‹ Agnosticisme: essai sur quelques théories pessimistes de la connaissanceChapitre 15 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

à peine ébauchée qu'on désigne sous les noms divers de psychologie , de droit, d'économie, d'éthique, etc.

Mais, dans les problèmes qu'elles soulèvent, la neutralité de ces sciences en formation, l'immoralité de la morale, par exemple, cela ne se conçoit plus du tout, et cela frise vraiment de trop près le paradoxe illicite, parce qu'illogique. A moins cependant que nos adversaires ne soient à ce point convertis à la doctrine de l'identité des contraires, que la moralité pure leur apparaisse comme l'immoralité transcendante et vice versa !

Qu'on commence donc par défaire la grande œuvre du xvm"" siècle déjà pressentie par le xvi"" et continuée, sinon considérablement avancée par le xix'^ ; qu'on démontre le néant des espoirs fondés sur la spécialisation , par la science , des

recherches psychologiques et sociologiques; qu'on fasse enfin toucher du doigt l'impossibilité, pour ces études, de jamais égaler leurs devancières dans l'ordre hiérarchique du développement des connaissances humaines!

Alors seulement, sans crainte de confondre les sciences qui s'émancipent avec la philosophie caduque qui veut les retenir sous son joug, et sans déroger au respect dû aux lois fondamentales de la logique, nous pourrons discuter sur la légitimité d'une résurrection des anciennes croyances, et aussi sur l'urgence d'une rénovation morale et sociale qu'apporterait au monde le réveil des idées religieuses.

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