‹ Agrimonia eupatoria, Lin. et Agrimonia odorata, MillChapitre 8 sur 22 · RAR RIR RAR À À · texte numérisé non relu

RAR RIR RAR À À

mentale, — Les fleurs ne sont pas visitées par les abeïlles pour la récolte du nectar. Plante amère astringente vulnéraire. Les feuilles en yinfusions sont usitées contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, les affections du foie et des reins. C’est aussi une plante détersive et résolutive quelquefois employée en cataplasme (Aiïigremoine et son de céréales bouillis dans la lie de vin) contre les foulures, Îles luxations, les tumeurs et les engorgements inflammatoires. La décoction de feuilles à laquelle on ajoute du miel et du sirop de müûres sert à préparer des gargarismes pour les affections de la gorge et contre les ulcères de la bouche. La plante contient du tanin et une hüile essentielle spéciale. »

Enfin, Paul Hariot, dans son « Atlas des Plantes

Médicinales » (page 5), écrit : « L’Aigremoine semble

bien déchue de son ancienne splendeur. Elle brillait à l’époque déjà lointaine où tous les simples guérissaient. Qui la connaît actuellement ? Et pourtant elle figure toujours à la liste officielle des plantes médicinales. Ses longues grappes étroites de petites fleurs jaunes, ses tiges dressées, ses feuilles découpées en lobes aigus la font facilement reconnaître. Elle n’a rien qui attire, rien qui éloigne; c'est une de ces plantes, nombreuses il faut bien le dire, qui laissent indifférents.

« Au xvr siècle l’Aigremoine passait pour être de parties subtiles. ses feuilles broyées puis avec (vieil oingt de porc appliquées en forme de cataplasme, guérissent et consolident les ulcères qui viennent à malayse à cicatrice. La semence ou l’herbe beüe en vin allège les dysentériques, douleur de foye et morsure de serpents). Tel était l'avis de DioscoRiDE, de GALIEN et de PLINE.

« Où sont ces belles et mirifiques vertus? Mais où sont les neiges d'antan? On ne pouvait cependant passer sous silence l’Aigremoine Eupatoire dont le nom a perpétué celui du roi EuPATOR qui le premier en prescrivit l’usage. Actuellement, l’Aigremoine est un astringent léger à saveur un peu amère et aromatique. Le tanin qu’elle renferme en petite quantité permet de l’employer en gargarisme contre les angines simples et les amygdalites. à leur début. » |

L’Aigremoine un peu oubliée semble « bien déchue

de son ancienne splendeur », mais la mode capricieuse l’a, ces derniers temps, remise en vogue. On

s’occupe beaucoup, à l'heure actuelle, des tanins des Rosacées et l’Aigremoine profitant de cet intérêt re-

vient ainsi au premier plan. LECLERC la cite dans son

Traité de Physiothérapie » et on l’emploie mainte-

nant comme antidiarrhéique sous forme d’extraits

sec ou fluide en produits spécialisés qui paraissent donner d’excellents résultats.

Morphologie externe de l'Agrimonia Eupatoria L.

et de l'Agrimonia odorata Mill.

Etude botanique

Famille des Rosacées

Le Genre Agrimonia compte environ 25 espèces d’après l’Index de Kew et ses suppléments, réparties dans toutes les régions tropicales de l’hémisphère nord et de l'Amérique australe. Ce genre appartient à la tribu des Sanguisorbées d’après Le Maour et DECAISNE, ou de la tribu des Agrimoniées comme elle a été classée au jardin botanique de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université de Lyon par BEAuUvisacE. Cette tribu appartient à la grande famille des Rosacées qui nous fournit les plus belles fleurs et les meilleurs fruits.

Les Rosacées sont représentées par des végétaux à tiges herbacées ou ligneuses. Feuilles ordinairement alternes, stipulées à stipules libres ou adhérentes au pétiolé, ou très rarement dépourvues de sti-

Me

pules (Spiraea Aruncus). Limbe simple, disséqué ou composé penné. Inflorescence variable : Grappe, Panicule, Corymbe, Fleurs solitaires, etc. Fleurs ordinairement hermaphrodites quelquefois diclines. Ré- ‘ceptacle plus ou moins concave. Calice ordinairement à 5 sépales (rarement à 4 comme chez Rosa sericea, Potentilla Tormentilla, Rhodotypus Kerrtoides), à préfloraison imbriquée ou valvaire. Corolle à 5 pétales libres, rarement 4, réduit ordinairement à la lame (corolle rosacée) en préfloraison ordinairement imbriquée, insérés sur le réceptacle concave quelquefois nuls (Alchemilla). Androcée formé d'un grand nombre d’étamines par méristémonie, ordinairement en multiples de 5. Anthère à 2 loges, introrses dorsifixes. Gynécée variable à 1, 2, 5 ou un grand nombre de carpelles libres uniovulés ou pluriovulés. Fruits variables : drupes, achènes, follicules, gousses. Graines plus ou moins exalbuminées à embryon droit, ou même albuminées (Neviusia).

Les Rosacées sont des Dialypétales Inferovariées, Dialygynes, Androcée méristémoné, nombreux carpelles; ovules anatropes. Fruits variables, graines exalbuminées. |

Plantes herbacées, frutescentes ou arborescentes à feuilles ordinairement alternes, rarement opposées (Rhodotypus Kerrioides), stipulées, simples ou composées.

Cette grande famille se subdivise en un certain nombre de tribus suivant les auteurs, mais d’après la division adoptée au Jardin botanique de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lyon, cette

Page 1