‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 102 sur 180 · Métrite aiguë. - Symptômes · texte numérisé non relu

Métrite aiguë. - Symptômes

Locaux et fonction-

nels : Chaleur, malaise à la région pelvienne ; douleur aiguë au sacrum, se propageant dans le voisinage, constante, augmentant avec la toux, réternument, la pression ; chute de l'utérus ; abaissement de l'utérus, qui est plus lourd, plus considérable; col plus volumineux, d'un rouge foncé, brun, non difforme ; orifice du col fermé, quelquefois enlr'ouvert avec bosselures ou sillons; consistance ordinairement augmentée. Écoulement variable ; dysménorrhée ou ménorrhagie.

2° Généraux : Variables ; fièvre modérée; pouls peu accéléré ; peau normale ou sèche.

A l'étal chronique: Diminution des symptômes, menstruation plus ou moins troublée, quelquefois aménorrhée; écoulement leucorrhéique : troubles nerveux et digestifs. Se termine par hypertrophie, induration, ramollissement, abcès, gangrène (Churchill).

Variétés. — 1° simple, — 2° puerpérale, — 3° du col.

1° Symptômes. — Bas-venlre tendu, douloureux ; douleurs d'abord locales, puis de voisinage, expulsives avec exacerbations. Chaleur âcre, brûlanle , pesanteur dans le bassin; loucher souvent impossible. D'abord pas d'écoulement, puis muco-purulent, sanguinolent. — Constipation, nausées, vomissements, symptômes fébriles (M. simple).

2° Mômes symptômes, mais trois ou quatre jours après les couches; utérus resté volumineux, suppression des lochies, diminution ou suppression delà lactation; quelquefois métrorrhagie. Écoulement liquide, sanieux, purulent, fétide. Trèssouvent complication de péritonite, de phlegmon péri utérin. (M. puerpérale).

3° Douleurs augmentant par la marche, la défécation, le coït ; écoulement séreux ou séro-sanguinolent ; alternatives de diarrhée et de constipation ; aggravation de ces phénomènes pendant la menstruation ; sentiment de poids, de gène dans le basvenlre; dysurie, constipation selon les déplacements que le col hypertrophié fait subir à l'utérus : leucorrhée, surtout si le col est allongé; très-souvent stérilité consécutive, surtout quand le eol est en forme de toupie (Guéneau de Mussy). Au loucher chaleur anormale du vagin ; col hypertrophié, induré ou ramolli, totalement ou partiellement multilobé, ulcéré, à orifice déformé; changement dans la forme de l'utérus. Presque toujours les déplacements de l'utérus en sont la conséquence (M. du col).

Toutes les fois que le col est hypertrophié, engorgé, il s'abaisse, ou se porte en arrière ou en avant, selon le siège de l'engorgement (voir 470).

Ne pas confondre avec phlegmasies péri-utérines, péritonite (446), cystite (509), tranchées utérines, polypes (4.68), déplacement simple (470), cancer (469), entérite (Î21).

Traitement. — \° Métrite simple : Une, deux saignées de 200 à 300 gr. ; sangsues sur l'hypogastre si la malade est faible ; cataplasmes laudanisés; onguent mercuriel belladoné (12 gr. en 24 h.) ; émollients, bains, lavements laxatifs, calmants ; boissons délayantes; position horizontale; diète.

2° M. puerpérale : Émissions sanguines modérées; sulfale de quinine (Beau, t à 2 gr. dés le début) ; onctions mercurielles belladonées; fomentations émollientes et narcotiques; émollients, laxatifs ; purgatifs doux, calomel, huile de ricin, magnésie calcinée, vessies de glace sur l'abdomen (Behier) ; injections vaginales calmantes, détersives, phéniquées. — Surveiller les complications.

3° Dans la M. puerpérale épidémique, pas d'émissions sanguines; sulfate de quinine à hautes doses, essence de térébenthine à l'intérieur, calomel à doses réfractées; alcoolature d'aconit (2 à 5 gr.) ; onctions mercurielles. — Excellentes conditions hygiéniques.

1° S'il y a catarrhe utérin, leucorrhée, etc. (voir 481).

2° S'il n'y a pas de catarrhe : Être sobre de cautérisations plus nuisibles qu'utiles ; injections d'eau fraîche, toniques, etc'

General: C'est le point essentiel : combattre la diathèse lymphatique (26), arthritique (23), s'adresser aux eaux minérales naturelles pour les gens riches.

Contre le lymphatisme: Eaux salées, iodurées, bains de mer- Ivreuznach, Salins, Bondonneau, Chatelguyon. Pour les eens peu aisés, bains avec 5

■if Sous-carbonate de soude 125 à 200 grammes

Iodure de potassium 16 à 20

Injections de 10 minutes pendant le bain (Guéneau de Mussy) • à 1 intérieur quinquina, sirop ioduré ; protoiodure de fer.

^^^>a^90U*tem- {23}U) '' EaUX de Yich*> d'Ems> de Soins hygiéniques : Pas de fatigue locale ; peu de rapports

p? nd f T"18 fr°lds; ' à 3 des Pilules suivantesà

prendre le soir trois heures après le repas (Bretonneau) :

if Extrait de belladone ,

Poudre de racine de belladone »a 0b'r'10- F- s. a. 20 pilules.

463.-Métrite chronique. — Variétés. — Générale (corps et col), ou partielle (corps ou col). — Siège anatomique : 1° membrane muqueuse du col [M. externe) ou du corps (M. interne) ; ï° parenchyme (M. parencîiymateuse ou engorgement utérin) . I. Métrite externe. — Symptômes. — Museau de tanche de

couleur variable, érythémateuse, depuis le rouge vif jusqu'au violet , générale ou partielle , n'occupant le plus souventqu'une des deux lèvres, la postérieure.

— A un degré plus avancé, surface inégale, granulée, érodée, ulcérée, fongueuse. Col hypertrophié, plus ou moins dur (fig. 199), plus ou moins déformé, à surface plus ou moins lisse, plus ou moins rugueuse (fig. 201.) Chaleur normale, sensibilité

Fig. 199. — Inflammation chronique simple du col de l'utérus a-vee hypertrophie et ramollissement.

peu prononcée, coït souvent

douloureux ; pesanteur dans le bas-ventre, tiraillements dans les reins, les flancs, plus à gauche qu'à droite : leucorrhée muqueuse, muco-purulente, sanguinolente, inodore. Menstruation normale .

Dyspepsie, constipation, rétention ou incontinence d'urines, chlorose, nervosisme.

II. Métrite interne ou Endomé trite. — Symptômes. — 1° Locaux ; Douleurs abdominales, hypogaslriques, s'irradianl dans les nerfs lombaires, sciatiques, coccygiens, occupant l'un ou l'autre côté, continues, rémittentes, par crises, intermittentes, avec ou sans exacerbation ; le caractère spécial des douleurs de l'endométrite est d'êlre expulsives (Nonat).

Troubles menstruels variables; troubles de la circulation utérine ; quelquefois atrophie, le plus souvent hypertrophie de l'utérus. Leucorrhée de couleur et consistance variables, à odeur fade, fétide.

Au toucher, peu de modifications (voir Métrite aiguë).

Le cathétérisme utérin fait constaler l'augmenlation de la cavité utérine ; quelquefois douloureux, le plus souvent insensible, d'autres fois provoque ou réveille tous les accidents auxquels la M. interne peut donner naissance. Doit être employé avec réserve.

2° Généraux : Douleur de voisinage sur la vessie, le rectum

MALADIES DE l'lTÉKUS ET DE SES ANNEXES. 4t5

et troubles fonctionnels consécutifs. Troubles sympathiques sur 1 estomac (dyspepsie, gastralgie), l'intestin, la circulation et la respiration, les facultés psychiques, l'innervation, la nutrition.

Ht. llétrite parencliyniatetise. — Symptômes. — Engorgement du col, siégeant le plus souvent à la lèvre postérieure ; quelquefois col en biseau, avec. dilatation ou rétrécissement. Engorgement du corps perceptible au toucher et au palper.

Traitement. l.M. externe. — 1° Général : Émissions sanguines subordonnées au siège et à l'intensité de la phlegmasie,à la force du sujet : petites saignées générales de 60 à 90 gr., aux époques menstruelles (Lisfranc, Nonat) ; quelquefois sangsues aux cuisses, à l'anus, mais non à la vulve. Dérivatifs, manuluves, sinapismes, vésicatoires loc. dol. simples ou morphinés; topiques émollients, narcotiques, lavements, purgatifs, bains généraux. Injections vaginales émollientes, mucilagineuses, narcotiques, ashingentes ; douches vaginales.

2° Local: Cautérisation de la surface interne du col avec le nitrate d'argent, avec le caustique Filhos, Je cautère électrique, le nitrate acide de mercure mitigé, tous les 8 jours. Cautérisation de la cavité avec le crayon, les caustiques liquides. Abras:on, cautérisation transcurronte (Nonat).

II. M. interne. — Tampon d'ouate ou de charpie imbibé d un des mélanges suivants :

"if lodure de potassium 4 gr.

Glycérine 30

(Scanzoni.)

lodure de potassium... ) „

Extrait de ciguë ] aa 2 S1'-

Axonge 30 —

"if lodure de mercure 0sr;^0

Axonge 30 1

(Scanzoni.)

y Axonge 30 gr.

Extrait de ciguë 2 à 4 gr.

Extrait thébaïque 2

(Métier.)

Cautérisation avec le caustique Filhos (1 minute à 1* 30s)

;;;;,Tli0Q d'eau tiède et topique d'amid°» pulvérisé ;-

avec le fer rouge, - galvano-caustique. Hydrothérapie.

thé ie l'on^ n gI',aV?C 16 Perchloru™ de fer; p'as d'anesméaire est d i r , PÛS douloure^( Huguier). L'écraseur iméaiie est difficile à placer et donne lieu à de grandes dou-

îo^™**™^*' Sra"u,aUons d» col. - Symptômes. -

aueuL bWhp 1UrS l0CaleSGt de voisinaSe ! leucorrhée visqueuse, blanche, plus ou moins abondanle. Le spéculum fait

voir au col une ou plusieurs plaques granulées plus ou moins arrondies (fig. 200), ayant leur origine dans les lèvres mûmes

du col, occupant l'une ou les deux lèvres, de couleur variable du rose pâle au violet foncé, ou bien des granulations pustuleuses, des concrétions granulées ; souvent aménorrhée, dysménorrhée, stérilité consécutive.

4 variétés (d'après A. Desprès).

— Surface plane, rouge, jaunâtre, parsemée depoints rouges et traînées rouges {fig. 200), à la suite de vaginite, demétrile chronique interne, occupant tantôt l'une ou l'autre lèvre du museau, le plus souvent la postérieure ; avec quelques granulations {Vie. érythémateux).

Ulcérations plus profondes, avec altération du derme de la muqueuse, suppuration des glandules {fig. 201), points rouges excavés consécutifs à des abcès ou à l'élimination d'une glande {Vie. glandulaires).

Fig. 200. — Concrétion granulée du museau de tanche (Boiviu et Dugès).

Fig. 201. — Concrétion granulée ; ulcération superficielle ; congestion sanguine du museau de tanche (Boiviu et Dugès).

Ulcération à fond jaune grisâtre, à bords irréguliers, taillés à pic avec légère auréole inflammatoire, unique ou multiple, quelquefois stationnaire, d'autre fois phagédénique, à bords

déchiquetés, étalés, à fond jaunâtre, saignant, à sécrétion séropu ru lente {Vie. syphilitiques).

Ulcération à bords saignants, creux ; utérus mamelonné violacé par places et rouge ocreux dans d'autres ; col dur, se déchirant facilement (Vie. cancéreux).

2° Généraux : Troubles digestifs, gastralgie, dyspepsie ; troubles respiratoires, dyspnée, toux ; troubles circulatoires, palpitations ; état névropathique, névralgies lombaires, lomboabdominales ; mélancolie, hypochondrie.

Ne pas confondre avec cancer (439), polypes '(468), aménorrhée (459), dysménorrhée (460), excroissances ou choux-fleurs (466).

Traitement. — Local : Repos, continence, injections quotidiennes. S'assurer s'il n'y a pas chute de l'utérus, pessaire mal placé ou une cause étrangère ou une lésion profonde de l'utérus. Alun en poudre topiquemenl tous les 8 jours : injections chaudes, pas de cautérisation à moins de fongosités. Dans ce cas une seule cautérisation à l'aide d'un pinceau de charpie trempé légèrement dans

¥ *a,u • ..... 100 gr.

Chlorure de zmc l00 (A> Desprès }

Même cautérisation pour les chancres mous, simples phagédéniques. ' 6

Dans les ulcères fongueux, cautérisations avec le nitrate de mercure, le caustique de Vienne solidifié ou caustique Filhos le crayon de nitrate d'argent ; d'abord 2 fois par semaine, puis tous les 8 jours pendant 6 à 8 semaines; ne pas négliger de cautériser jusque dans l'intérieur du col à 2 centimètres environ, avec le crayon ou avec :

~2f Nitrate d'argent cristallisé J0 Kr.

Eau distillée. 90 —

Injections astringentes avec l'acétate de plomb, l'alun, le sulfate de zinc la décoction de feuilles de noyer, de feuilles de chêne : injections vaginales froides ; hydrothérapie : douche* locales sulfureuses, alcalines. P ' UUUCûes

465. Excroissances eu choux-fleurs. - Symptômes - \ • Locaux : Humidité excessive des parties externes ït leucor-

sang 1uTouVanr?7entf °.ndante' Gt

sang sut out après le coït. Tumeur insensible au toucher

ayant la orme d'une mûre, d'une framboise, d'une fraise

™>> -mpagnéeTa

1° Généraux : Anémie consécutive ; troubles gastriques, respiratoires, nerveux.

Fig. 202. — Excroissances en choux-fleurs (*).

Ne pas confondre avec granulations (465), tumeurs fibreuses (46"), polypes (468) ; extrémité du placenta (voir Accouchements).

Traitement. — Cautérisations avec le nitrate d'argent, le nitrate acide de mercure, le fer rouge, toucber avec le perchlorure de fer liquide à 30° ; tampons trempés dans les solutions astringentes, dans les pommades de tannin (10 gr. pour 30 d'axonge), d'alun (10 gr.), de ralanbia (3 à tOgr.). Injections (Clarke) avec

lf Sulfate de zinc <> S1--

Eau de roses 12° —

Eau distillée 500

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