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Abaissement, prolapsus, chute de l'utérus

Symptômes. — Abaissement de l'utérus au-dessous de son ni-

l iy. 218. — Prolapsus à la suite d'une chute (*).

veau normal, et, dans les cas extrêmes, issue d'une partie de 1 organe entre les grandes lèvres (fig. 218), plénitude, pesanteur dans le bassin ; tiraillements dans les reins, l'ombilic: douleur lombaires; marche et station debout pénibles, surtout le soir • miction difficile, quelquefois impossible , menstruation le plus habituellement régulière; conception possible: leucorrhéedyspepsie. '

Ne pas confondre avec polypes (468), tumeurs pelviennes aiongement hypertrophique du col. Le signe important est ^existence de l'orifice utérin à la partie inférieure de la Z

toucZ'TZr ReV°sh0™™M Prolongé; injections froides; toucher 2 fois par semaine le col avec la teinture d'iode con-

Dugès): VagiD rCnVCrS' ' b> mUSeaU de ''-aident était récent (Boivin et

centrée (Churchill). Injections astringentes, sulfate de zinc ou

Fig. 219. — Réducteur à air après la réduction (*).

de cuivre (15 gr. pour 500 d'eau) ; nitrate d'argent (5 à 10 gr.) ; alun (15 à 30 gr.); injections avec les décoctions de thé vert, d'écorces de chône, de noix de galle, de roses de Provins, de matico. Tampons ou sachets avec des poudres ou des mélanges

astringents, au tannin, à l'alun, etc.

Réduction de l'utérus tombé entre les cuisses :

pessaires en gimblelte'/tg.

220), en huit de chiffre (fig. 221), ovales (o), en

Fig. 220. — Pessaire Fig. 221.- Pcssaire gUtta-percha , et mieux en gimblette. en huit de chiffre. ^ caoulchouc> tels que

les pessaires Gariel (fig. 210), qu'on retire chaque soir, qu'on lave et qu'on replace le malin.

(*) a, utérus ; b, vagin ; c, vessie ; d, réducteur gonflé ; e, insuftlateur vide ; f, symphyse du pubis

MALADIES DE i/uTÉRUS ET DE SES ANNEXES. 43 1

Prophylactique. — Éviter les marches, les fatigues, l'éguitation, les voyages lointains, en voiture mal suspendue ; hydrothérapie et douches ascendantes.

472. Ovarite. — Symptômes. — 1° Locaux : Douleur spontanée, plus violente sous la pression; tumeur dans l'une ou l'autre fosse iliaque, de 6 à 8 centimètres environ, résistante, dure, douloureuse, donnant la sensation de pesanteur, d'élancements, augmentant à l'époque menstruelle. Par le toucher rectal, sensation très-distincte de l'ovaire tuméfié et douloureux.

2° Généraux : Malaise, dysménorrhée, fièvre, brisement des membres, céphalalgie, troubles digestifs, constipation opiniâtre.

Ne pas confondre avec abcès des parois abdominales (387\ phlegmon des ligaments larges (475).

Traitement. — 1° Local: 10 à 20 sangsues, cataplasmes émolhents, narcotiques; frictions avec l'onguent mercuriel; collodion élastique.

2° Général: Tisanes émollientes, acidulés, eau d'orge miellée • demi-lavement matin et soir ; limonade purgative : eau de Sedlitz^huile de ricin ; demi-bains, grands bains : repos horizontal.

473. Kyste» des ovaires. — Symptômes. — 1° Locaux: Début lent, insensible, puis peu à peu augmentation du volume du ventre; tension de l'abdomen; ventre déformé par une tumeur plus ou moins volumineuse ; matité limitée et plus marquée dans le côté où siège le kyste ; sonorité dans le côté oppose et a la partie supérieure de l'abdomen, selon une ligne courbe dont la convexité est tournée en haut.

2° Généraux: Le plus souvent nuls ou peu marqués; troubles mécaniques des- fonctions digestives, respiratoires, circulatoires ; constipation, œdème des extrémités, dyspnée ; émaciation; troubles nerveux: menstruation variable.

Chercher à reconnaître parla palpalion si le kyste est uniloculaire ou multiloculaire, s'il est simple ou multiple.

l! !!?(n ;faî^~perCeption de fluctuation générale. S il est multiloculaire, - de petites pichenettes sur le ventre

^^^^ " —pondant

Rrolsesse nm^f^ ^ (448)' tumeur fîbreuse ^ grossesse (596), phlegmasie péri-utérine (474), tumeurs produites par 1 accumulation considérable des matières ste?co-

Traitement. I. Médical: Nul ou incertain ; tonifier la malade.

II. Chirurgical: 1° Ponctions avec le trocart ordinaire; répéter les pondions selon les indications (voir Paracentèse, 449).

2° « Ne traiter parles injections iodées que les kystes uniloculaires simples, mobiles, sans complication aucune, ayant des parois minces et sans altération, et renfermant un liquide clair, séreux, sanguin ou purulent.... Une seule ponction et une seule injection suffisent souvent pour les guérir radicalement (Boinet). »

3e Teinture d'iode ' ^ i 00 tri- Eau distillée I aa S

Iodure de potassium 4 gr.

Diss. (Boinet).

3° Essayer de traiter par les injections iodées et la sonde à demeure les kystes simples et uniloculaires renfermant un liquide épais/filant et albumineux (Boinet).

Quand le liquide se reforme vite, ovariotomie.

4° Si la santé de la malade est bonne, si le kyste est mulliloculaire et le liquide limpide, déchirer les parois des poches avec la canule du trocart.

5° « Soumettre à l'ovariotomie tous les autres kystes multiloculaires, môme les kystes uniloculaires à liquide filant, épais, albumineux, etc., parce que le traitement de ces kystes par la sonde à demeure et les injections iodées exige des mois, des années (Boinet). »

474. Inflammation péri-utérine. — Symptômes. — 1° Locaux : Douleur plus ou moins vive dans la fosse iliaque, réveillée par la pression, la marche, la station debout. Rénitence diffuse de la paroi abdominale, sensation plus ou moins bien circonscrite d'une tumeur ovoïde, globuleuse, située dans la profondeur du bassin: diminution graduelle des symptômes ou passage à l'état chronique. Par le toucher vaginal, sensation de chaleur insolite, d'empâtement, très-douloureuse au contact du doigt; toucher rectal douloureux.

2° Généraux: Fièvre plus ou moins vive, altération, nausées, inappétence, constipation, dysurie : face anxieuse, décubitus dorsal.

Ne pas confondre avec déviation utérine (470), ovarite (472), métrile (462), péritonite (446).

Traitement. —15 tà 20 sangsues répétées au besoin; cataplasmes émollients, laudanisés ; bains, demi-bains ; injections émollientes, narcotiques ; lavements laxatifs; boissons acidulés, cmollientes, gazeuses: potion calmante ou antispasmodique.

MALADIES DE j/UTÉRUS ET DE SES ANNEXES. 433

Légers laxatifs; limonade purgative au citrate de magnésie (oC » gr.), eau de Sedlitz; huile de ricin, collodion élastique.

475. \aUite - I. V. «impie. - Symptômes. - 1<> Locaux: (Valeur, cuisson, rougeur, tuméfaction de la vulve- écoulement d'abord limpide, puis épais, blanc ou jaunâtre, plus ou moins abondant; quelquefois le contact de l'urine augmente la douleur; marche douloureuse.

A l'état chronique, absence de chaleur, de cuisson, de rougeur; écoulement moins épais.

,X^«^que ûuls' cumme dans Ia VuMte **

Ne pas confondre avec tentatives de viol ni avec les variétés suivantes. ueiBS

Fîg. 222. — Vuhitc phlegmoneuse [*).

é^^lZ^f : ^lasmes, fomentations, bains "tnis, Sdupoudier avec le sous-nitrate de bismuth! A l'é-

îfJÏÏÏÏ l *> «W* lèvre

Ofifice du vagin. (Boiviii et Dugès.)

Coulibu, Aidc-mém., 2< édît.

saine ; c, petite lèvre normale ; d,

lat chronique, lotions astringentes, à l'eau blanche, à l'eau végéto-minérale, à la solution de nitrate d'argent (0,05 à 0,10 pour 50 d'eau).

2° Général : Traiter le lymphalisrae (26).

II. V. phlegmoneuse. — Symptômes . — 1 0 Locaux (fifj. 222) : Chaleur, rougeur, douleurs lancinantes s'étendant dans le voisinage: adénite consécutive; tuméfaction d'une ou des deux grandes lèvres : au centre de la tuméfaction, noyau dur; puis ramollissèment, fluctuation. Marche, station debout pénibles, impossibles.

2° Généraux : Plus ou moins intenses.

Ne pas confondre avec hernie (516), œdème, kystes des grandes lèvres (477).*

Traitement. — Quelquefois 4 a 5 sangsues; cataplasmes émollients; bains, demi-bains; ouvrir largement l'abcès dès

Fig. 223. — YuLvite folilculcuse (Huguicr).

le pus est formé pour éviter les fistules (Fleetwood

chill). Cataplasmes émollients; repos. S'il y a trajet fistuleux persistant, mettre la fistule à jour.

III. V. folliculeuse. — Symptômes. — 1° Locaux : Prurit ou élancements douloureux surtout pendant la marche ; écoulement peu abondant blanc, opalin à l'état chronique, jaunâtre, purulent à l'état aigu, disparaissant et apparaissant deux à Irois fois par jour. A l'orifice du vagin, petites ouvertures arrondies, grisâtres, situées sur de petites élévations et entourées d'un cercle rouge : possibilité d'introduire un stylet dans les orifices ; issue d'un liquide filant quand on presse les follicules (Inflammation des follicules muqueux, Alph. Robert). Pas de symptômes généraux.

Prurit, tuméfaction, rougeur, petites élevures disséminées occupant les follicules sébacés ou les bulbes pilifères, ayant peu à peu l'aspect d'une petite pustule, avec chaleur, démangeaison, douleur; sécrétion visqueuse, gluante, à odeur forte, fétide; excoriations, ulcérations ifig. 223). Au déclin, dessiccation, cicatrisation {Inflammation des follicules sébacés et des bulbes pilifères, Huguier).

Ne pas confondre avec abcès (107), chancre (27), ulcères (126), maladies cutanées, eczéma (53), ecthyma (63), impétigo (62), herpès (55), ulcère rongeant ou esthiomène (479).

Traitement. — Contre l'inflammation des follicules muqueux : Un seul moyen de guérison : introduire un stylet d'Anel trèsfin dans le follicule dont on dilate un peu l'ouverture ; substituer au stylet une branche de ciseaux fins, minces et boutonnés; inciser le follicule et cautériser avec le crayon de nitrate d'argent (A. Robert).

Contre l'inflammation des follicules sébacés et pileux : Bains de propreté; lotions adoucissantes, émollientes, narcotiques; bains de siège ; onctions avec l'huile d'amandes douces, le beurre de cacao. Quelquefois lotions astringentes avec la décoction de roses de Provins, la solution de sulfate de zinc (I p. 100), eau blanche. Cautérisation des excoriations avec le crayon de nitrate d'argent : lotions d'eau de chaux, cataplasmes de mie de pain et de feuilles de ciguë arrosés d'eau blanche (Huguier;.

IV. V. pseudo-membraneuse. — Symptômes. — 1° Locaux Douleur, tuméfaction, peu considérables ; pseudo-membrane sous forme d'îlots grisâtres s'étendant rapidement sur les bords de la vulve; écoulement d'une matière sanieuse.

2° Généraux : Voir Stomatite (230) sous l'influence de laquelle la maladie se développe.

Ne pas confondre avec vulvite gangréneuse (475, V).

Traitement. — Cautérisation avec alun en poudre, nilrale d'argent, acide chlorliydrique (Voir Stomatite couermeuseÇMO, II;.

V. V. gangreneuse. Symptômes. — 1° Locaux : Douleur brûlante ; tache d'un rouge paie d'abord avec engorgement des lèvres, puis d'une teinte grise, cendrée, noirâtre avec cercle inflammatoire. Dysurie ou rétention d'urine ; élimination des eschares ou aggravation des symptômes.

2° Généraux : Fièvre, céphalalgie, nausées, anorexie ; pouls petit, fréquent : diarrhée colliquative.

Ne pas confondre avec vulvite pseudo membraneuse (475, IV).

Traitement. — Cautérisation (V. Stomatite gangréneuse, 90, V).

476. Prurit; Névralgie. — Symptômes. — Aucune lésion locale pouvant expliquer le prurit intense qui occasionne des démangeaisons parfois atroces, des excoriations, l'insomnie, des habitudes vicieuses, des désirs vénériens (Prurit).

Douleur spontanée ou provoquée consistant en élancements, cuisson plus ou moins vive, augmentant par le toucher, le coït (Névralgie).

Ne pas confondre avec eczéma (53), prurigo (66), vaginisme (476 bis\.

Traitement. — 1° Contre le prurit : Lotions albumineuses, alcalines, bicarbonate de soude (5 gr. pour 500 gr.), narcotiques ; fomentation de décoction de cerfeuil, de ciguë, de tOtes de pavots.

"2L Eau d'orge 250 gr.

Alun.- 2 —

Diss. pour lotions, 3 à 4 fois par jour.;

2L Eau commune. 300 gr.

Chlorure de chaux 2 à 3 —

Diss. .

3f Eau commune 250 gr.

Borax . 10 à 25 gr. '

Diss. pour lotions, 3 à 4 fois par jour.

IL Sublimé 5 gr.

' Alcool 50 —

Diss. : 1 cuillerée à café dans i litre d'eau très-chaude pour lotions et injecjections (Trousseau).

Pommades camphrée, alcaline (2 à 4 gr.), boratée (2 à 4 gr.), mercurielle, éthérée : sous-nitrate de bismuth en poudre; eau fraîche additionnée de teinture de benjoin ; cautérisation au nitrate d'argent.

IL Précipité blanc

Axonge

F. s. a. pommade : saupoudrer ensuite avec IL Camphre pulvérisé. . . .

2 à 8 gr.

30 gr.

IL Axonge - 20 gr.

Kthcr chlorliydrique chloré. 2 — F. s. a. pommade (Cazenave).

2° Contre la névralgie: Bains émollients, narcotiques : voir ci-dessus Prurit. Uniment de chloroforme : voir Névralgies (37).

2£ Chloroforme 25 gr. If Chloroforme 2 gr.

Gutta-percha 5 — Huile d'amandes douces. . . 30 —

Diss. pour embrocation. | Mêlez.

476 bis. Vagrinisme. — llyperrgtlipgie Tiilvaire. —

Symptômes. — Contraction spasmodique des muscles du vagin rendant le coït impossible, avec ou sans persistance de la membrane hymen, hyperesthésie excessive.

Ne pas confondre avec l'occlusion ou atrésie congénitale ou accidentelle du vagin, ce que révélera l'introduction d'une sonde de femme par l'ouverture vaginale.

Traitement. — Extirpation ou incision de l'hymen et pansement avec céral opiacé ou belladoné. — Division des fibres du sphincter vaginal. Introduire dans le vagin l'index et le médius de la main gauche ; les séparer ensuite latéralement, de manière à tenir aussi écartées que possible les parois de la cavité vaginale, en s'appuyant sur la fourchette qui se trouve ainsi distendue. Alors avec un bistouri ordinaire entamer profondément le sphincter vaginal d'un côté de la ligne médiane en dirigeant l'incision de haut en bas pour s'arréter.au raphé du périnée. Réintroduire l'instrument dans le vagin en maintenant toujours écartés les doigts index et médius. Pratiquer de 1 autre côté une incision semblable, la diriger également de haut en bas jusqu'à ce qu'elle vienne la rejoindre au niveau du pennée et prolonge leur jonction jusqu'au tégument pénnéal, chaque incision ayant environ 2 pouces de long — Puis dilatation à l'aide d'un dilatateur en métal, en ivoire ou en verre (Marion Sims).

S'il y a hyperesthésie simple : Bains de siège, quarts de lavements froids (voir 496).

S'il y a fissure: Cautérisation au nitrate d'argent en solution a laide d'un pinceau de blaireau, tous les 2 ou 3 jours, e charp.e sèche. Ou bien dilatation graduée ou forcée, soi!

caoutchouc01 0U aV6C Te Speculum bivalve ou la Pelote de

^tZ'™/****' 7 Symptomrs- - Locaux: Gène augmenlant £hlP remrn,( qUand lG kyste a un volume un PO" consimenf Hp,nT de la lèvre> tumeur ««"8 change-

fond ni „ 8Ur Va Peau' 3SSez dure a ,a Pression> ne se confondant pas avec les sinus voisins, mobile sous la peau, ne

changeant pas de volume par les efforts, par les quintes de toux, comme les anévrysmes (fig. 224).

Ne pas confondre avec phlegmon des grandes lèvres ou vulvile phlegmoneuse (475, II), œdème ou hernie, thrombus, varices (4-78), polypes.

Traitement. — Incision simple ; incision et pansement avec

Fig. 224. — Tumeur enkystée (*).

la charpie enduite d'onguent styrax, de teinture d'iode, de pommade excitante, devin aromatique. — Incision et cautérisation des parois du kyste; — séton dans le kyste. — Excision e t ablation complète comme pou r les kystes ou loupes ( 1 3 \ , \ 33). Si le kyste est petit, excision ; s'il est considérable, n'exciser qu'une partie du sac et amener avec la charpie une suppuralion adhésive du reste du foyer.

478. Thrombus, Varices. — Symptômes. — Locaux : Développement des veines variqueuses sur l'une ou les deux grandes

(') T, aspect général de la tumeur ; M' sonde introduite dans l'urèthrc (Huguier).

livres, coïncidant souvent avec la grossesse, avec des varices aux jambes.

Ne pas confondre avec kystes (477), abcès (475).

Traitement. — Topiques froids, astringents, repos horizontal, éviter la constipation (voir 430).

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