MALADIES DE LA GROSSESSE ET POSTPUEBTÉRALES
plétement fermé (grossesse). — A. Moyens médicaux. — Vider la vessie; prévenir les morsures de la langue à l'aide d'un coin de bois ou d'un bouchon placé entre les dents; faire maintenir la malade. — Saignées du bras retirant 500 à 1 ,000 grammes de sang au plus; 10 à 15 sangsues aux apophyses mastoïdes. Calomel et jalap (\ gr. en 6 doses). Applications froides sur la tête. Chloroforme. Sinapismes aux mollets, lavements salés, sirop d'éther, sirop de morphine; grand bain tiède prolongé.
B. Moyens chirurgicaux. — Provoquer l'accouchement, si, malgré la persistance des accidents cérébraux, le travail tarde à s'établir spontanément (678).
2° Col incomplètement dilaté (travail). — Règle générale : attendre, pour extraire l'enfant, que la dilatation se soit spontanément complétée. Très-exceptionnellement, et seulement quand des accès fréquents et graves résistent au traitement médical, dilater artificiellement l'orifice avec la main ou pratiquer des incisions sur le col pour terminer plus promptemenl l'accouchement.
3° Col dilaté ou dilatable. — Si les contractions sont fortes, l'enfant petit, le travail rapide, les accès espacés, confier l'accouchement à la nature; le terminer par la version ou le forceps dans les conditions opposées (654, 669).
II. Préventif. — • Albuminurie, éclampsie imminente seulement possible. — 1° Grossesse. — A. Moyens médicaux. — Saignée modérée, purgatifs, sudorifiques, bains, frictions, exercice, toniques, martiaux.
B. Moyens chirurgicaux. — Provoquer l'accouchement dans certaines conditions mentionnées plus haut (Tarnier) (précepte théorique non encore jugé par les faits).
2° Travail. — Le confier entièrement à la nature, si sa marche est régulière et rapide. Dans les conditions opposées, le terminer par la version ou au moyen du forceps, quand la dilatation du col le permet (Bailly).
603. Troubles organiques. — Contre le relâchement des symphyses pelviennes : Repos horizontal, ceinture.
Contre les déplacements utérins : Réduction, contention et repos horizontal.
604. némorrhagfie utérine pendant la grossesse. — Arortement. — Réfrigérants, repos horizontal, quarts de lavement froids et laudanisés, saignée au bras de 200 à 300 gr.; tamponnement à l'aide de bourdonnets secs de linge ou de charpie en queue de cerf-volant, imbibés d'une solution con-
centrée de perchlorurede fer et introduits à l'aide du spéculum plein; maintenir à l'aide d'un bandage en T; les laisser autant que la malade pourra les supporter, de 2 à 10 heures (Pajot). Pas de seigle ergoté, et, s'il y a dilatation du col, extraire l'enfant par la version.
Mais chercher avant, tout à prévenir l'avortement par les moyens ci-dessus, par les toniques s'il y a chloro-anémie, par le mercure ou l'iodure de potassium s'il y a des antécédents syphilitiques ; — par les promenades au grand air, s'il y a vie trop sédentaire, etc.; ■ — par le repos horizontal et les pessaires Gariel, s'il y a déplacement, etc.
Pour arrêter l'avortement qui se fait : Moyens ci-dessus, saignée si la femme est assez robuste, repos horizontal, boissons froides, compresses froides sur les aines, quarts de lavement laudanisés (20 à 30 gouttes par quart), sinapismes aux bras, entre les deux épaules.
Pour favoriser l'expulsion si l'avortement est inévitable : Seigle ergoté (2 gr. en 4 fois à 10 minutes d'intervalle), extraire l'enfant avec, la pince de Charrière; si c'est impossible, tamponnement vaginal pour modérer la perte de sang.
Contre la rétention duplacenta : Attendre une ou deux heures ; seigle ergoté; chercher à l'extraire soit avec les doigts, soit à l'aide d'une pince longue. Si tout n'est pas extrait, injections aromatiques, chlorurées, phéniquées : quinquina, alcoolalure d'aconit cà l'intérieur pour prévenir les accidents adynamiques produits par la putréfaction du placenta.
605. Fièvre puerpérale. — Symptômes. — 4 ou o jours après l'accouchement, frisson violent, intense, prolongé, durant plusieurs beures et pouvant se répéter et simuler une fièvre intermittente; suppression des lochies, pouls fréquents, 100 à 120, petit, dépressible ; cbaleur modérée, pas de sueurs, face altérée, anxieuse; respiration haute, entrecoupée; malaise épigastrique; abdomen très-sensible, tumélié, ballonné, amenant de la dyspnée, des éructations, des vomissements bilieux, verdâtres, fréquents. A ces souffrances succèdent la torpeur, la faiblesse de la voix, le refroidissement, souvent le délire, les selles involontaires, l'excessive fréquence du pouls, et très-fréquemment la mort. (Voir Péritonite puerpérale, 44G.)
Quelquefois il se manifeste un érysipôle, un phlegmon, une pleurésie, un ictère, etc.
Ne pas confondre avec fièvre de lait, péritonite (440).
Traitement. — Sulfate de quinine (t à 3 gr. par jour) en potion, lavements; alcoolalure d'aconit (2 à 5 gr.) ; toniques;
injections aromatiques, émollienles, phéniquées, alcooliques. — Béliier prescrit les sangsues fréquemment répétées, les vesicaloires volants, le collodion élastique, les grands bains. (Voir Péritonite.) — Conditions hygiéniques, aération.