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qué que, la plupart du temps, éther de pétrole, éther et chloroforme conduisent au même résultat, nous nous sommes bornés à employer lextraction par l’éther.
Pour employer une technique plus simple que l’extraction au Soxhlet de façon à pouvoir traiter une quantité un peu importante de plante, nous avons traité 500 gr. de rhizome et de racines d’Agrimonia Eupatoria, bien desséchés à l’air pendant quelques jours, directement dans un grand Erlenmeyer en Pyrex avec un litre d’éther, à chaud, le chauffage étant assuré par un bain-marie entretenu électriquement et la condensation par un réfrigérant ascendant incliné.
Après deux heures de traitement dans ces conditions, l’éther est facilement décanté, puis filtré sur un filtre de papier préalablement mouillé d’éther pur. Le filtrat est alors distillé au baïn-marie électrique et sous pression réduite jusqu’à réduction à 100 cc. environ; de la coloration primitive jaune paille, il est devenu jaune d’or brillant.
Une partie aliquote, évaporée à sec dans une capsule de porcelaine à l’air libre, donne un résidu d’apparence cireuse, vert clair, et doué d’une odeur aromatique bien nette, un peu vireuse, rappelant beaucoup l’odeur « terreuse » des préparations d’Hydrastis canadensis.
Ce produit est facilement soluble dans léther (d’où il est déposé) dans le chloroforme. Mais, de quelque façon que nous ayons tenté de le traiter, nous n’avons pas pu réussir à le faire cristalliser.
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Son aspect, cireux plutôt que gras, nous a fait penser d'emblée à une phystotémine. C’est ce que semblent bien nous avoir prouvé par la suite les deux réactions colorées que nous avons immédiatement essayées.
1° Réaction de Hesse, plus connue sous le nom de Réaction de Salkowsky. — Quelques fragments du produit cireux sont dissous dans 2 cc. environ de chloroforme. On ajoute alors lentement 2 cc. environ de SO‘H2 concentré et pur. On agite légèrement, on laisse déposer et après quelques minutes il se forme entre l’acide et le chloroforme, qui ne se mélangent pas, une zone rouge foncé intense. Après 2A heures de repos, le chloroforme supérieur a pris en totalité une coloration faiblement, mais nettement violette. |
2° Réaction de Liebermann (la plus classique). — Quelques fragments du produit cireux sont traités par 2 cc. d’anhydride acétique, dans lequel ils se dissolvent très bien. Puis, le tube à essai étant maintenu sous un courant d’eau froide, on. ajoute 2 gouttes de SO*H2 concentré et pur. Il se forme alors une coloration rose qui passe rapidement au rouge, puis rouge foncé, qui en quelques minutes passe au violacé, puis au « gris feuille morte », et enfin au vert, vert très proche du vert éclatant classique résultant de la réaction de Liebermann pratiquée sur de la cholestérine animale. Et enfin, après 2 heures et même plus, cette coloration verte est restée stable. = Nous n'avons pas tenté de détermination ce point de fusion puisque nous n’avons pas réussi à faire cristalliser le produit.