PAUSE
Mais il n’en est pas de même pour le bord libre despaupières supérieures. Ici, le bord du côté droit recouvre une petite portion de la cornée, tandis que le bord gauche s'élève plus haut que le cercle de la cornée et laisse voir un liseré blanc de deux millimètres de large. Le pli palpébral gauche est de beaucoup plus profond, plus prononcé que le correspondant droit. L’angle interne gauche de la fente palpébrale est également plus . grand que le même du côté opposé et la caroncule lacrymale gauche est moins saillante que la droite. Les paupières de l’œ1l droit ne sont pas plus rouges que celles du gauche. La conjonctive est également rouge et de la mème sensibilité des deux côtés. L’œil n’est ni en exophtalmie, ni en énophtalmie, ni en strabisme. La tention intra-oculaire est égale et normale des deux côtés. Les deux yeux sont de dimensions égales. Pas de buphtalmie, pas de staphylome.
Les pupilles ne sont pas en myosis ni en mydriase, sont égales et réagissent à la lumière, à l’accommodation, à la douleur ainsi qu’à l’atropine et à l'ésérine.
Le contenu de l’œil est d’une transparence normale; le fond de l’œil gauche est le même au point de vue de la vascularisation que celui du droit. Tous les deux ne présentent aucune lésion apparente. Pas de modifications remarquables dans le champ visuel. La perception des couleurs est bonne.
L’ocelusion volontaire des paupières ou pendant le sommeil est possible et normale ainsi que le clignement. Le mouvement conjugué de haut en bas des yeux et des paupières (surtout la supérieure), est bon des deux côtés : la paupière supérieure gauche ne retarde pas. Pas de paralysie ni de parésie faciale ; la joue n’est pas pendante, la commisures Jabiale, la pointe du nez, les traits du visage, en un mot, ne sont pas déviés. L’orbiculaire des paupières, des lèvres, les muscles de la joue, les sourcils, les frontaux se contractent normalement et parfaitement, Pas de troubles oculaires, pas de troubles sa-
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hvaires, gustatifs ni auditifs. La vascularisation et la sensibilité des deux moitiés du corps et de la face sont égales et normales,
Le corps thyroïde n’est pas hypertrophié ; pas d’atonie musculaire ; pas de tremblement des extrémités. Le pouls est un peu rapide (96 pulsations à la minute); la température est 3802 en moyenne le soir. Les deux bosses frontales sont également saillantes, ainsi que les deux malaires. Le rebord sourcilier n’est pas plus saillant d’un côté que de l’autre. En un mot, la cavité orbitaire gauche ne paraît pas plus enfoncée et plus petite que la droite. Pas d’asymétrie des deux moitiés de la face,
Sur le membre supérieur droit, éléphantiasis depuis 30 ans, comprenant toute la main et tout l’avant-bras.
Tuberculose pulmonaire avancée avec des hémoptysies abondantes.
Le malade succombe aux premiers jours du mois d’avril.
Nous croyons que, dans ce cas, l’agrandissement de la fente palpébrale ne peut pas dépendre d’une excitation dans le domaine du nerf oculo-moteur commun, parce que la pupille gauche n’est par en myosis et n’est point plus petite que la pupille droite, parce que le globe oculaire n’est pas dévié dans aucun sens, et que le mouvement associé des paupières et des yeux n’est pas corrompu. Encore moins dépend-t-il de l’affection du moteur oculaire externe ou du pathétique.
Le manque complet de signes de paralysie oude parésie faciale dissipe le soupçon d’un agrandissement par paralysie de l’orbiculaire des paupières.
Il reste l’agrandissement dépendant du sympathique oculaire et, précisément, par l’excitation des filets
qui innervent seulement les fibres lisses des paupières
et celles de la caroncule. Cela ressort notamment de ce qu’il n’y à pas des phénomènes vasculaires ni secrétoires, de ce que les deux pupilles sont égales et ne sont pas en mydriase, de ce que l’œil n’est pas en exophtalmie, parce que, dans le cas contraire, cette exophtalmie pourrait être causée par la contraction des muscles lisses de l’orbite (muscles orbitaires de Müller et de Sappey). Toutefois, l'excitation des filets sympathiques dés muscles palpébraux lisses, ne serait pas due à une altération de ces filets comme, par exemple, dans le cas de tabes, mais serait simplement physiologique, involontaire, parce que les caractères de l’agrandissement de la fente de ce malade (de degré modéré, instable, intermittent) sont bien ceux d’un agrandissement physiologique.