M. DE COSSÉ
L'emploi du chien du tourne-broche ?
MAROT
Un rendez-vous avec la Vierge au Paradis? etc.
(Act. II, se. ut.) Comme avec irrévérence Parle des dieux ce maraud.
.Mais (jn'il a d'esprit, ol comme à ces plaisanleries de cuistre en belle humeur on reconiiail bien cet aimable génie dont La Fontaine aimait à se dire le disciple, ce vieux poêle toujours charmant, et qui, avec une lingue encore imparfaite, a su renfermer dans un madrigal, dans un quatrain, plus de vraie sensibilité que vous n'en délayez le plus souvent dans les ambitieuses litanies de vos interminables strophes.
KT LES DP.AMRS UK M. HIGO. .")7
lliéàlre, où là, du moins, se donnant pour ce qu'ils sont , ils ont le bon esprit de ne prétendre à rien quand ils ne servent pas à quelque chose ; rappelez-vous, en un mot, tout ce qu'il y a (rorii!;iual et de divers, de naturel et d'éléirance dans les sentiments et le langage des personnages de M. Hugo, et l'éclat, et la variété de ses décorations et de ses costumes , et vous aurez une idée, s'il est possible, des mille pncliantements (pie M. Ponsard nous voudrait laire échanger contre l'ennui et la monotonie des radotages de la vieille Melpomène (1).
Nous aurait-il touielois ramenés jusque-là? S'il n'eût été que l'humble disciple de Corneille, de Racine et de Voltaire, l'eùt-on jugé digne de remarque, digue de prétendre à les continuer avec honneur; car vouloir les faire oiibliei-. nous promettre à priori un poclc qui sera à Shakespeare ce que Napoléon csl à CJiarlemaijne, cela n'est pas d'un esprit sain, et ne peut être attribué à M. Ponsard. Ce qu'il a entrepris et ce que, après Agnès et Lucrèce, il a sans doute commencé de faire, c'est d'appro-
(1) Je renvoie ceiix(|ui voudraieni. s'édifier sur ces beautés de loiif es sortes : à M. Saint-Marc Girardin qni , grand ydmiraleiir, comme on sait, de M. Hugo et de ses drames pariicnlièrenienl , les a comparés , dans son excelienl Cours de litléralure dramaiique, aux chefs-d'œuvre des théâtres classiques et étrangers, pour faire ressortir par la beauté des uns le ridicule naturel des autres; à M. Gustave Planche qui, dans plusieurs des articles dont il a enrichi la Revue des Deux-Mondes, en a très-exactement dressé l'inventaire ; à M. de Salvaiidy qui, sans en traiter ex professa, en a bien fait voir le splendide néant dans ce discours d'une éloquence si sensée et d'un esprit si poliment épigrammarique qu'il a prononcé à l'Académie en y recevant Olympio qui, bien qu'il y succédât au premier Consul, voulut bien lui laisser tous les honneurs de la séance ; à une irès-honne élude sur M. Hugo par M. ïNisard , où 1 on reconnaît l'empreinte do cet esprit si net, si ferme, et qui a eu la gloire de porter à l'ennemi les premiers coups; enfin , à tant de spirituels et judicieux articles de MM. Rolle, Génin, Ohi Nick, Ancelol, Cuvillier-Fleury, Merle , Nettement, Vcuillot, Albert Aubert, Etienne Arago , Théodore Anne , Eugène Faure , Hippolyle Babou, Diicuing, A. de Courson, Du Cellier, etc. Lisez-les. interrogez-les tous, et bien qu'ils n'aient pas tous jugé de même des tragédies de M. Ponsard, ils n'ont qu'une opinion, ils n'en peuvent avoir qu'une sur le drame de M. Hugo, sur ses pompes et sur ses œuvres.
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prier aux changements qu'ont subi nos Institutions et nos mœurs I.i forme d'une tragédie qui, dans sa composition originale et toute française, convenait à merveille a la société pour qui elle était faile, et qui, par là même, doit encore à l)ien des égards convenir à la nôtre. Car, si la première n'est plus, son esprit vit en nous et au milieu de nous; depuis qu'elle n'a cessé d'être, rien ne s'est lait de grand et de durable qu'elle n'en soit le principe ou ne lui ait servi d'exemple. Considérez seulement, sans sortir de la littérature, les meilleurs livres de ce temps-ci, c'est-à-dire, ceux qui renferment le plus d'idées nouvelles ou le moins de mots nouveaux, et vous ne tarderez pas à reconnaître qu'ils ne doivent leur excellence qu'à l'art avec lequel leurs auteurs, poètes, philosophes, historiens, romanciers ou critiques, ont su approprier à leur génie et au génie de notre temps les formes de raisonnement, de composition et de style, des penseurs et des écrivains de nos deux derniers siècles. Grâce au ciel, la race de ces imiiateurs n'est pas encore prête à disparaître ; car tous ceux là en tiennent plus ou moins qui, loin de se renfermer dans le culte de la phrase, dans la ciselure des rimes et des hémistiches, ne cherchent à nous plaire que pour nous instruire et nous rendre meilleurs. Tels sont les plus populaires de nos poètes, tous ceux (le nos philosophes, historiens et critiques qui font autorité, les plus vrais et les plus élégants de nos romanciers et conteurs, qui tous, à un ou deux prés, ont laissé passer M. Hugo et la révolution qu'il menait à sa suite, sans s'en préoccuper que pour y mettre de temps en temps le holà! ou comme d'un spectacle plus ou moins amusant. H est en signe auquel nous pouvons sûrement reconnaître s'ils y ont pris part, c'est à la langue, qui en littérature distingue aussi nettement les écoles que le font en peinture la couleur et le dessin. Or, je ne vois pas, pour citer quelques noms parmi beaucoup d'autres non moins glorieux et (|ue le public nommera en même temps, je ne vois pas, dis-je, que Chateaubriand, Déranger, Lamartine dans les poésies qui ont fait sa gloire. Cousin, Augustin Thierry, Villemain, Georges Sand, Mérimée, parlent en rien la même langue que M. Hugo. Comment cela se pourrait-il puisque mieux j'entends les uns et
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moins j'enlends l'autre, et qu'on m'assure que tout le monde est dans le même cas.
Ecoutez d'ailleurs les débats des joiirnnux de toutes les opinions, les orateurs des deux chambres, où M. lluj^o semble vouloir garder désormais un silence prudent , les comptes rendus et les discours de nos académies, les magislnits et les avocats de nos tribunaux; partout on parle, on n'a jamais cessé de parler, plus ou moins, le vieux lrant;ais d'avant Ilcrnanivi [os liallaïUs. Quelle est donc cette langue nouvelle que répuilient également et la science et la polémique, l'éloquence parlementaire, académique et judiciaire, et dont l'élite des poêles et des romanciers, les pliilosophes, les historiens et les critiques ne tiennent aucun compte.
Au théâtre même, et du tenqis où les sans-cnlotics barbus et chevelus du romantisme y massacraient, nncfxnbus et piignis, quiconque leur paraissait suspect d'entretenir des relations avec Corneille, Racine et autres ci-devant, en ce temps-là, dis-je , le Robespierre du théâtre n'y a pourtant guillotiné personne. Après comme avant son terrible avènement, Casimir Delavigne, Scribe et leurs brillants et spirituels émules y gardèrent leurs places et ne cessèrent point d'y obtenir des succès qui coûtaient moins et rapportaient plus que les siens. Scribe cependant ne s'est jamais refusé une épigramme contre les romantiques , et Delavigne ne leur sacrifia rien d'essentiel dans le fond ni dans la forme de ses élégantes et spirituelles compositions. Mais s'il ne céda point au torrent ou ne s'y laissa aller que d'une janibe, pour ainsi dire, il n'eût osé ni pu le remonter, et revenir, par un glorieux effort, sur les traces des premiers maîtres, non pour les imiter servilement, mais pour apprendre d'eux à faire autrement qu'ils n'ont fait, à donnera notre siècle ce qu'ilsontdonnéauleur. M. Ponsard l'a tenté, et il l'accomplira sans doute, parce qu'a l'étude et à la connaissance des leçons et des traditions du passé il unit la vive intelligence des idées et des besoins du présent. C'est la réunion de ces deux facultés qui crée les esprits vraiment supérieurs, ceux qui agissent sur leur siècle et lui survivent. Qui ne suit que la tradition et ne prend rien ou presque rien hors de ses modèles, ne sera jamais qu'un imitateur plus ou moins agréable, qui, par
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l'art de ses combinaisons, pouria divertir l'esprit de ses contemporains, mais n'aura pas d'empire sur eux, parce qu'on n'en a qu'autant qu'on est capublo de les instruire ; on n'est un écrivain j)uissani qu'en étant d'abord un penseur original. Mais celte puissance, cette originalité elles-mêmes n'élèveront rien de grand et durable, si elles ne s'appuient sur l'étude, sur l'expérience des hommes et des choses du passé. Celui qui ne vit qu'avec son siècle ne le connail pas, car on n'en peut juger que par comparaison, et il s'expose à prendre ses goûts et ses dégoûts du moment pour les besoins de sa situation. Esclave aveugle de ses caprices, il se consumera pour les satisfaire en efforts sans résultat, ou qui ne serviront qu'à faire voir le néant de ce qu'on avait d'abord si follement souhaité. Son empire s'évanouira donc avec l'erreur d'un jour qui l'avait fait naître, et il ne restera de ses œuvres, s'il en survit quelque chose, que la partie même qu'on y aura d'abord le moins remarquée, et où naturellement, sans effort, en oubliant tout esprit de système et d'école, il se sera laissé aller à ces inspirations qui sont belles partout et toujours, parce qu'elles partent d'un sentiment ou d'une idée vrais.
La vériié, et j'ajoute, la noblesse, l'élévation dans les sentimenls et dans les idées, c'est là ce qui surtout distingue la tragédie de M. Ponsard, et ne permet de la comparer qu'à celles des maîtres. Je dis comparer et non égaler. L'auleur d'Aqnès et de Lucrèce n'a point encore la force de conception , la vigueur de style, l'éloquence passionnée de celui qui fit le Cid. 11 lui reste, entre autres choses, à apprendre de l'auteur d'A)idroniaque, à développer, à lier si bien tous les fds de son intrigue qu'ils se rattachent au même nœud et se prêtent au même dénoûment ; c'est où Racine excelle aussi bien que dans l'art du style et la science des caractères ; personne n'a mieux connu . n'a mis plus habilement en œuvre toutes les ressources de l'effet théâtral, mais sans lui sacrifier aucune vérité, aucune vraisemblance, comme l'a fait trop souvent Voltaire, si grand d'ailleurs, et qui, même dans son théâtre, où il n'est d'ordinaire que brillant et séduisant, nous offre des beautés du premier ordre, relevées des attraits d'une versification dont celle de M. Ponsard peut envier quelquefois la pureté et la merveilleuse facilité.
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Qu'il relise donc encore ces irois tragiques , et surtout les (Jeux premiers, mais en len.int compte, comme il l'a fait jusqu'ici, de ce qui s'est accompli depuis qu'ils ne sont plus et de ce qu'exigent les besoins uouveaux d'une situation nouvelle; qu'il consulte, qu'il imite même, dans l'occasion, ces grands maîtres des temps anciens et étrangers qui ont (ait pour leur pays et selon les temps ce que Molièie , Racine, Corneille et Voltaire ont fait pour le nôtre. La préférence qui nous attache aux uns ne nous empêche plus aujourd'hui d'accueillir ni «l'admettre les autres ; mais cette impartialité, le trait le plus marqué de l'esprit de notre âge comme de tous ceux où la critique et l'érudition dominent, ne va pas cependant jusqu'à permettre au poëte, au poëte dramatique surtout, de se faire à son gré Grec, Anglais ou Allemand ; si cosmopolites que l'élude nous rende dans le cabinet, au théâtre nous ne sommes plus que Français ; nous y devenons peuple et nous y apportons nos goûis , nos habitudes, nos préjugés nationaux. La tragédie de Racine et de Voltaire n'a pas vécu et nedevait pas vivre sur les scènes de l'Angleterre et de l'Allemagne; la tragédie de Skakespeare, de Schiller et de Gœlhe, ne se serait pas maintenue chez mous, si l'un avait essayé de l'y introduire. C'est qu'on n'édifie rien de stable au théâtre comme ailleurs qu'en se réglant sur ces instincts de l'esprit national dont le fond reste le même à toutes les époques. Le public français est aujourd'hui, comme il l'était au siècle de Louis XIV et de Louis XV, celui qui donne au poëte le moins de relâche, le plus sévère sur l'observation des bienséances et des vraisemblances , celui qui exige le plus de simplicité et de netteté dans les caractères et dans les expressions, le plus de suite et de sérieux dans la tragédie. Nous n'avons donc pas changé au fond, el nous ne le pourrions, sans renoncer à nous-mêmes, sans y perdre quelque chose de notre personnalité. Ce n'est donc pas , comme on l'a dit, par respect pour Aristote augmenté de Scudéry, de d'Aubignac , ou de Le Batteux que Corneille, Racine et Voltaire ont fait leurs tragédies^ ce qu'elles sont, mais parce qu'il leur fallait plaire à «les goûts qui sont encore à peu près les nôtres. Si le grandiose et le raffiné dans les sentiments et le langage , les thèses d a-:
mour ou de politique de l'hôtel de Rambouillet ou de la Fronde, si réiiquette du palais de Versailles, les tirades et les traits des salons philosophiques, ne nous intéressent plus qu'historiquement, nous n'avons pas cessé, quoiqu'on ait pu faire, de rechercher au théâtre, d'y applaudir tout ce qui est pjrand avec élégance, naturel et poli, simple et allant droit au but, en un mot, tout ce qui uous rappelle le mieux ce que nous sommes le plus.
L'auteur de Lucrèce eût-il été d'abord si favorablement accueilli, si nous n'eussions discerné en lui quelques-unes de ces qualités qui doivent être l'essence de notre poésie, puisqu'elles sont le fond de notre caractère. Or, je le demande, ces qualités n'ont-elles pas grandi dans Agnès en raison même de la diminution des défauts dont sa sœur aînée était presque partout entachée? Qu'on ait droit de dire néanmoins que M. Ponsard n'a pas encore donné à sa tragédie un cadre qui lui soit propre, où il ait réuni la simplicité des moyens à la variété des effeis, en en excluant tout ce qui ne serait que de circonstance ou de convention, qu'ici il n'est pas vrai et que là il n'est pas dramatique, qu'ainsi il y a loin encore de ce qu'il a fait à ce qu'il a entrepris de faire, soit. Mais s'être proposé un but si haut, dut-on n'y jamais atteindre, c'est déjà louable chez un homme de talent, et l'on ne peut trop l'applaudir, s il ne cesse de s'en rapprocher chaque fois qu'il rentre en lice. M. Ponsard s'en est rapproché, et je n'en voudrais d'autre preuve, comme je l'ai déjà dit, que le progrès incontesté du style d'^4</??t's sur celui de Lucrèce. Ce qu'il a gagné sur ce point, M. Ponsard a dû le gagner sur tout le reste, parce que le bon sens nous enseigne qu'on n'exprime mieux que ce qu'on conçoit mieux, comme l'atteste, au surplus, l'histoire de toutes les littératures. Chez ces grands maîtres, dont nous parlions tout à l'heure, pour citer un exemple entre tous les autres, le style nepartage-t-il pas constamment les vicissitudes de la pensée. Ce qu'ils ont conçu de plus beau et de plus vrai n'est-il pas aussi ce qu'ils ont le mieux exprimé. Leur advient-il, au contraire, de penser faux sans écrire en même temps d'une manière boursouflée, grossière ou subtile, selon le vice où ils sont na-
turellement enclins. Buffon nous l'enseigne d'ailienrs : » le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées.» Où il n'y a point de pensées , il n'y a donc point de style , mais un assemlthige de mois qui fatif^ue l'esprit de vaines redites, ou le choquent par d'ambitieux non-sens. Les rhéteurs font des phrases, les vcrsificateuis des vers, ils n'ont pas de style, et si riches qu'ils soient de mots , de sons et d'images , n'évitent point la monotonie qu'entraîne l'absence ou la pénurie des idées. Si donc l'auteur d'-4(/?îès écrit mieux, c'est quil pense davantage ; si les expressions qu'il met dans la bouche de ses personnages sont plus naturelles , c'est que les sentimenis dont il les aniiiie le sont plus aussi ; j'ose le dire, il n'y a |)as un progrès dans son style qui ne nous soit garant d'un progrès de même nature dans sa pensée, pas un défaut de l un qui n'ait pour cause quelque méprise de l'autre.
Dans cette scène du quatrième acte, par exemple, dont j'ai déjà blâmé l'inlenlion et plus d'un détail, lorsqu' Agnès, si digne jusque-là dans son caractère et dans son langage, se roide aux pieds du légat qui n'en peut mais, en lui criant grâce et merci, elle commet, eu même temps, cinq ou six veis si incohérents qu'on la prendrait, si elle continuait sur ce ton, pour une échappée du théâtre de M. Hugo, pour l'une de ces héroïnes qui jugent à propos de nous débiter d'autant plus d'extravagances et de coq à l'âne qu'elles veulent nous attendrir plus profondément , se croyant, les pauvres femmes, au plus haut degré du pathétique "parce qu'elles sont au comble du ridicule. Je ne dis rien de trop et pourrais le prouver surabondamment; car, de même qu'il y a dans chacun des drames de 31. Hugo un ou plusieurs personnages qui brûlent de se venger, il y en a aussi tout autant qui les conjurent de n'en rien faire. Cesserons-nous enfin de ne voir dans l'auteur d'IIernani qu'un de ces génies qu'entraîne incessamment hors des bornes la fougue d'une imagination indomptable. Personne, au contraire, n'est plus maître, n'a été plus aisément le maître de la sienne. Si, à vrai dire, les mots qu'il met dans la bouche de ses personnages se suivent et ne se ressemblent point, tous ses personnages, et c'est là l'essentiel, se suivent et se res-
semblent. Ce qui, ajouté au retour constant des formes harmoniques de celle phrase à deux ou à trois temps, comme l'a spiriluellemenl définie M. Armand Marrasl, compose un tout de la plus divertissante uniformité.
Après cette parenthèse un peu longue, mais que l'intérêt de la justice et de la vérité nous arrache, revenons à Agnès et vengeonsnous, autant que possible, de tous les beaux vers qu'elle nous a contraints de citer, en citant aussi le peu qu'elle sait dire, et qu'elle dit d'une manière souvent commune et basse, pour obtenir du légat qu'il ne prononce point la déposition de Philippe- Auguste :
Un instant ! attendez ! souffrez qu'on délibère ! Je ne me plaindrai plus; restez-la, mon bon père! Ne le déposez pas;