SCÈNE XII
Les Mêmes, NARCISSE, qui a entendu.
NARCISSE. Je vous demande pardon, mademoiselle ; mais je ne suis plus le concurrent de inonsiair.
SIMONE. Comment?
NARCISSE. Je reçois à l’instant une lettre qui m’apprend que l’administration à laquelle j’appartiens ne veut pour employés que des célibataires. Or, après le malheur qui vous est arrivé, nous ne pourrions vivre del’airdu temps-, je me voisdonc forcé, quoique à regret, de renoncer au bonheur de vous posséder.
SIMONE. C’est bien, monsieur. Je devais m’attendre à cela de votre part.
NARCISSE. Mais, mademoiselle...
SIMONE. Brisons là, monsieur... Êtes-vous aussi forcé de rester célibataire, monsieur Bosselé?
BOSSELÉ. Moi?.., ohl non, mademoiselle.
SIMONE. AhI...
BOSSELÉ. Seulement j’ai rél'échi.
si.MONE. Ah! vous avez rifléchil BOSSELÉ. Oui, je ne possède pas assez de fortune pour deux, et en vous épousant, je ne pourrais pas vous entourer de tout le bien-être cpie vous méritez.
siMOfiE. Vous avez bien vite changé d’idée, messieurs, car il n'y a qu'un instant vous me juriez un amour étemel.
Am : FmW ta rian/c eitméurr.
Ici, tooi deui, comptant sur ma richesse.
Vous me Juriez amour, fidélité ;
Je le rois bien, messieurs, roire tcodresse ÊUil dictée par la cupidité.
(^uand ce malin J' étals riche ferm'ére,
Je nr comptais pas un seul ennemi;
Mais, à présent, je suis dans la tnisére,
Les malbaureux n om pas nu seul amt
TOUS DEUX. Ab IqtatlemoiseUe'....
SIMONE.' Ohl c’est inutile de vous en défendre. Ce matin j’étais la riche fermière, maiutenaDt je ne suis plus qu’une' petite paysanne sans fortune.