S2. — PAR PARTICIPATION DU NERF FACIAL
Le seul muscle de l’appareil de la vision, innervé par le facial, est l’orbiculaire des paupières, muscle antagoniste du releveur dela paupière inférieure des
LÉ AG TA muscles palpébraux lisses et du droit inférieur de l'œil (expansion palpébrale).
Une affection de ce nerf, produisant une parèsie ou bien une paralysie de l’orbiculaire des paupières, donnera lieu aux symptômes suivants : agrandissement de la fente palpébrale par rétraction des paupières et ouvertureconstante de la fente palpébrale (lagophtalmos) pendant'le sommeil, et même, sile trouble paralytique est plus ou moins prononcé, impossibilité dans leffort volontaire de fermer les veux. On constatera de plus de l’épiphora par paralysie du faisceau musculaire de Horner, le décollement du bord libre de la paupière et surtout de l’inférieure, attendu que la pesanteur aide beaucoup à ce décollement. Enfin, la suppression du clignement des yeux.
Il est bien entendu que la conjonctivite, la kératite, etc., que l’on observe après la paralysie de l’orbiculaire, sont des phénomènes secondaires nullement dus à la paralysie.
Tous ces phénomènes ont été produite expérimentalement par Claude Bernard etobservés par plusieurs auteurs, à la suite des paralysies du nerf facial, ainsi qu’à la suite de l’amyotrophie primitive affectant l’orbiculaire.
Dans l’amyotrophie progressive du type Remak et Erb ou Déjérine-Landouzy (22), ceux-ci, dans leur description clinique de cette maladie, s'expriment ainsi: «.. Le front est remarquablement lisse, aucun pli, aucune ride ne vient jamais, que l’enfant pleure ou rie, changer l’état poli des régions frontale et sourcilière. L’œil paraît plus grand ouvert, sans