POUR SERVIR A UNE DESCRIPTION
DE L'AGRiCULTlIRE M mWL
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ture de certaines plantes y notamment pour le siicrion et les pois réputés les meilleurs de tout le département.^ ^
Le terroir , désigné sous le nom de moëresj jouit de la plus haute fertilité^ grâce aux détritus qui s'y sont accumulés depuis des siècles; le sable en forme la base. Par sa position au-dessous du niveau de la mer^ il était destiné naturellement à recevoir toutes les eaux du pays , et ne présentait , il y a quel*ques années encore^ qu'un vaste lac; les travaux de dessèchement qu'on y a exécutés dans ces derniers temps^ ont resserré les eaux dans des canaux étroits qui viennent se décharger dans la mer. Ce sable gras convient spéciale^ ment aux récoltes de printemps , notamment au lin et à l'avoine : il est trop léger et trop humide pour les récoltes d'automne.
Du reste ^ le sol de cet arrondissement se trouve naturellement partagé en deux grandes catégories dont la Golme établit les divisions.
Au sud de ce canal s'étendent , d'une part ; les terres à base d'argile jaunâtre , d'une culture facile et perméables aux influences atmosphériques; de Tautre^ les terres plus compactes , de couleur rougeâtre , connues sous )e nom de terrés clitreuses^ et partictiliére-
ment propres à la production du blé. Les communes de cette partie de la Colme offirent sou* Tent le mélange des deux natures de terre; elles constituent Xèpttjrs aubois^ dont la déno* mination est empruntée aux nombreuses plan^ talions d'arbres qui le couvrent.
: Les terres situées au nord de la Colme constituent le /la/^ à ivatteringues , qui tire son
: nom des canaux de dessèchement ou watte^ ringues qu'on y entretient. Le sol se compose d'un sable plus ou moins fertile et d'une terre ai^ileuse blancbâtre qui se bat facilement par la pluie : on y cultive avec succès Teçcoui^eon,
. les pois ^ l'avoine et le sainfoin .
Indépendamment de ces diverses sortes de terre y dn trouve encore dans l'arrondissement de Dunkerqne , sur les bords de la mer, depuis k chef-lieu jusqu'aux environs de Mardick,
, un sol d'une i^ture toute particulière : c'est
,une argile extrêmement grasse^ de 487 à 650 mill. d'épaisseur^ produite parle limon de
< la rivière d'Âa; la mer la rejette sur le littoral, à mesure qu'elle vient se verser dans son sein, et constitué ainsi le sol rare et prédeux ccHinu sous'le^om A& relais de mer ^ lequel^ au dire des cultivateurs , peut se passer d'engrais pen-*
rdant! trente anioëes consécutives, si on lui
applique un assolement judicieux. Cette par^ tjiede l'an^ondlBsement est exclusivement affec* (ëe aux pmiries salines , les seules qu'on ren^ eontre dans le département du Nordb.
J^ 6ol d6 rarrondissement d'Hasebroudc offre peu de variétés; c'est une ôxcellente teire argileuse , propre à toutes les récoltes. A la descente du coteau sablonneux sur lequel la .ville de Gassel est assise^ le terrain change brusquement; il ne présente plus |; aux envi* rons de Noordpeen^ qu'une glaise froide^ tenace , qui , dans plusieurs parties , se refuse à toute production. On avait essayé^ il y a trente ans , de mettre ces terrains en culture^ tnais le blé et les fèves qu'on y ^ema ne rem-^ boursérent pas les frais; aujourd'hui on a adopté le seul jpat^ti à suivre en pareil cas , le sol est abandonné à lui'^mème et s'^nberbe ; nâturellecbent. A droite et à gauche du coteau qui traverse l'arrondissemehc du sud au nord, on rencontre des terres tantôt clitreusea et de couleur rouge^ tantôt argilo'-sablohneuses et présentant à leur aurface toutes les pro- {piétés des terres blani[:hes; tantôt^ enfin^ un Sftbie plus ou moind mélangé d'argile*. Les trois ni^onticules désignéa dans le pays sous les noms de mont de Gassél^ mont des Réeol-
lets <^t. oràiii tlA Chats bni leui* HkttVair cbttt-
pèsd dô àiible i le plt» élisré dtèS ttOii , U montagne Jdè étissel /^Abtt de 95 fttéiHBl au^essuë èâ la plaitae et de 1 1 mèftrëÉ Htl^ deisus du niveau de la iner ; Sà fôi'itlë U(t celle d'un cône dbnt la baké mééùrè èUViitià 2,000 ttiètrës. '•
L'arrondissement de Lille offris ra^ctd^tiDé vaste plaine qui né présente d'autre éminenc6 remarquable que le coteau deMons-^-Fëvélé; à la limitti du cafiton d'Oi^hies. Auprès déè cultivateurs du Nord, le sol de cet arrondis-^ sèment passe pour le meilleur de tout le département.' En général , c'est une exceHèilte terre Oirgild^blbnnéuseqnéléè engràiè et dék assblemeUts judicieux ont àmêtiëé au plus bKiit pbint de fertilité : la couché végétale atteint, dans beaucoup d'^ndroiis> jusqu'à 65 centim.
de profondeur} la glaise Se renoonti^ aux eîi^ virons de Motis-en-Pévèië et de Phalem](âiif . *
Le sol est eofcore très-plat dans Tarrôndilh S^ent de Donay; il oS^é quatre tai4étés'tfe terres bien tranchées. Les b6rds de l&^B(iat*plK, ainsi qu'une partie dû canton de Maréhiiéhhl^, sont plus ou moins tburbétik,mhis, à^roéèllHe qu'on s'avanee.daùs l-intériellr, le sot se fip^ procAie davahtage de la nature sablèntieb^e;
toute U vallëede la Scarpe est formée par un excellçnt sable gras qu'Arthur Ypung regardait comme le metUeur de l'Europe pour la culture du lin: à Fiines et surtout à Haches, la couche a^aUe , de nature sablonneuse , n*a que peu d'épaisseur ; entre Quincy et Esquerchin, au-dessous de Douay, l'élément calcaire domipe, tapdis que^ dans toutes les communes situées à l'est ^ l'argile sablonneuse reparait : Sîn-le-Noble, Masny^ Deçhy, Cantin, Arleux possèdent les meilleurs sols de Tarrondisse-^ ment*
Les cantons de Condé et de Sai n t-Amand sont,
en général, sablonneux, mais rhumidité du
sous-sol maintient, une certaine fraîcheur dans
les couches supérieures qui n'ont que peu de
fond , et peimet d'y cultiver le chanvre dont
la réussite serait fort chanceuse ^ns cette
circonstance particulière* A mesure qu on se
rapproche de Valenciennes, les terres franches
se montrent de nouveau. Les environs de cette
.:rille offrent une excellente argile siliceuse qui
sp. cpigipue presque sans interruption depuis
P^naing, Saint-Sauve, Famars jusqu'à Has-
.pr^, Noyelle, Bouchain et Denain. Rien de
.{dus riche et de inieqx cultivé que qes localités :
la nature , ainsi qu'à Lille, a fait beaucoup
pour ce pays^ mais rintelligence et lindustrie de ses habitants en ont tiré surtout le plus grand parti.
EnquittantBouchain pour entrer dans Tarrondissement de Cambray , on voit que le sol diffère peu de celui des cantons de Valenciennes; c'est toujours la même argile sablonneuse si favorable à la culture. La couche arable se distingue encore par sa profondeur ; ce n'est qu'en descendant vers Test que les bancs de craie apparaissent à la surface du sol ; ils régnent principalement sur la rive droite deTEquerlini et depuis Cambray jusqu'au Caielet. La couche calcaire s'interrompt non loin du chef-lieu, pour faire place au plateau argileux que couronne le Tillage de Béthencourt; elle reparaît ensuite aux environs de Cateau et deSolesmes^ et pénétre enfin dans l'arrondissement d'Avesnes. Toutefois, le sol argilo-sablonneux occupe la plus grande partie de ce pays^ qui peut être encore regardé comme un pays de plaine, quoiqu'il s'élève insensiblement jusqu'à Bonavis : ce village, situé aux confins du département de la Somme, représente le point culminant du département du Nord ; sa hauteur est de 145 mètres au-dessus du niveau de la mer. Parmi les coteaux qui traversent l'ar-
irb»dié9étnent deCambrày^ quelqueiHitii eou-^ tmt dé l'bUëst à lest; la plupart, cependant, ont leur direction du sud au nord ; ilë déivenl leur drigine aux cours d'eaux qui otrt^Wvlné la plaine en y creusant d'étroites vallée^î leur pente peu rapide permet à la charrue d'y fonc^ ttonner arec autant de facilité qu« dans la plaine : l'épaisseur de la couche tégétalè Varie. Le sol de Tarrondissement d'Avestlës e^t bien moins fertile que belui dë^ arroihdidSë^ ments précédents. La Sattibre , qui le divise en deux parties presque égales , semble avoir posé la limite des bonnes et des mâiitâise^ terres. Celles situées au librd^uest de cette rivière retiennent plus <Ai moins les qualités 4u sol argilô-sàblônneui * mais, à meëorè qu'on s'éloigne de la Sanlbre pour s'enfoncer vers le sud-est, le terrain change entièrement. Dans certaines localités > notamment près d'Avesues , le sol consiste princifialemëilt en roches schisteuses à peine recouvertes de quelques millimètres de terre végétale ; dans la plupartdes endroits, on rencontre une glaise fi*oide et tenace qui présente les plus gràiids obstacles à la Culture : en revanche , l'herbe y ùroît avec une merveilleuse facilité, et, partout où l'on a établi des pâtures et des prairies
naturdles ^ on obtient un fourragis de pre-f iniére qualité ; produit d'autant plus avantag6u5t , que la nature ingrate du sol ne comporte guère que ce genre de récoltes.
C'est dans cet arrondissement que les accidents de terrain sont le plus multipliés. La plupart des cantons sont entrecoupés de côteaut peu élevés dont Tinclinaison varie beaucoup:
ceux voisins de la Sambre se dirigent^ comme cette rivière, du sud-ouest au nord-est; ceux, au contraire , qui se rapprochent des deux Helpes ont leur direction du sud-est au nordouest ; leur noyau se compose de calcaire.
Le sol arable du département du Nord est donc, en général , un sol argilo-sablonnèux , qui , dans les circonstances climatériques où il se trouve placé , offre d'immenses ressources à l'agriculteur. Cette remai^que n'avait point échappé au célèbre observateur Arthur Young^ lors de son voys^e agronomique dans cette partie de la trance. « Les plaines ferc< tiles, profondes et unies de la Flandre, dit- (r il, sont aussi belles qu'il est possible d'en cf trouver pour récompenser l'industrie des ie hommes ,* il y a deux ou trois et même quatre t( pieds de profondeur d'un terrain humide et « jKîUtTi J ce sont, en outre, des terres friables
9 et douces 9 tirant plus sur Targile que sur u lé sable^ avec un fonds calcaire, riches suret tout en détritus ^ qui ajoute à leur fertilité H naturelle. La pourriture de la terre en Flan- (c dre et sa position^ qui est toute plate^ sont les m principales causes qui la distinguent des H . meilleurs sols du reste de cette partie de « l'Europe. »