IV. Écobuage
L'écobuage, rarement usité dans le département du Nord , excepté dans quelques marais lourbeux et sur des coteaux de landes, n'est pratiqué que comme un moyen passager d'amender le sol tout en le fertilisant et non point comme la conséquence d'un système régulier. Le procédé d'écobuage que Ton y suit ne diffère pas de la méthode ordinaire. Au commencement de l'été, des ouvriers enlèvent avec le louchet une croûte de gazon de 162 mill. de largeur sur 80 à 110 mill.
d'épaisseur ; ils la divisent en tranches de 487 à 650 mill. de longueur, et, après l'avoir di^ssé symétriquement sur le sol par cubes plus ou moins allongés , ils attendent que l'air et le soleil aient absorbé toute son humidité. Lorsque le gazon et les racines sont bien desséchés, on en forme de petits tas placés à égales distances sur le sol et l'on y met le feu , dans le courant de septembre , de la même manière que les charbonniers préparent leur charbon.
Le point essentiel est d'empêcher que la combustion ne marche trop vite ; pour cela on ferme avec soin toute entrée à l'air lorsque le
feu est en pleine activité , et Ion visite de temps eu temps les tas jusqu'à ce que rincinération soit complète. Plus les tas de gaiou bi'ûleut lentement I pinson obtient de cendres; oelleiHci sont d'autant meilleures qu'elles sont plus sèches. Aussitôt donc que le feu a tout consumé y on répand les résidus à la pelles en ne laissant aucune cendre à l'endroit où le brûlis s'est effectué ; on donne ensuite un fort Jiersage au s(^ pour enfouir l'engrais , ou bien on procède do suite aux semailleè eton:^nterre le tout par un labour superficiel. ^
Les terrains tourbeux récemlrnent népobuës donnent les plus belles récoltes de^Huy de colza et d'oeillette ; les bons cultivateurs , après cette première récolte , placent une récolte sarclée et fumée qui précède immédiat xAeat la eéréale dans laquelle on sème le trèflej les autres abusent souvent de l'écobuage poiar prêodjre plusieurs récoltes successives de grains.
ASSOLBMBNTS.
Il est bien diffk^Ie> pôuf fié pàH dire impos* sible^ de déterminer d'une manière générale quels assolements sont suivis dans le département du Nord. Si l'on songe qpe Tadop-
tion d'un système de culture dépend nonseulement de la connaissance parfaite du climat, ^e la nature du sol, des ressources que présente l'exploitation, mais encore des conditions particulières des baux et des circonstances locales qui entourent chaque cultivateur, on concevra sans peine que, dans un département où les engrais sont abondants, la main-d'œuvre généralement peu élevée, les voies de communication nombreuses et Fart de cultiver porté à un haut degré de perfection, personne ne s'assujettit à un assolement uniforme, et qu'on cherche, au contraire, à tirer le plus grand parti du sol en variant les dîflFërentes récoltes. Nous nous bornerons donc à l'apporter ici les assolements les plus répandus dans le nord, en ayant soin de n'émettre que rarement nos propres observations sur quelques-uns de ces systèmes dont la critique ou l'éloge exigerait des études plus approfondies que celles auxquelles nous avons pu nous livrer dans un voyage bien rapide.
jirrondissement de Dunkerque.
Terres clitreuses :
1° Jachère fumée ;
2*» B)é ouoi^e; ' ;.
3«i Trèfle, fèves ou pois ; 4» Blé, 2/3, lin 1/3 ; 5® Avoine.
On a une sole de sainfoin en dehors de Tassolement sur les terres légères.
Dans une terre argilo-sablonneuse située près de la mer, on trouve :
!• Fèves fumées ;
7^ Orge ;
3» Trèfle ;
4» Blé;
5** Avoine, orge ou pois ;
Ô** Lin fumé avec tourteaux.
Il existe une sole de sainfoin et des pâtures en dehors de râssolement.
Dans les terrés légères on a :
1« Blé fumé;
2° Sucrion;
3* Trèfle avec demi-fumure;
4« Avoine ou pois ;
5° Sainfoin;
'8* Lin.
A la neuvième année, on recommence le cours en mettant d'abord des fèves, puis blé, trèfle, sucrion, pommes de terre et fèves fumées, blé et avoine. ,
Dans un sable presque pur, près de Loon, on trouve :
lit
1<> Sucrion fumi ;
2° Pommes de terre ou pois ;
3^ Seigle fumé;
5° Avoine;
6^ Lin fumé avec tourteaux.
Pâture et sainfoin en dehors de Tassoleuient.
On y rencontre encore :
!• Fèves ou pois ;
2® Sucrion fumé ;
3* Avoine ;
4° Trèfle;
5° Lin fumé avec tourteaux.
Ce cours ne fournit que peu 4e paille^ mais les fermiers en achètent aux cultivateurs du canton de Bourbourg.
Au fort Philippe, canton de Gravelines, chez MM. Ânquië père et fils, existe Tassolement suivant :
1° Jachère fumée ou fèves ;
2* Sucrion ;
3^ Pois ou hivernage ;
4» Blé ;
5" Trèfle cendré ou chaulé ;
6^ Avoine ou quelquefois aussi blé.
Dans ce cas, on applique une demi-fumure au trèfle et l'on prend encore une avoine (jtprés le blé. La jachère ne revient pas forcément à la fin du cours; on ne l'emploie que
lori^que le sol a besoim d*être ameubli et 3urtout nettoyé de mauvaises herbes*
La pratique de ces excellents cultivateurs mérite d'être détaillée; leur soleal, une bonne terre d'alluvioi^ couverte autrefois par les eaux de la mer.
La jachère reçoit cinq ou six façons et une fumure consistant en douze voitures pesant chacune 250 kilog. par hectare. Le sucrion est semé en novembre sur vieux labour^ enterré à la herse^ puis rondelé (roulé) quand il fait sec. Au printemps^ on le roule à deux reprises différentes, et, entre les deux opérations, on p^outre ou Ton herse si la terre n'est pas trop légère ; le sucrion est biné une fois et sarclé Qasuite à la main. Les fèves reçoivent trois bibours : le prefliier en août, de 81 à 1 08 mill. pour retourner Féteule ; le deuxième en décepibre et le troisième en mars; elles sont plantées 6n lignes esipacéçs de 333 mill. et placées à 54 ou 81 mill • les unes des autres dans les lignes. On sème sur labour frais et l'on recouvre le grain par un coup de charrue que Ton fait suivre d'un trait de herse et d'un tour de rouleau; on bine deux fois les fèves, et même on les sarcle encore à la main vers le 1 5 juin si elles ne sont pas très-propres. Les pois ont
trois labours, en y comprenant celui de semaille, ou bien on ne donne que deux labours et Ton enterre la graine à la houe ; dans tous les cas, oh herse et l'on rondèle aussitôt après la plantation. Les raies sont à 325 mill. les unes des autres; on bine entre les lignes quand les pois ont atteint 108 mill., et Ton sarcle une fois les plantes. Le blé , après fèves ou pois, reçoit deux labours ; quelquefois on ne donne qu'un labour profond et l'on herse avant de semer, mais la première méthode est préférée. On sème sur vieux labour jusqu'à Noël ; le blé est enfoui par un hersage, et aussitôt après, on ouvre des rigoles au moyen du louchet et de la pelle. Au mois de mars, si le temps le permet, on rondèle (roule), on herse avec la petite herse et l'on roule de nouveau; on braque ensuite le blé, c'est-à-^dire on le bine vers le 15 avril et on le sarcle ensuite à la main dans les premiers jours de juin; on sème 5 kil. environ de trèfle (par mesure de 44 ares 4> centiares) et on le fume avec des engrais liquides dès que la première coupe est enlevée. Le blé après trèfle ne reçoit qu'un seul labour.
Dans les bonnes terres argilo-marneuses du bord de la mer on suit la rotation :
lâi
. l* .Fèves ou pois 2» Blé fumé ; 3** Avoine; 4» Trèfle fumé ; 5» Blé ; & Sainfoin; 7* »> 8o »
10» Blet 11» Lin,
Les fabricants de sucre de betterave, près de Dunkerque^ ont le cours suivant :
1** Betteraves fumées ;
3» Trèfle;
4« Blé ou avoine.
Pâture en dehors de l'assolement.
Quelquefois on met^ deux années de suite^ des betteraves qui , dans ce cas^ sont fumëes chaque année, l'assolement est alors de cinq ans; le trèfle revient sans difficulté après cet intervalle de temps.
Près d'Hondschoote, on a ;
V Pommes de terre, fèves ou pois ;
2° Sucrionfumé;
3*» Trèfle;
4® Blé avec demi-fumure ;
5* Avoine.
A Warhem, pays renommé pour la culture
des haricots^ on rencontre les deux assolements qui suivent :
l» Fèves; 2« Blé fumé ; 3<* Avoine;
4^* Haricots et pois, les premiers fumés avec tourteaux ; 6» Trèfle; 6** Blé avec demi-fumure.
Dans un sol plus léger, on a :
V Blé fume 5
2<* Haricots , lin , cameline y fumés avec courte graisse ou tourteaux; 3° Trèfle;
4** Blé avec demi-fumure ; 5» Avoine.
La jachère est inconnue dans le pays au bois.
Prés de Steene, le cour» suivant o^^iatQ chez plusieurs cultivateurs c
10 Bléfmw;
?o Fèves ;
3* Avoine;
4° Trèfle avec demi-fumure ;
5» Blé;
6° Fèves fumées ;
70 Blé; 8* Avoine; 90 Lin.
Il est à remarquer que, dans cet assolement, les cultures d'hiver ne reviennent qviç trois fois
lis
eu neuf ans, tandis que les récoltes de prin^ temps sont plus fréquentes^ mais U ne faut pas oublier que les terres de ce pays sont très^ fortes; les labours d'hiver sont ici très-profitables et l'ameublissement qu'ils procurent au sol permet d'ensemencer de bonne heure au printemps. Les fèves de la sixième année remplacent la jachère; une partie de la sole de la deuxième année est oocupée par des pommes da terre lorsque le terrain est suffisamment meuble.
A Bambecque, localité renommée pour la production de l'avoine , quelques-uns ont adopté l'assolement suivant :
V Blé ou sucrion fumés ; 2° Avoine;
3» Trèfle ;
4^ Avoine ou blé ;
6® Fèves fumées ;
6° Blé ;
7* Avoine.
(L'avoine ici est plus lourde que dans les autres localités du département.)
A Petkam, on trouve :
V Blé fumé; 2° Trèfle;
3« Blé 2/3, avoine 1/3.
4^ Pommes de terre et fèves avec demi*fumure;
5® Avoioe ;
^ Lin avec tourteaux.
Dans les grandes Moeres, sur les terres fortes, on a :
10 Blé fumé;
2* Trèfle;
3» Lin 1/3, blé 2/3 fumé ;
4o Orge d'hiver , avoine.
5^ Pois.
Dans les terres légères, excellentes pour les mars, à cause de leur fraîcheur, on suit généralement Fassolement :
1° Fèves ou pois ;
2® Sucrîon fumé;
3« Trèfle;
40 Lin ;
5* Blé fumé ;
60 Avoine.
On trouve encore dans ces dernières :
1° Blé ou sucrion fumé ;
2» Trèfle;
3® Avoine ;
4® Lin fumé avec touiteaux ;
5® Pois.
Les fermes ont ordinairement 50 à 60 mesures (44 ares 4 centiares); le cinquième est en pâtures, mais on n'a ni luzerne ni sainfoin parce que ces plantes sont étouffées par l'herbe dès la seconde année.
Aux petites Moëres, j'ai rencontré l'assolement suivant :
1° Blé ou sucrion fume ;
2° TrèHe;
3* Avoine; '
4' Lin.
Pâture en dehors de l'assolement.
Arrondissement (VHazebrouck.
Dans les terres argileuses^ prés Noordpeen, on a :
1<> Jachère fumée ; 2° Colza; 3° Blé ;
4« Fèves fumée» ; 50 Blé ;
6" Trèfle chaulé ; 7** Avoine ;
8<> Pois, œillette, cameline ; ces deux dernières fumées avec tourteaux.
Dans les sables rouges, près Cassel, on trouve l'assolement suivant :
1® Pommes de terre, haricots, belteraves ;
2** Seigle fumé ;
3» Trèfle;
4** Avoine;
5* Colza fumé avec tourteaux ;
e*» Blé.
Dans les sables tout à fait mauvais, on sème du sainfoin dans la sole d'avoine, mais il y a
un léger changement dans le cours. Ainsi, après le trèfle, on a 4** avoine, 5** seigle avec demi- fumure, 6° sainfoin, 7"* id., 8"* id., 9Md., lO'^blé.
Dans les sables du Mont-des-dats, on a :
1*» Pommes de terre ou fèves ; 2^ Seigle; 3° Avoine.
A Vieux-Berquin, l'assolement est biennal, le blé d'hiver alterne tous les ans avec les cultures sarclées ; ainsi on a :
1^ Fèves ;
2° Blé fumé ;
3" Trèfle;
4» Blé;
6° Tabac fumé ou cdlza ;
6« Blé ;
1^ Pommes de terre, fèVéô fumées, haricots ;
8o Avoine.
A Merviile, dans les bonnes teiTes, on suit
ce cours :
1° Tabac fumé ;
3** Trèfle cendré ;
4o Blé ;
5** Avoine;
6° Lin avec tourteaux.
Pâture en dehors de l'assolement.
Dans les environs de BaiUeul^ on trouve :
!• Colza fumé;
20 Blé; 3» Trèfle; 4° Blë;
ô<* Pommes de terre, choux, fumés ainsi que betteraves ;
6° Blé ou avoine ; 7"" Haricots et lin.
On retrouve encore dans cet arrondissement l'assolement quadriennal :
1® Fèves fumées ;
2« Blé ;
3* Trèfle et hivernage à la 7* année ;
4** Blé et avoine.
On ne cultive pour ainsi dire pas de lu« zerne dans cet arrondissement, mais chaque ferme a des pâtures encloses ; le sainfoin ne s'étend guère au delà de Gassel. Les houblonnières sont toutes en dehors de l'assolement
arrondissement de LiUe* Terres fortes :
1^ Colza fumé avec courte graisse ;
2» Blé i
30 Ti^fle cendré;
4^ Blé ou avoine ;
ôo OËillette fumée;
G"" Blé suivi de navets;
7" Hivernage ou avoine.
Dans les terres argilo-sablonneuses, on suit cet assolemœt :
V Pommes de terre, choux , betteraycs fumées;
2" Blé;
3® Avoine;
4** Trèfle cendré;
Ô° Colza avec demi-fumure ;
6" Blé suivi de navets ;
7^ Camomille ou navette d'été avec tourteaux.
Dans les terres plus légères que fortes, on a :
1** Pommes de terre famées;
2° Orge;
3" Pois ou hivernage fumés ;
4^* Colza fumé avec tourteaux ;
6" Blé ;
6^ Trèfle avec demi-fumure ;
r Blé;
8^ Avoine;
9* Lin avec tourteaux.
M. Weymel, à la Chapelleries- A imentiéres^ suit Tassolemenl :
1** Colza fumé;
r Blé ;
3** Fèves fumées ;
4^ Blé;
5® Avoine;
6o Trèfle : on fume $ur la 2* coupe ;
7^ Lin;
8* Blé fumé suivi de navets ;
9° Hivernage*
Le détail de cet assolement n'est pas sans intérêt* Le colza reçoit trois labours ; te terrain est disposé en planches de 3ni/1248miiL de; lai*-
geur. On repique le plant au raois d'octobre, à la distance de 1 35 mill. dans les lignes : cellesci sont espacées 325 mill. Dés quMIs sont bien repris, on ruote , c'est-à-dire on enlève avec le louchet la terre des rigoles pour la poser non brisée dans les raies. Au printemps, on fume avec des tourteaux, et l'on écrase ensuite les mottes de terre qui se trouvent près des colzas, en même temps qu'on bine les plantes. Le blé, après colza , reçoit trois labours; après des fèves, deux seulement. On sème, autant que possible, sur vieux labour; on enterre le blé par deux traits de herse; au printemps, on herse de nouveau, on sarcle à la main, et, si la terre est encore motteuse à cette époque , on fait passer une herse renversée sur la pièce, et l'on roule deux ou trois jours après. Les fèves reçoivent quatre labours; on charrie le fumier en décembre, dans la proportion de soixante-quatre voitures, pesant 2,500 kilog. au bonnier. Dès jque les fèVes sont levées, on les braque (bine) entre les lignes ; elles reçoivent deux sarclages. L'avoine est semée sur le troisième labour, qui est donné avant l'hiver ; seulement on herse en long et en large avant de répandre le grain et on enfouit l'avoine par un labour dé 54 milK, suivi d'un
hersage croisé ; quelques jours après , on fait passer le rouleau : quand on sème du trèfle dans l'avoine^ on répand la semence immédiatement avant de rouler^ on passe ensuite légèrement la herse, et Ton termine l'opération par un tour de rouleau. Le lin après trèfle n'exige qu'un seul labour, ou deux si la pièce de trèfle était infestée de mauvaises herbes. Au printemps on attend, pour donner le hersage, que la terre soit bien ressuyée; aussitôt qu'elle est en bon état, on herse en long et ei| large avec une herse à dents très -écartées j on se sert ensuite d'une petite herse très-légère, puis on rondèle le terrain (on le roule), on le herse de nouveau et on le roule encore jusqu'à ce que la superficie soit réduite en poussière, mais on a bien soin de tenir le fond ferme. On fume avec des tourteaux ou de la courte-graisse. La semence est enterrée par un hersage très-léger et croisé; au bout de deux ou trois jours, ai le temps le permet, on roule. L'hivernage reçoit deux labours; on enterre la semence par un hersage croisé ou bien par un coup de charrue. ' ^
Indépendamment de ces récoltes, M. Weymel fait encore quelques soles de choux , de pommes de terre et de betteraves pour ses
tCQupeaux de vaches et de moutons ; il sème aussi du sucriou, mais uniqiuemeut comme fumure verte,
A Werwick, on trouve rassolemen4> suivant :
l»- Tabac fumé ;
2« Blé ;
3^ Trèfle cendté ;
4^ Blé suivi d^ im^is.
Près^-de Roubaix , on a :
l"" Cobarfiimé; 2o Blé;.
3® Avoine; 4* Trèfle ;
eP OBUfltte famée; 7» Blé.
On &ima ovdinair^ement pour le.' ixéfle,. mais^
moins, fortement que pour les autres» récoltes.
Qan^ Ifi canton de L^annoy ,« ^assûleDient^
deyJ^QJt.quincpiennftl :
le Fèves fumées ou pommes de terre ; 2* Blé; 3» Trèfle; ¥" Gbka^ 59 Blé.
Oaii»soin<d& rompredahônneheure leohauma
di^ trèfle,, et I-oa fume le colza < au- printemps*
avec des tourteaux.
Â.Iiem-4éft<FLannoy^^.]Mii. JuUea^-Lefehvi» ,
propriétaire-cultivateur, avait adopté sur ses terres Tassolement de trois ans :
1° Pommes de terre ; 2" Blé; 3^ Trèfle.
Tous les six ans , il changeait sa sole de trèfle en fèves ou en hivernage. Cet assolement s'alliait parfaitement avec une distillerie de pommes de terre que M. Julien-Lefebvre avait établie dans son exploitation; mais les droits excessifs du fisc, qui prétend assimiler le rendement des pommes de terre converties en esprit à celui des grains distillés , l'ont obligé d'abandonner ce genre d'industrie si profitable pour notre agriculture ; il lui aurait volontiers substitué une fabrique de sucre de betterave, mais la mesure récente prise par le gouvernement le condamne à se renfermer dans la culture ordinaire. Dans cet assolement de trois ans, il y avait disette de paille, mais M. Julien-Lefebvre achetait la provision qui lui était nécessaire. Quand le trèfle venait à manquer là où le blé avait versé, on semait, au printemps, du ray-grass dans ces places :
cette graminée donnait alors deux coupes excellentes.
Près de Lille, quelques fabricants de sucre,
cultivateurs, ont adopte Tassolement qui suit ;
1° JJetteraves fumées ;
2o Blé;
3« Trèfle ;
4® Betteraves qui reçoivent 1/2 fumure de tourteaux ou de compost ; 5® Blé ou avoine.
Mais l'assolement le plus usité parmi les fabricants est celui déjà cité dans l'arrondissement de Dunkerque :
1° Betteraves fumées; 2° Blé ; 3« Trèfle; ^ 4" Blé ou avoine.
A Herlies, on trouve :
1® Colza fumé ;
3° Œillette avec tourteaux ;
4° Trèfle cendré ;
5® Blé suivi de navets ;
6^ Lin fumé avec tourteaux.
Les petits cultivateurs ont souvent :
1° Pommes de terre, choux, fèves fumés ;
2« Orge, blé ;
3^ Avoine;
4® Trèfle fumé avec courte-graisse ;
5« Blé;
6" Avoine ou fèves non fumées ;
1^ Colza ou œillette fumée ;
8" Blé;
9° Lin.
Les asaokments basés sur la cultnre des plantes oléagineuses wmi distribués de la manière suivante :
1** P^ivots fumés;
y Blé;
3® Fèves famées ;
4o Blé;
S* Orge;
7^ Blé avec tourteaax ; 8® Colza fumé ; 9* Blé suivi de navets ; lOo Avoine.
Un des plus suivis^ au ma de l'iMrrondisse* ment de Lille, est celui-ci :
1** Féveroles fumées ; 2« Blé; 3' Orge; 4« Trèfle;
6** Lin avec tourteaux ; 6^ Colza fumé ;
7^ Blé et ensuite navets arrosés de courtegraisK; S"* Avenue,
On a encore, mais plus rarement :
1° Blé fumé ;
2° Trèfle;
3« Blé ;
4® Pommes de terre et sucrion fumés ;
5® Colza ou lin avec tourteaux ;
Gp Blé avec demi-fumure de courte-^graisie ;
7° Féveroles ou hivernage*
Arrondissement de Douay.
Prés de Marchiennes^ dans un sol tourbeux soumis à Técobuage, on trouve :
V" Lin, colza, œillette ;
2** Pommes de terre fumées ;
3** Avoine;
4° Trèfle cendré ;
ô^ Blé suivi de navets.
On évite avec soin les cultures d*hiver , comme étant sujettes à être déchaussées.
Aux portes de Douay, dans une terre légère, on suit l'assolement de six ans :
1^ Pavots fomés;
20 Blé;
3° Orge;
4^* Trèfle avec cendres ;
6» Avoine ;
6" Lin fumé avec toui'teaux.
A Arleux, M. Déglé, maire, a adopté la
rotation suivante :
1" Blé fumé ;
2*" Colza ou œillette ;
3** Blé fumé ;
4*» Trèfle ;
5* Blé fumé légèrement ;
6* Avoine ;
T Lin avec tourteaux ou colombilie.
11 varie quelquefois, ainsi qu'il tsuit :
l*" Sttcrion fomë )
r Colza;
3" Bléfunië;
4** Fèves ou hivernage ;
5o Blé;
6' Trèfle cendré ;
7» Avoine et lin.
M. Broy, auCuincy, suit Tassolement :
1» Blé fumé ; 2** Colza ; 3" Blé fumé ; • A^ Trèfle cendré ; 5" Lin ; 6* Blé fumé ; 7** Avoine; 8° Warats.
Il y a une luzerne en dehors de Tassole-
ment.
A Esquerchin , sur les terres crayeuses ,
on a :
lo Féveroles fumées ;
3^ Trèfle parqué ;
4'» Lin;
5" Colza fumé ;
6' Orge;
7° Sainfoin;
8° Id, ;