‹ Agrandissement de la Fente PalpébraleChapitre 17 sur 32 · PRE OR OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

PRE OR OBSERVATION IV

Personnelle, recueillie le 25 mai 1901. Paralysie du moteur oculaire commun et du facial

L. Martin, âgé de 35 ans, entré le 3 mai 1901 à la salle Notre-Dame, n° 9 de l’Hôtel-Dieu de Toulouse, service de M. le Professeur Caubet.

Antécédents héréditaires : Père mort à 65 ans, diabétique. Mère morte à l’âge de 30 ans, de pneumonie.

A ntécédents collatéraux : Un frère et une sœur bien portants.

Antécèdents personnels : Ecoulement de l'oreille droite vers l’âge de 16 ans. Cet écoulement s’est installé sans douleur et a duré longtemps, en diminuant de temps à autre. À l’âge de 20 ans, il contracte des chancres multiplessuivis de suppuration glanglionnaire. En 1894 il se marie, sa femme a eu deux accouchements à terme. Pas de fausses couches. En 1895 il a souffert de mal à la gorge dont il guérit rapidement. En 1896, atteint de paralysie du facial droit précédée de violentes douleurs dans la région du mastoïde, le malade ne pouvait plus fermer l'œil droit ; mais en 1897, au mois d’avril, le malade voit sa paupière supérieure droile s’abaisser sans qu’il puisse l’élever ; en même temps, son œil se tourne en dehors; il a de la diplopie.

Quelques jours plus tard, le bras et la jambe gauche se paralysent. Vers cette époque, survient en plus une paralysie du facial gauche, respectant la branche supérieure. Le malade prononçait très mal les lettres labiales, telles que b, p, et il lui élait impossible de souffler et de siffler (1).

(1) Le malade est entré à plusieurs ‘reprises dans le service de

Examen du malade (25 mai 1901) : paralysie des membres gauches, qui sont contracturés, douloureux, surtout le bras, avec des réflexes tendineux exagérés.

La paralysie faciale gauche est très légère et limitée à la branche inférieure du facial, les traits de la face sont tirés à gauche, la paralysie faciale droite étant complète.

La pointe du nez est déviée à gauche ainsi que la commissure labiale et le menton. Fa joue droite est beaucoup plus pendante que la gauche. Le melade ne peut ni siffler, ni souffler. Le pli palpébral inférieur droit est plus effacé que le gauche. Les paupières droites sont plus écartées que les gauches. Ici, le bord libre de la supérieure couvre un segment assez grand de l'iris, tandis que du côté droit, le bord libre de linférieure atteint le cercle externe de l'iris, et le bord libre de la paupière inférieure descend à 2m plus bas que le dit-cercle, et le bord de la supérieure est au niveau du même cercle. L’angle interne de la fente palpébrale droite est de beaucoup plus ouvert que le gauche; la caroncule droite est ainsi plus visible. Le sourcil droit est abaissé, tombant, immobile.

Le muscle releveur de la paupière droite se contracte très faiblement ; la paupière s’élèie à peine dans l'effort d'ouvrir grandement les yeux, et, dans l’effort de les fermer, cette même paupière ne bouge presque pas; le malade est obligé de lPabaisser avec la main.

Le muscle frontal droit est paralysé ; aussi les rides frontales sont-elles moins apparentes et paraissent abaissées à droite, tandis qu’à gauche elles sont bien nettes, bien mobiles et plus élevées, parce que le muscle frontal gauche est intact. Epi-

M. le Professeur Caubet, a été longuement suivi par M. le docteur Sorel, alors chef de clinique, et présenté par lui à la Société de Médecine de Toulouse en 1898. L'observation que nous avons utilisée, à laquelle nous renvoyons le lecteur, a été publiée dans Les Archives Médicales de Toulouse, le 15 novembre 1898.

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