‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 16 sur 180 · V. Poisons néviosthéniqiies. — Ce sont : strychnine · texte numérisé non relu

V. Poisons néviosthéniqiies. — Ce sont : strychnine

noixvomique, acide prussique, cantharid-es .

98. Strychnine, noix vomique. — SYMPTOMES. — Angoisse, agitation, spasmes, contractions toniques ; roideur, opisthotonos; figure pâle,intelligence nette, puis trismus, secousses convulsives, anhélation; gonflement et coloration delà face; calme momentané auquel succèdent de nouvelles convulsions, puis perte de l'intelligence.

Traitement. — Teinture d'iode; tannin, chloroforme, aconit etc., tous moyens incertains ou nuls.

99. Acide pmssique. — Symptômes. — Vertiges, gêne de respiration, bâillements; perte.de connaissance, de mouvements de sensibilité ; dilatation des pupilles ; stertor, trismus, écume à la bouche ; pouls petit, fréquent; peau froide ; coma, quelquefois convulsions.

EMPOISONNEMENTS

Traitement. — Larges abusions d'eau froide sur la tète et la colonne vertébrale ; inspirations d'ammoniaque.

Dans les empoisonnements par le cyanure de potassium, l'huile d'amandes amères, l'eau de laurier-cerise, faire vomir; ou bien vider l'estomac avec la pompe stomacale, qui se compose d'une sonde œsophagienne montée sur une pompe à hydrocèle ; atfusions froides, et quand les matières vomies n'ont plus l'odeur d'amande amère, prescrire la solution de sulfate de fer (79).

^ 100. Caiitharides. — Symptômes. — Brûlure dans la bouche, l'œsophage, constriction à la gorge; douleurs dans les reins, les uretères, la vessie; dysurie, rétention d'urines; priapisme; lipothymie, syncopes.

Traitement. — Expulser les cantharides par des vomissements provoqués par le chatouillement de la luette, par l'ingestion d'eau tiède, d'eau albumineuse; émétique (0er,10 pour demilitre d'eau tiède). Quand le vomissement a eu lieu, faire prendre quelques gouttes d'éther sur un morceau de sucre. — Pas d'huile.

SECTION 11

Asphyxie.

10t. Asphyxie cn général. — Peut dépendre de deux causes différentes :

1° Il n'entre plus d'air dans les poumons, comme cela a lieu chez les gens qui se pendent, se noient, s'étranglent.

2° Il entre dans les poumons un air impropre à la respiration, tel que celui qui est vicié par la vapeur du charbon, les émanations des cuves en fermentation, des égouts, des fosses d'aisances.

Traitement. - Éloigner ou faire cesser les causes qui ont produit l'asphyxie ? puis chercher à ranimer les fonctions respiratoires et circulatoires. A cet effet, frictions sèches, frictions avec 1 eau sédative sur la colonne vertébrale, sur les muscles de la poitnne : chatouiller l'intérieur du nez avec une barbe de p umc; exercer sur les deux côtés de la poitrine des mouvements alternatifs de compression, et tenter d'insuffler de l'air dans la poitrine, soit bouche a bouche, ou mieux encore avec un soulflet.

102. Femlaiaonou otraiifflement. - Couper immédiatement les liens, les cordes qui entourent le cou; débarrasser

MALADIES GÉNÉRALES

l'individu de tout ce qui pourrait gêner sa respiration, sa circulation; tôte et poitrine plus élevées que le reste du corps ; frictionner énergiquement les jambes et la colonne vertébrale avec de l'eau-de-vie, du vinaigre, etc. ; une saignée est souvent nécessaire.

103. Kulimersion et asphyxie «les noyi's. — A sa sortie de l'eau, déshabiller le noyé et l'essuyer avec du linge chaud.

1° Méthode Marshall- Hall. — Placer le malade à plat ventre, après avoir mis sous la poitrine, pour la soulever et la supporter, une couverture roulée ou toute autre pièce de vêtement ;

Fig. 17. — Procédé Marshall-Hall, première position.

puis tourner le corps doucement sur le côté (fig. 17), presque sur le dos, et le replacer subitement la face vers la terre ; répéter ces manœuvres avec énergie et persévérance, environ quinze fois en une minute ; changer de temps en temps de côté. Chaque Tois que le noyé est à plat ventre, exercer une pression vive et ferme entre les omoplates (fig 18), mais cesser la pression dès qu'on aura tourné le corps sur le côté. — La première position augmente l'expiration (fig. Il), la seconde commence l'inspiration (fig. 18).

2° Méthode Sylvester. Consiste à imiter une profonde respiration naturelle en faisant jouer les mômes muscles qu'emploie la nature pour cette fonction. Dans une inspiration ordinaire large, nous élevons les côtes et le sternum au moyen du muscle°pectoral et de plusieurs autres qui vont de la poitrine aux

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