CHR, LEE
Nous avons voulu voir par contre si cette phytostérine ne serait pas englobée dans un corps gras, dont la présence expliquerait les insuccès de nos tentatives de cristallisation. Pour cela, nous avons tenté une saponification, dont la positivité n’aurait certes pas été cruciale, puisque la phytostérine aurait pu elle-même être éthérifiée (quoique « les phytostérines soient le plus souvent à l’état libre ». Beille, Précis de Botanique pharmaceutique, tome I, p. 430) ; mais la négativité de cet essai prouverait au contraire nettement Pabsence de corps gras; or, c’est là ce qui se produit; la quantité de soude titré utilisée pour [a saponification, déterminée par acidimétrie, n’a pas varié du tout au cours de lessai; il n’y a donc eu aucune mise en liberté d’acide. Il n’y a pas de corps gras. Et du même coup, l'essai montre que la phytostérine est à l’état libre.
Traitement par l'alcool à 97°. — Nous avons repris les rhizomes et les racines épuisés par l’éther et les avons laissés à l'air pendant quelques jours, pour que s’évaporent totalement les dernières traces du solvant. Ces produits sont alors traités par de l'alcool à 97°, au bain-marie bouillant, avec un réfrigérant ascendant. :
On obtient ainsi un liquide jaune brun, limpide après filtration au papier. On le concentre par distillation sous pression réduite jusqu’à réduction au quart de son volume environ. L’évaporation est alors terminée à l’air libre en capsules plates. C’est donc, tout compte fait, sensiblement la même opération que celle effectuée pour la première partie de la
ra.
recherche des alcaloïdes, mais effectuée cette fois à partir d’un produit déjà débarrassé par léther de ses phytostérines.
Cet extrait alcoolique est alors traité selon les indications de Aagaard :
1° Précipitation par un excès .d’éther;
20 Décantation, après repos, du liquide étheralcoolique;
3° Reprise du magma par de l’eau distillée à chaud.
Dans la partie étheralcoolique, nous n'avons pu mettre en évidence que de faibles quantités de phy- ï tostérine, qui nous ont donné les mêmes réactions. de Hesse-Salkowsky et de Liebermann que celles précédemment décrites. ;
Dans le filtrat limpide provenant de la filtration au papier des liqueurs aqueuses de reprise du magma précipité par l’éther, nous avons pu mettre en évidence un COrpsS certainement intéressant, mais qu’il ne nous a pas été possible de déterminer complètement et qui est probablement un sucre.
Cette liqueur aqueuse, en effet, réduit nettement la liqueur de Febhling à l’ébullition, après défécation par l’acétate neutre de plomb et le sous-acétate de plomb, puis élimination de l’excès de plomb par un sulfate alcalin, la liqueur limpide réduit encore très nettement la liqueur de Fehling. Mais cette réduction est un peu anormale, lente, irrégulière souvent, loxydule précipité est un peu floconneux, moins dense que celui qui provient d’une réduction par du glucose par exemple. Nous avions vu là une indica-