LAS ARS
tion pouvant faire penser à un pentose (renseignement corroboré par M. Fouillouze, d’après M. le Professeur Florence). Mais il nous a été impossible de réussir, malgré de nombreux essais dans des conditions aussi variées que possible, une seule osazone avec du chlorhydrate de phénylhydrazine; tandis que le même réactif, essayé avec du lactose et du glucose, donnait abondamment les osazones caractéristiques. D’autre part, nous n’avions pas à notre disposition d’autres hydrazines susceptibles d’être employées dans ce but de diagnose, telle la benzylphénylhydrazine conseillée par Aagaard.
Enfin, ce qui nous fait cependant douter que ictte réduction de la liqueur de Fehling puisse être due à un -pentose, c’est que nous n’avons pas pu réussir sur le liquide sirupeux provenant de la concentration des liqueurs à l’étuve à vide, une seule trace de réaction colorée, soit avec le réactif de Bial (à l’orcine), soit avec le réactif de Tollens (à la phloro-
glucine).
Conclusions
1° Le Genre Agrimonia appartient à la famille des Rosacées, tribu des Agrimoniées.
— 2° L’Agrimonia Eupatoria L. et l'Agrimonia odorata Mill, sont deux espèces voisines l’une de l’autre. Elles diffèrent entre elles par la taille, l’odeur, la vestiture et par la forme des aiguillons du récep-
tacle.
3° À Îa face inférieure des feuilles de ces deux espèces existent des ponctuations brillantes insolubles dans les acides et les solvants neutres, mais gonflant dans l’eau bouillante.
4° Nous avons fait aussi de l’Agrimonia Eupatoria une étude chimique. Dans aucune partie aérienne ou souterraine, d'individus cependant fortement odorants, nous n’avons pu mettre en évidence la plus petite quantité d’essence.
5° Nous n’avons pu, malgré tous nos essais, caractériser non plus aucun alcaloïde ou glucoside.