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ÉCARTEMENT DES LIGNES

est entretenue par les fossés pleins d'eau, on trouve 4ouze à quinze betteraves au mètre carré ; certaines cultures du Nord en sols fertiles abondamment fumées et drainées, à cause de l'humidité excessive, supportent quatorze à seize betteraves au mètre carré.

Ce même rapport entre la densité des semis et la fraîcheur s'obsrerve également en Saxe, bien que, d'une manière générale, les semis de betteraves soient, en Allemagne, plus serrés qu'en France.

11 existe, en résumé, pour chaque terrain, une limite au delà de laquelle le rapprochement des lignes devient désavantageux, l'accroissement de la richesse saccharine individuelle ne pouvant plus compenser la diminution du rendement en poids ; certaines variétés de betteraves, d'ailleurs, supportent un rapprochement plus étroit que des variétés voisines.

L'expérience agricole donnera donc au cultivateur les meilleurs renseignements à ce point de vue; d'une manière générale, sur les sols à betteraves, on réalise un espacement de 40 centimètres entre les lignes et de 25 centimètres sur les lignes entre les betteraves, ce qui donne dix betteraves environ au mètre carré ; si, tout en respectant l'écartement de 40 centimètres, on éloigne un peu plus les plants, on obtiendra de 6 à 8 betteraves au mètre carré, conditions assurant, dans certains cas, la meilleure richesse et le plus grand rendement.

Notons enfin que les betteraves rapprochées mûrissent plus facilement et plus rapidement (fig. 48) ; l'arrachage peut avoir lieu hâtivement, ce qui est d'une importance capitale pour la fabrication du sucre et l'ensemencement des céréales d'automne, qui succèdent aux racines.

Le seul inconvénient des espacements réduits est la difficulté d'effectuer les diverses façons aratoires : binage, sarclage, démariage, sans briser ou abîmer un certain nombre de plants.

Vers 1880, M. Derôme, de Bavay (Nord), proposa un mode particulier de semis en lignes inégalement distantes. Ces procédés ont été adoptés dans diverse^^fermes ; il

suffit de disposer les rayonneurs en les rapprochant de deux en deux ; m crée ainsi des intervalles inégaux.

Par exemple, au lieu de laisser aux rayonneurs du semoirSmythl'écartement normal et fixe de 0°»,4i, nous rapprocherons trois rayonneurs à 0°»,30 ; les lignes seront ainsi constituées ; chaque groupe de deux lignes distantes de 0'^,30 sera séparé par un espacement de 0™,52 ; ainsi peut -on obtenir tous les avantages des rayons à écartement de 0°»,50 tout en augmentant le nombre des plants au mètre carré. Les opérations culturales sont facilitées et, à Tarrachage, en attaquant le sol sur une longeur de 0™,40 seulement, deux lignes de betteraves sont soulevées ; la même opération, dans le cas ordinaire, ne dégagerait qu'une ligne de racines.

Fig. 48. — Betterave avec ses racines.

Période de végétation.

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