V AH I TL A DES BOTTES, BA8T1EN
n'avais qu’un rival qui n'ÿlait pas ben dangereux, monsieur Bosselé, un vieux bossu, qui, parce qu’il a huit cents livres de renié, SC croit le plus riche de tonte la terre. Je ne le craignais pas, celui-là! C’est pas comme mon cousin, le beau Narcisse, c’est un beau monsieur de Paris, lui!.... il est toujours ben frisé, ben musqué ; il porte un faux-col avec des sous-de-picds, et un lorgnon avec une grande cravate... c’est pour mieux vous entortiller... Croyez-moi, allez ! oc n’est qu’au village où on est sincère, ce n’est qu’au village I
, , SCtlNE V.
Les Mènes, BOSSELÉ, gui a «nCendu les derniers mots de Bastien.
bossélé. Oui, ce n’est qu’au village qu’on sait aimer.
BASTiKN, à pari. Bon I v’ià Bosselé qui Vient me déranger au moment où j’étais lancé... que lo diable l’emporte I
BOSSELÉ. Permeltez-moi , belle Simone, de déposer sur vos mains charmantes un baiser de... un baiser qui...
BASTIEN. Boni v’Ià qui .s’entortille... la perche à monsieur Bosselé I
BOSSELÉ. Monsieur Bastien, je ne vous parle pas.
BASTIEN. Prenez ^rde, qa va vous écorcher. Vous avez donc peur qu’on vous aplatisse, monsieur Mayeux ?
.BOSSELÉ. Mayeux!... bêle brute! Du reste, j’ai de quoi vous répondre... {Chantant.l
SIMONE. Ah I messieurs, vous disputer ainsi chez moi !
BOSSELÉ. Vous avez raison, belle Simone, j’ai eu tort de m’invectiver avec ce rustre.
BA.STIEN. Vous avez beu vu que c'est pas moi qu’a ccmmencé, mamzelle, c’est lui qui m’a jeté mes bottes au... nez.
BOSSELÉ. Ce n’esi pas vrai, c'est lui qui m’a jeté ma bosse ÿ la figure I
BASTIEN. Pourquoi en avez-vous une?
BOSSELÉ. Oh ! n’en riez pas, car, nous autres bossus, nous avons une réputation que vous n’aurez jamais, monsieur Bastien.
BASTIEN. Laquelle donc ?