‹ Agnès de Méranie et les drames de M. Hugo étudiés et comparésChapitre 9 sur 17 · MARION DE LORME · texte numérisé non relu

MARION DE LORME

Deux petits monologues de Laffemas (act. III, se. 4 et se. 10). Dans l'un il ouvre une lettre, dans l'autre il trouve une idée, et jure bien qu'il se vengera, s'il le peut, d'un baladin qui lui a ri au nez. Vingt-six vers pour le tout, il n'y a rien à reprendre dans la longueur ; ci 2G

LE ROI s'amuse.

Premier monologue de Triboulet, en deux points (act. II, se. 2) ; après s'être plaint des chagrins et humiliations qu'il essuie dans son métier de fou de roi, il se félicite , en second lieu, de pouvoir s'y venger à la sourdine de qui lui rend la vie dure. C'est au moment de revoir celle qui fait tout son bonheur, c'est devant la maison de sa fille à qui il a eu grand soin de cacher son nom et sa profession, qu'il s'entretient ainsi, en vrai fou, jusqu'à concurrence de soixante-et-douze vers ; ci 72

Cinq vers du ruffien et spadassin Saltabadil, resté seul. Je ne les relève, à vrai dire, que pour avoir lieu de noter cette belle expression qu'il serait fâcheux de laisser perdre : Yaze me quille : je ne les porte donc point en compte ; ci. . . . 00

Second monologue (act. V, se. 1) de Triboiilet prêt à se venger du roi François I" lui-même, qui, non content d'avoir fait quelques sottises à sa fille Blanche, s'en est allé boire et coucher à la malheure chez la digne sœur de Saltabadil dont Triboulet vient d'acheter la bonne lame. 11 en est si joyeux , le pauvre homme! qu'il dit que sa colère va cette nuit de pair avec celle de Dieu, parce qu'il tonne et qu'il pleut à verse. C'est bien peu de trente-quatre vers pour un si judicieux rapprochement; ci 34

Troisième monologue de Triboulet de quatre-vingts vers. Nous sommes à la 3^ scène du Y'^ acte, le monologue , comme Taclion , va crescendo. Celui-ci a également deux parties : (M. Hugo aime les divisions exactes ;) l'une où Triboulet, tout en tâtant et retâtant le cadavre que Saltadadil lui a vendu et livré dans un sac pour celui du roi, exprime la joie et l'orgueil que lui inspire sa noble vengeance; l'autre, au contraire, où il n'a pas assez de malédictions et (le larmes pour se punir d'avoir acheté chat en poche et pris Blanche pour François ; ci 80

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