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Cendres rouges ou pj-riteuses

Ces cendres se rencontrent dans l'arrondissement d'Âvesnes. Extraites du sol et mises en tas à la surface , elles s'échauffent ^ puis s'enflamment/ au contact de l'air ^ et^ de noires qu'elles étaient , deviennent rougeâtres.

Leur emploi a lieu principalement sur les plantes de la famille des légumineuses ^ comme le trèfle , la luzerne et sur quelques crucifères, telles que le colza, la navette. Leur effet est très-sensible sur les prairies. Celles qui sont mouilleuses voient bientôt disparaître, au moyen de cet engrais , les joncs , les laîches et les renoncules , qui font place alors aux meilleures graminées , ainsi qu'à plusieurs espèces de ti^èfle fort estimées , notamment au -trèfle blanc (irifolium repens). Les prairies sèches, fumées avec des cendres pyriteuses , souffrent moins des haies et de la chaleur, probablement parce que le développement rapide que prend l'herbe et sa végétation serrée

y conservent une humidité toujouH prompte à s'évaporer. Sur les sols argileux tenaces les cendres pyriteuses agissent mécaniquement en les ameublissant et en les disposant à recevoir toute espèce de céréales. On les répand dans la proportion de 6 à 8 hectolitres par hectare ; sur les prairies on ne met que moitié de cette quantité. L'action des cendres pyriteuses ne se continue pas au delà d'une année ; on a reconnu qu'il y avait plus d'avantagea à les alterner tous les ans sur la luzerne et les pà^ tures avec des fumiers pailleux ou des com<^ posts.

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