à les persuader, Qu'à cet acte inouï qu'on m'ose demander!
(Act. 1, se, IV.}
Je te reconnais bien , ô doctrines de Home ! (".'est bien là cet orgueil colossal, ces fnçons De régenter les rois comme petits garçons !
(Act. 1, se. IV. j Dieu confonde le pape !
(Act. Il, se. H.)
Mais, lorsque nous parlions, un moine est survenu ,
Un moine, un homme en froc, léie rase et pied nu
(Act. II, se. III.)
Au moyen âge, on faisait mille bons contes sur et contre les moines ; on les envoyait même parfois à tous les diables ; mais la haine, ou plutôt le dôgoùi systématique du froc et de l'homme en froc, tel qu'il se montre ici, ne date, je crois, que d'Erasme et de Rabelais.
Outre ces fautes de style proprement dit , il est des vices d'oraison qui , bien qu'ils n'allèrent pas aussi profondément la pensée, ne sont jamais s.ins lui porter quelque atteinte. Un tour incorrect ou pénible, des longueurs ou de l'obscurité, de l'archaïsme ou du néologisme, un terme impropre et dont nous avons peine à nous rendre compte, ce sont là autant d'obstacles qui, en ne nous permettant pas de suivre couramment, de saisir sans difficulté tout ce qu'on veut nous faire entendre, en alfaiblissent nécessairement l'impression Bien qu'.4r/?2è.<; ait beaucoup moins à se reprocher de ces péchés véniels que sa sœur aînée, elle use largement de la permission qu'ont les tragédies d'en commettre quelques-uns, et je ne prendrai pas sur moi de l'absoudre des deux péchés mortels ou des deux solécismes que voici :
Du haut (le sa ruine, elle écoule, isolée. L'écho retentissant de sa grandeur croulée.
(Act. m, se. III.)
C'est donc fini ! Pour croître encore mon supplice, De tout ce que je perds je sens inieux le délice.
(Act. UI, se. VII.)
Il fallait, dans le premier cas, écroulé, puisque crouler n'a pas de participe; du moins, l'Académie ne lui en reconnaît point. Il est vrai que Al. Hugo, qui est aussi de l'Académie, où ses ou-
vrages font autorité en fait de langage comme en tout le reste, a dit, et sans y être forcé par le besoin d'une rime :
L'empire avait de grands piliers ;
Hollande, Luxembourg , Gueldre, Clèves , Juliers — Croules —
{Les Bur graves, act. II, se. i.)
Comme ce Croules entre deux traits d'union fait bien! Il semble que l'on voit les deux pans de mur de l'édifice en ruines : — Croules — Se peut-il que personne n'ait encore remarqué et loué comme il mérite de l'être le parti que M. Hugo a tiré du trait d'union, parti tel qu'il aurait presque le droit de s'ea dire le créateur. C'est lui , en tout cas, qui est venu nous en enseigner le pouvoir, et il y déploie toute la fougue de son imagination. Où l'on mettait autrefois deux points, un point et virgule ou une virgule, il met, lui, un, deux, trois traits d'union, et chaque trait d'union est un trait de génie.
Puisqu'il ne lui a pas été donné de les encadrer si superbement, que M. Ponsard renonce aux solécismes, et surtout qu'il ne les commette plus de gaieté de cœur, comme il semble l'avoir fait dans le second exemple que nous avons cité :
C'est donc fini. Pour croître encore mon supplice,
au lieu de
C'en est fait! Pour accroître encore mon supplice.
Nous y gagnions un solécisme de moins, sinon un bon vers de plus, et il convenait d'autant mieux de supprimer celui-ci que les vers suivants me paraissent véhémentement suspects d'en conteniiun troisième :
Pour qui donc fîtes-vous tant d'armes, reprit-elle? Je sais bien que c'était pour quelque damoiselle ; Mais dites-moi pour qui?
(Act. I, se. 1.)
Si elle n'a rien d'irrégulier, ce dont je doute, celle tournure
manque (lu moins de clané et d'aisance comme toutes celles qui m'ont fait noter ces vers-ci :
Jean Snis Terre, à ce compte , Deviendra Jean Sans Terre et de nom cl de honte.
(Aci. I, se. II.)
C'est menace trop forte Que les rois d'Angleterre aient en France une porte.
(Act. Il, se. II.)
Tu connais les vertus, pour les avoir au cœur. Que verse en un paifs celle source d'honneur ;
C'est le sacré baptême où l'on trempe la lance
(Act. II, se. III.)
Mais, plus, tournée au bien, est grande ta nature , Plus, la lournanl au mal, grande est la forfaiture.
(Act. 111, se. VI.)
Je ne veux pas attendre La honte qui sur moi doit aujourd'hui descendre : Savoir : qu'un moine louche à mon front dégradé... .
(Act. V, se. I.)
Aux vers mal construits joignons, pour être impitoyables jusqu'au bout, tous ceux qui, faute du mot propre, manquent de clarté et d'élégance :
Et nous admirerons ensemble, triomphants, Combien en quelques mois ont arrauii nos enfants ; El comment ils ont pris, aux mêmes intervalles, L'une des yeux plus doux, l'autre des geux plus mâles.
(Act. L se. II.)
On dit fort bien « prendre des lunettes , » mais on ne dit guère « prendre des yeux, » parce que c'est là ce qui en nous change le moins. Je proposerai « prendre des traits. »
Sire, les rois de France ont l'usage tinutain Décompter sur l'cpée et non sur le laliu.
(Aci. 1, se. m.)
Outre que hautain n'est pas le mot propre , avoir l'usage hautain de me parait au moins traînant.
70 AGNÈS Dr. MÉRANIF,
Sais-tu quels résultais Arrêteront la vie au cœur de tes étals?
(Act. I, se. 4.)
Résidiat ne peut avoir droit de cité en poésie, à moins toutefois qu'il ne soit joint ù quelque 'pilhète pittoresque, par une de ces heureuses alliances de mots dont M. Hugo nous offre un si bel exemple dans ces vers :
J'ai besoin, pour un résultat sombre, De quelqu'un qui travaille à mes côiés dans l'ombre.
(Ruy-Blas, act. I, se. 2.)
Vous augmentez l'impôt, vous tiercez les bourgeois.
(Act. II, se. 3.)
Tiercer ne s'entend pUis et n'a jamais eu cours que chez les gens de tinance qui, du reste, en usaient beaucoup.
Sur la rébellion dressant son attentat.
(Act. II, se. 3.)
Un attentat dressé sur une rébellion, une rébellion dressée sur un attentat, l'un n'est pas plus supportable que l'autre.
Oîi l'orgiieilleux monarque, et la femme étrangère, Echangeant des plaisirs la coupe mensongère, Ne se souvenaient pas qu'un plaisir défendu, etc.
(Act. III, se. 1.)
Ecliançjer ne signifie et ne peut signifier que changer un objet contre uu autre : l'auteur ne dit doue pas ce qu'il a voulu dire.
Comme je guiderais chez vous sa bienvenue!
(Act. m, se. 3.)
On fête, on célèbre l'heureuse arrivée, la bienvenue de quelqu'un ; on ne la guide pas. Guider sa bienvenue n'a donc pas de sens.
Et les pleurs que ta main essuie à mon approche Me montrent iiialgr.'; loi lour humide reproche.
(.\cl. III, se. 4.)
Prenons garde au résultai sombre.
ET LES DRAMrs DE M. Hl'GO. 71
Et j'aurai fait beaucoup si j'enseigne à la France, A ne se décider que par sa préférence.
(Aci. III, se. 7.)
Sa préférence, pour qui ou pour quoi ? ce mot n'a de sens qu'autant qu'il se rapporte à quelqu'un ou à ipielque chose.
Qu'à ce moine brouillon et ce peuple mutin De mes chères amours je livre le bulin !
(Act. IV, se. I.)
M. Ponsard, qui s'est, du reste, si scrupuleusement interdit la périphrase, aurait bien dû aussi s'épar£;ner celle-là, qui nest ni galante ni passionnée, et que cependant Philippe-Auiïuste proooDce dans un moment où il veut paraître l'un et l'autre.
Que j'irai, ne vivant que de miséricorde.
(Act. IV, se. 4.)
On peut vivre de la charité publique, de la bienfaisance du prince; mais personne n'a jamais vécu de charité, de bienfaisance, encore moins de miséricorde. La miséricorde est un des attributs de la nature de Dieu, et M. Ponsard prend encore un mot pour l'autre, lorsqu'il fait dire à Ai^nès, suppliant Philippe de pardonner à Ingelberge :
0 Philippe, sois-lui miséricordieux.
(Act. I, se. 4.)
Mais cette faute est des plus légères, parce qu'on désigne souvent en poésie les rois de la terre par des qualifications qui ne conviennent qu'au maître des rois, et vice versa.
Au risque d'être taxé de pédantisme et d'être ennuyeux, si toutefois il me restait à risquer quelque chose à cet égard, j'ai dû me résigner à cette critique de mots pour justifier ce que j'ai dit d'abord de la pureté et de la correction du style d'.4r/n/'s. J'ai donc appelé, j'ai le droit, aujourd'hui surtout, d'appelei' un écrivain correct et ()ur cf lui qui, sur un puëuif de plus de deux ndllc vers d'un style original, n'eu laisse échapper qu'environ soixante ou quatre-vingts dont puissent s'offenser les susceptibilités du goût
72 AGNÈS DE MÉRAME
et de la grammaire, t Depuis Racine, écrivait un jour Voltaire à Hélvélius, personne n'a tait vinpt bons vers de suite. » Et il avait raison, plus raison même qu'il ne le croyait sans doute au fond de l'àine, s'il est vrai qu'il n'y a de bons ou beaux vers que ceux dont les pensées et les expressions naissent toutes le^ unes des autres, et qui, par conséquent, nous eniichissent d'autant d'idées nouvelles qu'ils introduisent dans la langue de tours nouveaux et qui ne périront qu'avec elle. L'auteur de Mahomet et de la Henriade a trop peu de ces vers-là, parce que, faute d'en avoir cherché ou trouvé la matière dans son sujet même, il s'est contenté le plus souvent d'adapter à son usage les formes du style de Racine ; et bien qu'il l'ait l'ait en homme de goût et avec cette vivacité qui éblouit et subjugua ses contemporains, il n'a pu échapper à tout ce que l'emploi de ce procédé entraîne de vulgaire et de superficiel. On ne saurait donc trop féliciter l'auteur d -ifynès de ce qu'au lieu d'y avoir recours, il ait tenté, à ses risques et périls, de faire entendre au théâtre quelques accents non encore entendus, carmina non prius audita, en rajeunissant, en épurant le fond de cette langue que toutes sortes d'excès semblaient avoir épuisée et cori^ompue sans retour. Que d'abord il n'y ail que peu et péniblement réussi, qu'aujourd'hui même, plus d'une réminiscence nous le montre au dépourvu , je ne m'en étonne point : cela est et doit être, mais ne prouve pas qu'il n'ait fait présentement plus qu'il ne lui reste à faire pour devenir le maître d'un style qu'il s'est créé, et dont un habile éclectisme est le principe, comme l'impartialité est celui de ses compositions.
Ce qu'il choisit pour se l'approprier, M. Ponsard le choisit avec discrétion, mais sans pruderie : il prend les mots dont il a besoin partout où il les trouve, fussent-ils de ceux que l'usage a proscrits de la scène, comme trop peu noijles ou surannés; mais il en usesia propos que personne n'est surpris de les voir chez lui où ils sont si naturellement à leur place. C'est de cette sorte qu'il a reconquis sur la langue du moyeu âge et incorporé dans la sienne une foule de ces mois qui ont celte brièveté piquante et ce charme que Fénelon cherchait en vain à définir, et dont, avant
lui, La Bruyère avait regrriié la perK;. Ce dernier même nous a laissé une liste de tous ceux qu'il jugeait le plus dignes de vivre, et parmi lesquels jeu vois trois, fcnl, couiiimier, pileux, que M. Ponsard me parait avoir très habilement restitués dans les passages suivants qui nous rappellent l'amitié du roi pour Guillaume Desbarres, sa gaiantei-ie p;issioniîé<' envers Agnès, et le dévouement de celle-ci aux vrais intérêts du roi :
Ah ! voici déjà notre féal Guillaume La fleur des chevaliers de noire bon royaninc
(Act. 1, se. 3.)
Mais de quoi nie plaindrais-je, alors que le premier Moi-même je subis ce charme couiuniier.
(Act. III, se. 3.)
11 y a, si je ne me trompe, un vers de La Fontaine qui se termine ainsi : c Leurs (jinca coutumières. j
Or, représentez-vous la méchante victoire De tous les envieux qu'indigne voire gloire, Si, par de (iers débuts, vous n'avit;z préluilê Qu'à la piteuse lin d'un roi dépossédé.
(Aci. IV, se. 1.)
Outre l'expression piteuse fin, il faut noter encore celle-ci, méchanle victoire, comme une heureuse traduction en style tragique de ces méchunis succès, que Clitandre jetle si plaisamment au nez deTrisolin dans ces vers que nous savons tous par cœur, et que cependant on aimera encore à retrouver ici :
Vous en voulez beaucoup à celte pauvre cour; Et son malheur e^i grand de voir que, chaque jour, Vous autres beaux-esprits vous déchaîniez contre elle, Que de lous vos chagrins vous lui fassiez querelle, El, sur son méchant goùi lui faisant son procè.s, N'accusiez que lui seul de vos méchants succès.
[Les Femmes savantes, acl. IV, se. 3.)
Il y a donc beaucoup de savoir, de préméflitation, de transformation industrieuse dans l'originalité du style île 3L Ponsard, originalité d'un poêle d'ai.e littérature déjà vieillie, et dont l'art