‹ Agrippa d'AubignéChapitre 47 sur 47 · LES · texte numérisé non relu

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Notre siècle a eu, dès son début, et léguera au siècle prochain un goût profond pour les recherches historiques. Il s'y est livré avec une ardeur, une méthode et un succès que les âges antérieurs n'avaient pas connus. L'iiistoire du globe et de ses habitants a été refaite en entier; la pioche de l'ar- ( lirt)loguea rendu à la lumière les os des guerriers do .Mycènes et le propre visage de Sésostris. Les ruines expliquées, les hiéroglyphes traduits ont permis de reconstituer l'existence des illustres morts, parfois de pénétrer jusque dans leur âme.

Avec une passion plus intense encore, parce qu'elle était mêlée de tendresse, notre siècle s'est appliqué a laire revivre les grands écrivains de toutes les littératures, dépositaires du génie des nations, interprètes de la pensée des peuples. Il n'a pas manqué en France d'érudits pour s'occuper de celte tâche; on a publié les œuvres et débrouillé la biographie de ces hommes fameux que nous chérissons comme des ancêtres et qui ont contribué, plus même que les princes et les capitaines, à la formation de la France moderne, pour ne pas dire du monde moderne,

Car c'est là une de nos gloires, Tccuvre de la France a été accomplie moins parles armes que par la pensée, et l'action de notre pays sur le monde a toujours été indépendante de ses triomphes militaires : on l'a vue prépondérante aux heures les plus douloureuses de l'histoire nationale. C'est pourquoi les maîtres esprits de notre littérature intéressent non seulement leurs descendants directs, mais encore une iiomhreuse postérité européenne éparse au delà des frontières.

Depuis que CCS lignes ont été écrites, en avril r88-, la collection a reçu la plus précieuse consécration. L'Académie française a bien voulu lui décerner une médaille d'or sur la fondation Botta. « Parmi les ouvrages présentés à ce concours, a dit M. Camille Doucet dans son rapport, l'Académie avait distingué en première ligne la Collection des Grands Ecrivains français — Cette importante publication ne rentrait pas entièrement dans les conditions du programme, mais elle méritait un témoignage particulier d'estime et de syiiipalhie. L'Académie le lui donne. • ^Happdi l &ur le concours de iSyi.j

J.-J. Jt'SStilANO.

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DES 63 VOL LMES lAHUS

VICTOR COUSIN, par M. Juieê Simon, Je l'Académie frao» raifie.

MADAME DE SEviCNÊ, par M. GatCon Doittier, lacrétatre perpétuel de l'Académie française.

MONTESQUIEU, par M. Albert Sorei, de l'Académie française.

GEORGE &ANO, pur .M. E. Caio, de l'Académie frunçaiie.

TURCOT, par M. Léon Say, de l'Académie française.

Thiers, par M. P. de Remutal, sénateur, de l'Institut.

O'ALEMBERT, par M. Joteph iicrirand, de l'Académie frua* raise, si-creluire perpétuel de 1 Académie des sciences.

VAUVE N ARGU ES, par .M. Maurice Paieologue.

MADAME DE STAËL, pur .M. Albci l 6orel, de l'Académie liunçiiise.

THEOPHILE GAUTIER, par .M. Maxime Du Camp, de l' Académie française.

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, par -M. Arvéde Barine.

MADAME DE LAFAVETTE, pur .M. le comte d'tlauisonviUe , de l'Académie française.

MIRABEAU, pur M. Edmond nousie,de l'Académie française.

RUTEBEUF, pur M. Cledat, professeur de Faculté.

STENDHAL, pur M. Edouard Hod,

ALFRED DE VIGNY, por M. Maurice l'aléoio^ue.

BOILEAU, par M. G. Lanton.

CHATEAUBRIAND, par .M. de Lescure.

•^ÉNELON, par .M. Paul Junet, de l'Inilitut.

SAINT-SIMON, par M. Gatlun Bonêier, «o.,^»,,,^ -.-.cy if\

de rA< adérnie frariruite.

RABELAIS, par M. Hené Millet.

J.-j. ROUSSEAU, par M. Arthur Chufuet, prorMaeiu au >

lège de France.

LESAGE, par M. Eu«tne Limtilhae.

DESCARTES, par M. Alfred Fouillée, de 1 Intlili'l. VICTOR HUGO, par M. Leopold Mabilleau, profatteur

Faculté.

ALFRED DE MUSSET, par M. Arpède Barine. JOSEPH DE MAiSTRE, par M. George Cogor.l.m. FROISSART, par Sicie Marif Darmeileter.

DIDEROT, par M. Joge/th Heimach.

GUIZOT, par M. A. liarduux, de l'Intlitul. MONTAIGNE, par M. l'aul Stapfer, pro(tf»ar 4e PaoalU. LA ROCHEFOUCAULD, pur .M. /. Bourdea».

LACOROAiRE, par M. le cuiiile d' UauiêomwUle, de l'.\c«>i<; u

fruiu;ui»e.

ROYER-COLL ARO. par M. E. Spuller.

LA FONTAINE, par M. G. La/enest'-e, de t'In«lilal.

MALHERBE, par M le duc i/« iï/'o^'/<^, de l'Académie (raarji*

BEAUMARCHAIS, par M. André HaUajft.

MARIVAUX, par Kl. Gaston Deschampt.

RACINE, par .M. G. Larroumet, de tliiilitut.

MÉRIMÉE, par .M. Au»uMlin t'ilon.

CORNEILLE, par \L. G. Lanton.

lAUBERT, par M. Emile Faguel, de l'Aradriiiie ri . .

tJOSSUET. pur M. Alfred Hebelliau.

PASCAL, par M. /.'. Boulroux, membre de l'ln«titut.

FRANÇOIS VILLON, par M. G. l'an», de l'Académie franc

ALEXANDRE DUMAS PERE, pnr M. HippolyU l'artgot.

ANDRE CHENIER. pur.M. A./Mi/f /. >;fa<r/, de l'Académie franc .

LA BRUYERE, par M. Moriliot, professeur de KacalUr.

FONTENELLE. par M. Laborde-Mtlad.

CALVIN, por .M. .-i. Bostert, in«pet?leur ^éncrul de Vin»:, tioi) [jublitjue.

VOLTAIRE, par .V. G. Lanton.

MOLIERE, par M. 'i". I.afenrstre. de l'iii^tiluU

AGRIPPA DAUBIGNE, par M. >. Narlifblare.

Cka-fiit \olumt, /of mat m~l6, br»rkt, ««•»<• *• p»rtraU M k-U»^*'^-t. I

Coiilnnimirr^. Imp. I'«ci «HOnAtllV - 11-M

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cop.2

Rocheblave, Samuel Agrippa d'Aubigné

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