‹ Agrimonia eupatoria, Lin. et Agrimonia odorata, MillChapitre 4 sur 22 · RAR AR À · texte numérisé non relu

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neux, le mal de taupe, celui du garot.

« DAMBOURNEY, qui a enrichi l’art tinctorial d’une « foule de procédés nouveaux, a prouvé qu’une forte « décoction d’Aigremoïine imprégnait d’une couleur « très solide Iles étoffes de laine en ajoutant comme «< mordant une solution légère de bismuth. »

On retrouve une indication du même ordre dans les « Plantes agricoles et forestières >» de Dupuy : (page 171) : « Elle est employée en médecine comme « vulnéraire. On l’emploie surtout en médecine vété- «< rinaire. On la recommande en fumigations contre « les écoulements morveux. Elle renferme une ma- « tière colorante jaune d’or. »

BREHM et CONSTANTIN, dans le « Monde des Plantes », écrivent : « Comme Ia plupart des Rosacées, « l'Eupatoire est astringente; aussi l’emploie-t-on à « l’intérieur en décoction pour combattre la diar-

« rhée et dans les affections de la gorge sous forme « de gargarisme. A l’extérieur, on s’en sert quelque- « fois comme détersive contre les luxations et les « foulures. » De)

Dans le « Dictionnaire Botanique et Pharmaceutique » paru en 1790, nous voyons, page 5 : « Les feuil- « les d’Aigremoine sont hépatiques et les sommités « sont hépatiques, spléniques, vulnéraires. Elles sont « d’une substance ténue; elles dessèchent, échauf- « fent, ouvrent, détergent, fortifient le foie, arrêtent « le flux hépatique et sont ordinairement employées < dans les maux qui procèdent de la faiblesse du « foie, comme l’hydropisie et la cachexie. On les « ajoute aussi dans les bains et dans les potions. « L’Aigremoine est spécifique dans le pissement de « sang pris intérieurement en décoction aussi bien « que dans les cours du ventre. »

Nous trouvons l’'Aigremoine - officiellement employée par les pharmaciens parisiens du xvur siècle. En effet, dans le « Codex Medicamentarius seu Pharmacopæa Parisiensis », de J.-B. Boyer, véritable

Codex du temps, nous lisons page V :

« Agrimonia officinarum I. R. H. Agrimonia Sive

« Eupatorium I. B. L’Aigremoine : Folia ingrediun- « tur: Decoctum detergens, Decoctum rubrum, < Aquam Vulnerarium, Electuarium Catholicum, « Ungentum Mundificatirum de Apio. »

Dans l'Eau Vulnéraire (page 198), les feuilles entrent dans la proportion de 1/50° des autres drogues. Parmi ces dernières nous trouvons : la Bétoine, le Plantain, le Millepertuis, l’Armoise, la Pervenche, la

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Véronique, la Sauge, la Tanaisie, l’Absinthe, la Chélidoine, l’Hysope, le Tabac, la Rue, le Thym, le Romarin, la Verge d’or, la Lavande, le Sureau, etc., etc. Dans le Decoctum detergens (page 21), les feuilles sont employées fraîches pour moitié et sèches pour l'autre moitié en même temps que le grain d’orge et que le son de froment; l’Aigremoine paraît jouer un rôle émollient. et Dans l’Electarium Catholicum (page 94), les feuilles figurent à côté du bois de réglisse, de la Scolopendre, de la Chicorée sauvage, des semences de Fenouil, de la pulpe de Casse, de la pulpe de Tamar, de la poudre de Rhubarbe, des feuilles de Séné. Là encore l’Aigremoine semble bien jouer le rôle d’émollient. Enfin, nous avons l'Ungentum Mundificativum de Apio, où nous retrouvons associé aux feuilles fraîches d’Aigremoine un certain nombre de drogues rentrant dans la composition de PEau Vulnéraire, en plus, nous avons l’Ache, le Marrube, la petite Centaurée, l’Aloës, la Myrrhe, la cire blanche, la résine. Ses divers usages sont indiqués par MÉRAT et de LENS dans leur « Dictionnaire de Matière Médicale » (tome I, page 114) : « L’Aigremoine entre dans le « Catholicon, l'Eau vulnéraire, lOnguent modifica- « tif d’Ache, etc...; la dose est d’une petite poignée < pour une pinte d’eau.

« On s’en sert en gargarisme lorsqu'on veut les rendre détersifs contre les maux de gorge mu- « queux, qualités qui dénotent l’amertume et la saveur astringente de la plante; mais on en abuse souvent dans le peuple, en l'employant au début

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des angines même les plus actives. TRAGUS prétend que sa décoction dans la lie de vin est très bonne pour fortifier les parties foulées. WEDEL et

M. ALBERT conseillent l’usage de l’Aigremoine dans

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