AGNÈS ET
levis, brusquement baissé, tomber avec fracas, et
quand le bruit des guerriers montant le grand esca-
lier à pas précipités et pesants s’approcha de sa cham-
bre. Elle avait bien poussé les verrous ; mais quelle
faible barrière {! En un clin d'œil la porte fut enfoncée, et une brutale soldatesque envahit son appartement. Elle se réfugia dans une seconde pièce ; mais celle-ci, promptement envahie, n’avait pas d’issue par où pôt s'échapper la malheureuse châtelaine. à
Eu entrant, les soldats effrénés se précipitent sur la tremblante Théolinde, qui tenait son enfant dans ses bras, et jetait des cris déchirants, ‘: Donne, donne les clefs de tes armoires, crièrent ces forcenés; conduis-nous à la cave et au garde-manger. Après la
victoire, il faut faire ripaille ; allons, marche, et dé- |
pêchons-nous.”
Théolinde s’empressa d'aller prendre un trousseau de clefs, qu’elle remit aux soldats : ‘« Tenez, ouvrez tout, el cherchez vous-mêmes ce qui vous convient.” Ges pillards ouvrirent alors tous les meubles, et s'emparèrent de tout ce qu'ils purent y trouver en linge, effets, argent et objets de prix ; d'autres allèrent à la cave et au garde-manger, et montèrent les provisions dans les appartements de Théolinde, pour s’y livrer à la plns dégoûtante orgie. L'un d'eux, à demi ivre, s’avisa de frapper contre les murailles, Pour s'assurer s'il n’y avait point quelque cachette ; tout à coup il remarqua un endroit qui lui parut
sonner creux. Tous alors exigèrent que Théolinde leur ouvrit cette armoire secrète, Elle obéit, le dé- -
séspoir dans l’âme, car elle leur abandonnaïtainsi ses
. derrières ressources. Ils s’emparèrent des bijoux avec
une joie féroce ; puis ils accablèrent des plus terribles
re. : 1 LR #
D on de on em vo. vers at