‹ Agrimonia eupatoria, Lin. et Agrimonia odorata, MillChapitre 17 sur 22 · LOGE · texte numérisé non relu

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rées, laissent un résidu très peu important qui, repris par quelques gouttes. d'HCI dilué et filtré, ne donne aucune trace de précipitation, ni avec le réactif iodoioduré de Bouchardat, ni avec le réactif iodomercurique de Mayer, ni avec le réactif iodobismuthique de Draggendorff. Il n’y a donc, dans l’Agrimonia Eupatoria, aucun alcaloïde.

RECHERCHE BIOCHIMIQUE DES GLUCOSIDES. — Nous venons de rapporter que nos essais d'ordre purement chimique ont indiqué l’absence de glucosides en méme temps que celle d’alcaloïdes : mais on sait que la seule méthode vraiment rigoureuse pour la recherche des glucosides est la méthode biochimique de BourQUELOT. Cet auteur et ses élèves ont employé les ferments diastasiques hydratants (hydrastases) pour rechercher les polysaccharides et les glucosides. Parmi les ferments qu’ils 'ont étudié, invertine, tréhalase, émulsine, nous nous sommes particulièrement occupé de ce dernier qui est le réactif spécifique des glucosides. Mais comme nous avons été dans l'impossibilité de

nous procurer cette émulsine dans le commerce, nous avons dû préparer nous-même ce réactif. |

Nous allons rapporter maintenant nos essais par cette méthode de BoURQUELoT. Ils ont été faits après les essais purement chimiques, mais ils les confirment entièrement, ce qui augmente l’intérêt de nos recherches.

Nous avons suivi la technique indiquée dans le Précis de chimie du Professeur DENIGÈS (édition 1920, page 298). Nous avons fait macérer pendant une minute dans une quantité suffisante d’eau bouillante 250

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grammes d'amandes douces. IT est alors facile de les monder rapidement de leur enveloppe. On les pile finement au mortier de marbre et on les met à macérer pendant 24 heures dans un mélange :

Eau distillée : 400 cc, Chloroforme : 2 gr.

On passe avec expression sur un linge mouillé et on recueille un liquide laiteux que l’on coagule brutalement par une vingtaine de gouttes d’acide acétique pur. Après une demi-heure de repos on filtre sur un papier mouillé au moyen d’un entonnoir en porce-, laine à vide. Le filtrat est enfin additionné de deux fois son volume d’alcool à 95°. On laisse pendant 48 heures le tassement du précipité se faire, on décante . alors le plus possible les liqueurs alcooliques limpides surnageantes et finalement on recueille le précipité sur un filtre sans pli en s’aidant d’une légère aspiration. Une fois complètement égoutté on le lave avec un mélange à volumes égaux d’alcool et d’éther puis finalement on le dessèche dans le vide. Nous avons ainsi obtenu cinquante centigrammes d’un produit presque incolore en petites paillettes bien sèches.

Nous nous sommes alors servi de lenzyme ainsi préparée pour rechercher les glucosides dans l’'Aigremoine. Nous avons pris 250 gr. d’Aigremoine sèche coupée menue, cette Aigremoine étant la même que celle très odorante sur laquelle nous avions fait les recherches d’une essence. Nous l’avons traitée par de l'alcool à 95°, au bain-marie bouillant, pendant une demi-heure dans un ballon en pyrex surmonté d’un réfrigérant ascendant. On laisse refroidir, on décante, . on filtre. Le filtrat est alors distillé dans le vide pour

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éliminer l'alcool et on reprend finalement le résidu par quantité suffisante d’eau saturée de thymol pour obtenir 250 cc. de liquide.

Cette solution est, selon les indications de DENIGËs, partagée en deux portions : l’une qui sert de témoin, l’autre à laquelle on ajoute 20 centigrammes environ d’émulsine que nous avons préparée par la technique indiquée précédemment. Les flacons contenant ces deux solutions sont alors portés, après avoir été solidement bouchés au liège, dans une étuve réglée à 27°, cette action étant continuée pendant 48 heures.

Au bout de ces deux jours, nous avons prélevé dans chacun des deux flacons 20 cc. de liquide auquel nous avons ajouté 5 cc. de la solution officinale de sousacétate de plomb (extrait de Saturne). Après filtration, nous avons alors essayé de déterminer les valeurs rotatoires de ces deux liquides. Les chiffres que nous avons obtenus dans ces déterminations sont rigoureusement identiques, ils sont tous les deux égaux à 5° polarimétriques à droite, les observations étant faites dans des tubes de 22 cm. L'action de l’émulsine semble donc très nettement avoir été nulle et après ces essais biochimiques confirmant ainsi nos essais purement chimiques, nous nous croyons fondé à dire qu’il ne nous a pas été possible de mettre en évidence dans les Aigremoines soumises à nos essais les plus pétites quantités de glucosides. |

AUTRES RECHERCHES. — En suivant alors les indications de Aagaard, on devrait soumettre la plante à" l’action successive de toute une série de solvants organiques. Mais, comme Aagaard lui-même a remar-

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