L:iss
If Écorces de grenadier concassées 18 gr.
Eau distillée 450 —
Faites bouillir et ajoutez :
Alun 10 S'1'-
Alun 90 gr-
Mucilage de gomme....'. 30 —
Eau distillée 500 —
Diss.
! Décoction d'écorces de
chêue. 500 F
Teinture de cachou
Alun
Sulfate de zinc
Mêlez.
H Orif.cc utérin entouré de nombreuses vésicules ^^^J^^}^. grenailles blanches accompagnées d'abondantes pertes de sang. Ces vésicules dis paraissent au moyen d'injections styptiques (Boivin et Duges).
En cas d'insuccès par ce procédé, ligature (voir Polypes, 468) ou excision à l'aide de l'écrascur de Chassaignac.
466. Foiiffosités intra-utérines. — Symptômes. — Trouble des fondions menstruelles d'abord, puis métrorrhagies, puis pertes dans l'intervalle des époques, irrégulières, opiniâtres, rebelles aux moyens habituels: douleurs dans le bas-ventre, les reins, s'irradiant dans les jambes; leucorrhée consécutive aux menstrues ou aux pertes. Col utérin volumineux, engorgé, orifice dilaté ; rétrécissement exceptionnel (Nonat). La sonde utérine fait constater le degré de dilatation de l'utérus, la quantité des fongosités, et donne presque toujours lieu à un écoulement de sang.
Presque toujours i! y a complication de métrite interne; alors il y a douleurs locales et de voisinage, menstruation pénible ;
Fig. 203.- Utérus ouvert et présentant à l'intérieur du col trois petits coros rouges péchculés au, renferment un kyste de matière albunùneuse Mm
coït douloureux, leucorrhée continuelle : (roubles de l'innerva-
Ne pas confondre avec polypes (468), cancer (469), mélrorrbagie (461).
Traitement. — Abrasion des fongosités avec la curette de Récamier, qu'on introduira à l'aide du spéculum ; une ou deux abrasions, repos ensuite. Si après l'abrasion il reste de la leucorrhée, cautérisation intra-utérine.
467. Tumeurs fibreuses. — Symptômes. — 1° Locaux : Variables selon le degré de développement de la tumeur et son siège : pesanteur dans le bassin, douleurs lombaires; pression pénible sur la vessie et le rectum; gène au cours des matières fécales et de l'urine. Troubles menstruels; le plus souvent augmentation de l'écoulement, dont les retours sont plus fréquents : quelquefois règles normales.
2° Généraux : Souvent nuls; quelquefois troubles gastriques, circulatoires; amaigrissement.
Très- souvent, cause d'avortement.
Ne pas confondre avec grossesse, métrite (462, 464), polypes (468), cancer (469), ovarite<472).
Traitement. — Essentiellement symptomatique; prévenir ou combattre la mélrorrbagie (461), cathétérisme en cas de rétention d'urines; petites saignées en cas de congestion locale; bandage ou ceinture hypogastrique. Iode à l'intérieur; frictions avec la pommade à l'iodure de plomb ou de potassium (2 à 4 gr.); bromure de potassium (0,50 à 2 gr., en potion ou dans du sirop) ; extirpation, ablation (Kœberlé).
Pendant la grossesse : Calmer l'irritation et les contractions de la matrice ; quelquefois avortement provoqué.
Pendant le travail : Si le corps fibreux est pédicule, le repousser enhaut ou l'attirer vers la vulve. S'il est fixe, employer le forceps, ou faire la version, ou mutiler le fœtus, ou bien opération césarienne (voir Accouchements).
Après r accouchement : Expectation, lier ou exciser, comme pour les polypes (468). , .
468. Polypes. - Symptômes. - I. Polypes mous (ie- ' siculams, vasculaùes blancs). - Au loucher, tumeur sai an e, molle, demi-fluctuante, quelquefois un peu ferme élast que, auand le polype est sur le col. Aucun signe au toucher quand les polypes sont dans l'intérieur de l'utérus et peu volumineux. Leucorrhée; menstruation irrégulière, quelquefois ménorrhaeïps et état de malaise, de gène.
Il Polypes durs (fibreux, /ibro-cartilagineux, sarcomateux). -Irrégularité de lamenstruation plus longue,plus rapprochée; pères après la ménopause; douleurs dans l'utérus, flueurs
MALADIES DE l/UTÉRUS ET DE SES ANNEXES. 421
blanches; gonflement de l'utérus, comme dans la grossesse. A un degré plus avancé, pertes abondantes, continuelles, état anémique. Symptômes de compression exercée par le polype
BURSUH.
Fig. 204. - Polype à pédicule très-mince inséré sur le fond de l'utérus (*).
auand81Pngn]ne8 V?-nS- AU Pas" de signes' certains,
oroercon^hfr i à l'aide du spéculum
ou perceptible au 4oucher quand il est pédiculé (/la. 204), ou situé sur le col ou dans son voisinage.
chnJSl î0nro7ld!e a™c inversement complet ou incomplet, fleurs %q m ^ êr°SSeSSe (356)' C^nCer (429)' ch'ux"
mlTtZTr^r° F°!yVGS m°m : Arra<*ement simple, broiement, cautérisation, torsion : quelquefois élimination spon-
^^^n^"^ un pédicule grêle; si à l'aide des ri , ïg ' ,6 piques incisions à sa base
mou^Z^n\^nTvh^ el faire ensuileIa torsion : faire
oujours soutenir 1 utérus par un aide quand on fait la torsion.
(B^fn ePt°XCès)B' PédiCUlG ^ P°lyPC 5 C' b01'd de -téricur de l'utérus
ConuEu, Aide-mém., 2e édit. 24*
Ligature quand le pédicule peut être isolé (ftg. 203). Deux canules, une simple a que traverse un fil, une b contenant un stylet bifurqué entre les deux branches duquel passe le fil; tirer la tige du stylet qui traverse la canule b pour fermer l'anneau ; enrouler le fil autour du pédicule et tordre ainsi le fil autour du pédicule (Desault).
- cp
ob
Prendre deux ou trois tiges d'acier ou de baleine terminées • j
H a, a, a, tiKes d'acier ou de baleine terminées en patte Remisse; b, ca- I nu le.
MALADIES DE l'uTÉUUS ET DE SES ANNEXES. 4 23
par un polit crochet ; passer le fil dans chaque crochet (fig. 207), envelopper ainsi la racine du polype, faire passer les deux extrémités du fil dans la sonde creuse b, retirer les crochets et tordre les fils en tournant la sonde sur elle-même (Mayor).
Prendre deux sondes de gomme élastique coupées juste audessus des yeux (fig. 208), faire passer le fil par les deux sondes et agir comme ci-dessus (Al. Favrot).
Dans tous les cas, injections d'eau tiède ou d'infusion de camomille; laisser les fils pendants et serrer toutes les 24 heures ; chute do polype du 6e au 20e jour.
Fils à employer : Fils de soie ou cordonnet cirés, fils d'argent ou métalliques très-faciles à tordre, corde à boyau, corde de fouet.
Excision : Saisir le polype à sa partie inférieure avec les pinces de Museux; l'amener à la vulve par de légères tractions, et couper le pédicule soit avec un bistouri courbe, soit avec de forts ciseaux courbes. Si le polype est très-volumineux, debridementdu col utérin, fortes tractions avec des érignes, avec le forceps, quelquefois incisions semi-elliptiques, si le polype adhère par une large base ; écraseur linéaire de Chassaignac.
Surveiller l'hémorrhagie ; soutenir et fortifier la malade, repos, injections froides, tièdes.
469. Cancer. — Symptômes. — 1 0 Locaux et fonctionnels : Menstruation irrégulière, pertes abondantes; gène, pesanteur à l'hypogastre; lénesme, dysurie , douleurs erratiques, puis douleurs pongitives, lancinantes dans le col, dans l'utérus et dans le voisinage, dans les aines, les cuisses, les lombes, le sacrum, le nerf sciatique, selon le siège ou le volume delà dégénérescence. Écoulement sanieux, fétide; col de l'utérus mollasse dans
sts^es^ dans d>autres' °rmce u,édn pius °uveri
20 Généraux : Œdème des membres inférieurs, émaciation teinte cachectique, troubles digestifs. '
[*) Orifice largement ouvert, bords misées, durs, découpés (Boivin et Dugès).
Fuj. 209. — Museau de tanche squirrheux (*).
Ne pas confondre avec métrile chronique (402), tumeurs fibreuses (467), polypes (468), fongosités (463), ulcérations (465).
Traitement. — Palliatif et symptomatique :
Général: 1° Aider aux fonctions générales en excitant les fonctions digestives et les sécrétions et excrétions ab Jominales ;
2° Diminuer la sensibilité morbide des parties et provoquer l'absorption des dépôts morbides par l'emploi des anodins combinés avec les désobstruants et les médicaments perturbateurs;
3° Accroître la vigueur générale par des médicaments appropriés, par le régime et la nourriture (Copland).
Narcotiques, opium, belladone, morphine; extrait de ciguë (0,05 à 0,10), extrait de stramonium (0,05 à 0,15); iodure de potassium. Soins excessifs de propreté ; injections fréquentes, calmantes, narcotiques; injections astringentes avec eau tiède additionnée d'acide acétique (15 gr.), d'acétate de plomb (5 gr.), d'acide nitrique (10 gouttes), de sulfate de zinc, d'alun. Injections d'acide carbonique gazeux, de permanganate de potasse (5 gr. pour 500 d'eau. — Demarquay).
470. Déviations. — I. Antéversion. — Symptômes. — Corps de l'utérus porté en avant {fig. 210) vers le pubis, sans flexion de l'organe, le col se trouvant porté plus ou moins fortement en haut et en arrière. Douleur et pesanteur dans les aines, dans le bassin; névralgies lombo abdominales, inter-cos taies ; miction fréquente, quelquefois douloureuse, déterminée par la pression de l'utérus sur la vessie. Dyspepsie : menstruation normale le plus souvent ; leucorrhée ; stérilité très-fréquente.
II. Rétroversion. — Symptômes. — Matrice renversée en arrière, de telle sorte que le corps est porté vers le sacrum, le col en haut, en avant vers le pubis (/?g.2tl). Douleur et pesanteur dans les lombes, miction facile et normale, constipation constante, alternant quelquefois avec le dévoiement; rejet de mucosités abondantes; quelques douleurs expulsives dans le rectum.
III. Antéflexiou. — Symptômes. — Matrice phée, de telle façon que le corps est fléchi en avant vers le pubis, comme dans l'antéversion, mais le col garde sa direction normale (/ty. 212). Dysménorrhée, névralgies; miction plus fréquente qu'à l'état normal, mais moindre que dans l'antéversion.
IV. Rétroflexiou. — Symptômes. — Matrice pliée comme dans l'antéflexion, le corps étant porté horizontalement en arrière vers le sacrum, le col situé normalement {fig. 213) ou quelquefois porté en arrière et simulant l'antéversion. Dou-
7£L- &€.SCHEflEit.D!:Zciicir. •>£,
''?</. 210. — Autéversion de l'utérus.
SPOCHZTt ^csciickck.oiu choix.
FiQ. 211. Rétroversion de l'utérus.
Fig. 212. — Antéflexion de l'utérus.
Fig. 213. — Rétrc-flexion de l'utérus.
leurs lombaires, sacrées ; marche pénible ; miction naturelle, constipation. — Stérilité.
V. JLatéroversion. — L'utérus, au lieu d'être situé dans l'axe du corps, est incliné à droite ou à gauche.
Ne pas confondre ces différentes déviations : examiner la malade, assise et debout, par le toucher vaginal et par le toucher rectal ; par la palpation hypogastrique et quelquefois parle cathétérisme utérin, ce quin'estpastoujours sansdanger.
Traitement. — Les maladies du col de l'utérus étant le plus souvent causes des déviations, traiter d'abord ces maladies (464, 4t55, 466). Tonifier les tissus par les injections froides, avec l'irrigateur vaginal d'Aran (fig. 214), par les douches as-
Fig. 214. — Irrigateur vaginal d'Aran (♦).
cendantes, par l'hydrothérapie ; repos horizontal, pas de fatigues corporelles, pas de marches, pas de danses ni d'équila-