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L'iiaagediipllitreiest inconnu dans le Noid', par suite de sa riareté et de ia dépense extrême que cet amendement oceastonuerait ai an le faisait venir même des carrières les plus rapproehées du départeme^oit , c'est^oà-noLire de Paris : quelques propriétaires , cependant^ en envient parSois de petites quantités sur kurs
trèfles } mais ces exemples ne doivenl être considérés que comme des essais d'amateurs éclairés et tout à fait sans utilité pour les cultivateurs qui ne peuvent faire de semblables sacrifices.
Le plâtre s'emploie généralement en poudre, soit qu'il ait été cuit ou qu'on s'en serve à l'état naturel ; on préfère cependant celui qui a subi l'action dii feu y probablement parce qu'il est alors plus facile à pulvériser, condition essentielle pour sa réussite sur les plantes : on le répand dans la proportion de 2 à 3 hectolitres par hectare ; on choisit un temps calme pour lé semer, et l'on préfère le moment où les plantes , en végétation , sont chargées de rosée.
On trouve que le blé qui succède à un trèfle plâtré est toujours plus beau que celui qui vient après un trèfle non plâtré. Sans nier d'une manière absolue l'action du plâtre sur lés céréales, je serais tenté de croire qu'ici le blé confirme ce principe, d'accord avec les faitsi., qu'une récolte bien réussie est la meilleure préparation pour la récolte suivante :
l'opinion de M. Gappon , propriétaire à Ilazebrouck , donne un grand poids à mon assertion. Cet habile cultivateur a remaixjué que le
plaire ne produisait aucun effet sur le blé; en revanche , du trèfle plâtré a donné une première coupe fort abondante et une seconde bien supérieure à celle produite par un trèfle non plâtré. Suivant lui , le plâtre agit d'une manière notable sur le tabac , les choux ^ le colza et, en général, sur Ions les végétaux pourvus d'une riche foliation.
La plupart des cultivateurs qui font usage du plâtre n'en ont obtenu aucun résultat sur des bas-fonds et des terrains froids ; son application , au contraire , a été fort avantageuse aux terres élevées et chaudes , mais qui ne contenaient qu'une faible proportion de calcaire. Également ils ont remarqué que l'action du plâtre était fortement influencée par l'état de l'atmosphère au moment où Ton applique Tamendement. Si le printemps est froid , le plâtre agit d'une manière insensible ; la chaleur et l'humidité réunies développent tous ses effets. Ils ont encore reconnu que la gelée, même la plus légère , arrête subitement l'action du plâtre, et l'empêché de se reproduire^ même lorsque la température redevient favorable. Cette observation avait été déjà signalée par rillustre Thaër.