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XI. - AMÉLIORATION DES PLANTES CULTIVÉES

La graine, nous Favons vu, procède de Tunion de deux individus,mâle et femelle, et possède, outre les caractères primordiaux de ses ascendants, son originalité propre ; ainsi se produisent des variations et des modifications* que le cultivateur peut avoir intérêt à fixer. La semence se présente donc comme un organe végétatif susceptible de contribuer à l'amélioration des plantes cultivées.

En réalité, ces variations sont difficiles à percevoir et à fixer. Les végétaux sont des organismes délicats et complexes dont la vie intérieure nous échappe la plupart du temps.

L'éleveur exerce plus aisément son activité en choisissant parmi son troupeau des étalons de choix, réservés à la reproduction ou en améliorant les bases de l'alimentation. Les résultats de ces modifications sont faciles à percevoir, et l'action des moindres agents peut être étudiée attentivement. L'horticulteur peut également observer telle particularité offerte par la fleur toujours cultivée isolément : forme double des pétales, disposition générale des branches, coloris du calice, etc. ; par bouture, marcotte, greffe ou bulbe, il fixera facilement ces caractères maintenus dès lors par hérédité.

En grande culture, il n'en est pas ainsi ; la plante cultivée n'a plus ici aucune individualité, mais fait partie d'une collectivité. L'exploitation agricole des végétaux en grande masse rend difficile l'examen des variations ; de plus, les semis par graines ne permettent pas de fixer immédiatement et à coup sûr les caractères spécifiques signalés.

U importe néanmoins de considérer avec soin les variations présentées par les plantes cultivées.

Les variations observées peuvent être spontanées ou provoquées, et leur importance varie suivant leur origine.

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