SEMAILLES A LA MAIN
houe à 8 ou 9 centimètres d'écartement. S'il s'agissait d'une culture étendue, on utiliserait avantageusement le semoir mécanique en espaçant les lignes à 12 ou 15 centimètres.
Chicorée à café, — En France, on sème ordinairement la chicorée à café en lignes à la dose de 4 kilogrammes à ^^«j^ de grains à l'hectare ; les lignes sont distantes de 20 à 25 centimèti^es.
Les semis à la volée (5 à 6 kilogrammes par hectare) sont communément employés en Belgigue ; on épand par deux fois en jets croisés, et un hersage léger, suivi parfois d'un roulage, enterre la semence à 2 ou 3 centimètres de profondeur.
Exécution des semailles, — La semence sera distribuée soit en pépinière, soit en place. Dans le premier cas, le jeune végétal devra être transplanté ; dans le second cas, la plante ppursuivra normalement son développement. Quel que spitlemode choisi, on peut effectuer ces semailles à la volée, en lignes ou en poquets, et employer pour leur exécution des machines ou semer à la main.
Semailles à la main, — Ces semailles, pratiquées sur tous les terrains motteux ou aplanis, disposés en billons, en planches ou à plat, exigent un ouvrier adroit et habile.
Le procédé le plus courant est celui des semailles à la volée ; on les exécute cependant au plantoir, en poquets sous raies et même en lignes.
En petite culture, on sème à la main, au plantoir, les grosses semences : fèves, noix, amandes; parfois au plantoir est adapté un réservoir spécial d'où s'écoule la semence ; un homme et deux enfants peuvent ainsi ensemencer 20 à 30 ares par jour avec le plantoir ordinaire.
Lasemailleen poquets consiste à jeter plusieurs graines dans des trous régulièrement distants recouverts de la terre des bords, rabattue. Ces procédés, particuliers à la DiFPLOTH. — Agriculture, II. — 7
petite ou moyenne culture, exigent une main-d'œuvre considérable, en offrant cependant Tavanlage de réduire au minimum la quantité de semence employée; le développement des plants est régulier, les binages faciles.
Pour semer en lignes à la main, on rayonne le terrain avec une houe ou un rayonneur à cheval ; la semence est répandue ensuite à la main dans les petits sillons tracés et recouverte ensuite au râteau ou la herse légère. Lorsque les graines sont très fines, on les épand dans le sillon à l'aide d'une bouteille munie d'un bouchon percé d'un mince orifice.
Les semis sous raies sont parfois exécutés en terre gelive ; un sillon est ouvert à la charrue, à la profondeur désirable ; on épand au fond du sillon la semence recouverte par la bande renversée par la charrue traçant le sillon voisin ; parfois la semence est répartie sur le sol à la volée et recouverte ensuite par la charrue ou le polysoc. Semis à la main à la volée. — Ce mode de semis à la main est communément employé. Il s'agit d'épandre les graines le plus uniformément possible sur le sol en employant une quantité de semence déterminée.
Le semeur dispose ses graines dans un tablier spécial ou un semoir métallique, qui lui permettront d'épandre la semence alternativement avec l'une ou l'autre main.
Pour projeter la semence, on lui fait décrire une parabole sur le côté, en employant tout le développement du bras, qui décrit un arc de cercle et vient frapper de la main l'épaule opposée (Garola). Le semeur projette le grain tous les deux pas et lance la poignée à mesure que le pied, situé du côté de la main qui sème, s'avance pour se porter sur le sol; cette correspondance entre le bras et la jambe est indispensable à obtenir pour la perfection du travail. Un bon semeur sait également prendre, selon les besoins, un tiers, deux tiers d'une poignée ou bien une poignée entière ; pour les petites graines, il prend des pincées plus ou moins fortes en y