‹ Agrimonia eupatoria, Lin. et Agrimonia odorata, MillChapitre 7 sur 22 · RAR À À À · texte numérisé non relu

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tout l’été; elle perd son odeur et une partie de sa saveur par la dessiccation. L'infusion d’Aigremoine a été préconisée dans les flueurs blanches, les écoulements involontaires et trop abondants de l’urine, la dysenterie, les coliques néphrétiques causées par des graviers (JULIA DE FONTENELLE). « CHOMEL dit que l’Aigremoine à été employée en décoction pour combattre les maladies du foie; les crachements de sang et les vomissements de sang; à l'extérieur pour résoudre les engorgements, guérir les luxations et les foulures. La décoction d’Aigremoine avec l’orge à laquelle on ajoute du sirop de mûre est le gargarisme le plus ordinaire pour les maux de gorge et les ulcères de la bouche.

« Préparations et doses :

« Infusion (feuilles), 2 à 3 pincées par litre d’eau

«pour tisanes.

« Décoction (feuilles), 30 à 40 grammes par litre d'eau pour gargarismes, à laquelle on ajoute du miel ou du vinaigre si l’on veut rendre le gargarisme plus astringent. |

« Cataplasme. — On fait bouillir la plante avec du son de froment dans la lie de vin. On applique sur les tumeurs à résoudre, les foulures. (Tragus).

« Gargarisme contre le scorbut : Feuilles d’Aigremoine, une poignée; feuilles de souci, une poignée; faites bouillir le tout dans une pinte d’eau commune; ajoutez un moment avant de retirer du feu

« une poignée de feuilles de Cochlearia; passez avec « expression et ajoutez une once de miel rosat.

« Gargarisme pour nettoyer les ulcères de la gorge: . « Feuilles d’Aigremoine, de Véronique, de Sauge, une « poignée chacune; fleurs de Millepertuis et de Co- « quelicot, de chacune une demi-pincée; faites infu- « ser le tout dans un litre d’eau bouillante pendant « une heure, ajoutez à la décoction 64 grs de miel « rosat pour s’en gargariser.

« Recette contre l’ozène (ou nez punais) :

« Prenez des feuilles d’Aigremoïine, de Plantin, de « chacune une demi-poignée ; Orge, une poignée ; « Roses rouges, une pincée; faire bouillir le tout dans « trois chopines d’eau ferrée pour réduire à une € pinte; ajoutez ensuite deux onces de miel rosat, « passez le tout et servez-vous-en pour en renifler « souvent dans la journée. »

BAILLON, dans la « Botanique Médicale », dit qu’elle est peu utilisée à l'heure présente, mais quelle fut employée autrefois en infusions et en gargarismes, principalement contre les angines légères : « On les croyait efficaces, ajoute-t-il, contre les « hématuries, les ulcérations rénales, etc. Elles ne « servent plus guère aujourd’hui que dans la méde- « cine des campagnes. »

Dans le « Dictionnaire de Botanique » le même auteur prétend, avec raison d’ailleurs, que l’Aigremoine n’est plus utilisée à l’heure actuelle que pour le tanin qu’elle contient en tant que Rosacée.

De même, nous trouvons dans le formulaire de l’herboriste du Docteur MAURIN : « Odeur aromatique

AMAIR. Re

faible, saveur amère astringente se perdant par l’ébullition. Agit par la quantité de tanin qu’elle contient. Astringent, léger tonique.

« Infusion à 10/1000° tonique. Décoction 50/1000 avec addition de vinaigre et sirop pour gargarisme. |

« Cataplasme de feuilles contre les entorses pour prévenir les phlogoses traumatiques. Ces cataplasmes doivent être faits avec les feuilles séparées des tiges, macérées dans une quantité d’eau bouillante suffisante pour les détremper et les recouvrir.

« C’est un succédané des Roses de Provins.

« Lavement et injection contre les hémorragies passives et les menstruations prolongées. »

GuIBOURT, dans les Drogues Simples, en conseille

l'emploi comme astringent léger dans les maux de

gorge, les ulcérations des reins et aussi dans l’hématurie.

SOUBEIRAN donne l’Aïgremoine comme suppléant

les feuilles de Ronce.

L’abbé CARIOT, dans sa « Flare Hbrticole »

(tome III, page 11), écrit :

« C’est une plante utile qui croît au bord de tous les chemins. Elle est très employée dans la médecine des campagnes; sa saveur amère et astringente la rend propre aux gargarismes détersifs dans les maux de gorge muqueux, mais elle serait contraire dans les angines inflammatoires. Sa décoction dans la lie de vin peut très bien être appliquée aux foulures.

& On l’a employée contre les vers des bestiaux et

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