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épaules; ainsi se produit le vide qui appelle l'air pour gonfler les poumons. On soulève artificiellement les côtes et le sternum au moyen du muscle pectoral et de plusieurs autres muscles qui vont des épaules aux parois du thorax, en étendant vigoureusement les bras du patient jusqu'aux deux côtés de la tête ; en élevant les côtes, la cavité de la poitrine s'élargit ; il se produit une tendance au vide, et un courant d'air afflue dans
Fig. 18. — Procédé Marshall-Hall, deuxième position.
les poumons. L'expiration est produite par la simple compression des côtés de la poitrine au moyen des bras du patient.
Les bras du patient seront employés par l'opérateur, comme des leviers pour agrandir et rétrécir la poitrine.
Dans ce procédé la quantité d'air inspirée est environ dix fois plus grande que dans le procédé Marshall-Hall.
Voici les règles de ce traitement.
Règle 1. — Donner au patient la position convenable. — Placer le corps sur le dos, les épaules soulevées et soutenues par un vêtement replié, et appuyer les pieds.
Règle 2. — Maintenir libre l' introduction de l'air dans la trachéeartère. - Nettoyer la bouche et les narines. Tirer la langue du palient et la maintenir en dehors des lèvres. (Si l'on relève doucement la mâchoire inférieure, les dents pourront servir à maintenir la langue dans la position voulue. Si cela était nécessaire, on retiendrait la langue en passant un mouchoir sous le menton et en le nouant au-dessus de la tête.)
Règle 3. — Imiter les mouvements d'une respiration -profond''.. — Élever les bras des deux côtés de la tétc et les maintenir doucement, mais fermement, ainsi élevés pendant deux se-
Pig. 19. — Procédé Sylvester, mouvement d'inspiration.
condes. Ce mouvement élargit la capacité en soulevant les côtes et produit une inspiration [fig . 19).
■pi„% ti0. Procédé Sylvester, mouvement d'expiration.
Abaisser ensuite les bras et les presser doucement, mais fer-