SCÈNE II
RADAMÈS
Si j'étais ce soldat ! O sort auquel j'aspire î Si je pouvais conduire Au combat nos guerriers !
Etre vainqueur! rentrer à Memphis dans ma gloire. A toi, chère Aïda, consacrer mes lauriers... Disant : « Tu m'inspiras ! je te dois la victoire ! » O céleste Aïda ! toi dont la grâce Que rien n'efface Sait tout charmer, A toi mon âme est enchaînée, Ma destinée Est de t'aimer !
Qu'Isis m'entende, Que je te rende Ton beau pays, tes jours heureux.
Que je te donne Une couronne, Un sceptre d'or digne des dieux 1