MALADIES INTERNES PHOPREIIENT DITES
tfiO. Iléiiiorrliagfie «l«s méninges. — Épanchement de sang soit dans l'intérieur de la cavité arachnoïdienne, soit dans ]e feuillet viscéral de l'arachnoïde, soit dans les mailles de la pie-mère.
Symptômes. — Vomissements, somnolence, coma, résolution des membres, céphalalgie, paralysie du mouvement variable selon le siège de l'cpanchement; contracture, convulsions, roideur non persistante, tremblement convulsif, pupilles ré-
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trécies, dilatées ou immobiles ; mouvement frébrile plus ou moins intense ; pouls régulier de 100 à 150.
Traitement. — Émissions sanguines générales et locales ; purgatifs, calomel (0,0a en 10 paquets-, scammonec, résine dejalap aa0,50), infusion de séné, lavementspùrgatifsau séné, au sulfate de soude (30gr.),aumielde mercuriale (25 à 100 gr.) ; boissons rafraîchissantes; sinapismes, vésicatoires aux jambes, ventouses.
ir.1. Méningite simple. — Symptômes. 1° Dans la méningite primitive : Céphalalgie violente, continue, avec exacerbation, localisée le plus souvent au front, arrachant des cris aigus. Vomissements bilieux, abondants, fréquents ; langue sèche, sale, constipation; rétraction du ventre ; tache méningitique. Intelligence pervertie; agitation, délire, somnolence, perte de connaissance. Photophobie; pupilles dilatées, ou contractées, ou immobiles ; vision troublée, abolie, slrabisme. L'ophthalmoscope fait découvrir une congestion péripapillaire, un œdème papillaire, une dilatation des veines rétiniennes, une déformation de la papille. Affaiblissement musculaire ; contractions ; convulsions ; anesthésie ou hyperesthésie. Face animée ; yeux hagards ; traits contractés ; effroi; égarement ; grimaces ; stupeur ; rire hébété; sécheresse des narines: alternatives de rougeur et de pâleur. Respiration irrégulière ; pouls vif d'abord, puis irrégulier; peau sèche.
2° Bans la méningite secondaire : Comme on l'observe dans la fièvre typhoïde, quelques symptômes du début font défaut : irrégularité de respiration, de circulation ; constipation rare.
Ne pas confondre avec méningite tuberculeuse (103).
Traitement. — Chambre aérée, cou libre, demi-obscurité, silence, tète élevée, oreillers de crin ou de paille d'avoine, compresses fraîches sur la tète, boissons rafraîchissantes.
Une ou plusieurs saignées du bras ou du pied ; sangsues derrière les oreilles, à l'anus ou aux malléoles chez les jeunes enfants, en nombre assez élevé, ou bien une ou cleux en permanence pendant 24 heures ; ventouses scarifiées a la nuque ; compresses froides ou vessie remplie d'eau glacée en permanence sur la tète ; révulsifs aux membres inférieurs, sinapismes, vésicatoires volants, ventouses sèches.
Purgatifs : calomel (0,05 à 0,15 en 5 ou 0 l'ois chez les enfants; à 0,50 ou 0,75 chez les adultes); ou bien sirop do nerprun (15 à '.)Q gr. dans la décoction de pruneaux); sirop de chicorée (50 gr.) ; scammonéc, résine -de jalap (0,50) ; limonade purgative au citrate de magnésie en boisson ; eau de
Sedlitz ; infusion légère de séné édulcorée avec le sirop de cerises on de groseilles ou de framboises. Continuer les purgatifs jusqu'à cessation de la couslipalion.
Lavements purgatifs, une ou deux fuis par jour, quelquefois alterner avec lavements simples.
Révulsifs cutanés; sinapismes, pédiluves sinapisés. Vésicatoires volants aux mollets, derrière les oreilles, à la nuque, employés avec ménagement, afin de ne pas augmenter la fièvre! Frictions stibiées sur le cuir clievelu, vésicaloire sur le cuir chevelu, mais seulement dans la période de convulsion et quand tous les autres moyens ont été employés.
Grands bains et affusions froides sur la tète dans le bain.
Frictions mercurielles sur les côtés du cou, sous les aisselles, sur la tète préalablement rasée.
Contre les vomissements : Potion de Rivière, glace, eau glacée petit-lait, quinine brute (0,20 à 0,50); extrait de quinquina' éther, chloroforme (10 à 30 gouttes en potion) ; extrait thébaïque ( malgré la constipation), chlorhydrate de morphine (0,05 en potion).
162. Méningite rhumatismale. — Symptômes. — Apparition lente ou subite de sentiments dépressifs, puis agitalion, loquacité, délire, ou bien coma ; pouls fréquent, pelit, irrégulier, diminution ou disparition de l'œdème des articulations. Les symptômes cérébraux se présentent sous les formes suivantes: 1° céphalalgique ; 2° vertigineuse; 3° délirante et ataxique; 4° méningitique ; 5° apoplectique; 0° hémiplégique ; 7° tétanique.
Traitement. — Surveiller le moral du malade; prévenir ou combattre énergiquement le refroidissement des articulations, ainsi que le dégonflement, à l'aide de douches de vapeurs, de cataplasmes sinapisés, de vésicatoires volants sur les articulations. — Surveiller l'administration du sulfale de quinine, qu'on cessera dès qu'apparaîtront du bourdonnement ou des vertiges; — vésicatoires entre les épaules ou sur la tête (Beau); — saignées ou sangsues (voir Rhumatisme, 22).
iQ JHéningite luttèrent*' nwe. SYMPTOMES. — Céphalalgie persistante, malaise, vomissemen', conslipation, agitation, fièvre : céphalalgie intense, générale ou locale, cris hydrencéphaliques, assoupissement léger, alternative* de pAleur ou de rougeur; quelquefois troubles visuels. — Vomissements, constipation, appélit diminué, soif médiocre. — Pouls accéléré ou normal, température variable. — Taches méningiliques, sommeil interrompu ou insomnie.
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Après quelques jours, diminution de la céphalalgie; délire allernantavec somnolence, puis coma ; quelquefois convulsions, roideur,contraclion, paralysie partielle ; sensibilité quelquefois exaltée, le plus souvent diminuée.
Dilatation des pupilles, strabisme. A l'ophtlialmoscope, mêmes signes que dans la méningite simple, quelquefois granulations tuberculeuses ayant surtout pour siège la choroïde {fig. 29 et 30).
Fig. 29. — Méningite tuberculeuse caractérisée par l'infiltration et la congestion péripapillaircs, par la dilatation des veines de la rétine ou phlebectasic rétinienne, par les thromboses des veines de la rétine et par des hémorrhagies rétiniennes (*).
Ventre rélraclé, déjections alvines involontaires. Soif, sécheresse de la langue, cessation des vomissements. — La faiblesse augmente; pouls très-fréquent, irrégulier, intermittent; puis dyspnée, prostration, carphologie.
Ne p»s confondre avec méningite simple (IC>1).
Traitement. — Éviter le bruit, la lumière, l'excitation. En présence de symptômes aigus, quelques sangsues derrière les
oreilles, à l'anus, aux malléoles, ou bien ventouses scarifiées
(*) AA, artère centrale de la rétine; P, papille entourée par la congestion sanguine qui en voile un peu les bonis; v, veines; VI), veines de la rétine dilatées; I, thrombose des veines; II, hémorrhagie de la rétine. (Douchut.)
sur la nuque. — Compresses froides sur la fête. Purgatifs comme dans la méningite aiguë, calomel (0,05 à 0,10 toutes les 2 heures); révulsifs et anli-émétiques ut suprà; frictions sous les aisselles à la partie inlerne des cuisses avec l'onguent mercuriel ; iodure de potassium en potion (1 à 2 gr. par jour) ;
Fig. 30. — Névro-choroïdite tuberculeuse (*).
le bromure de potassium à la même dose et en potion fait quelquefois cesser les convulsions.
164. Congestion cérébrale OU Hypérhémie. — Accumulation anormale de sang dans le cerveau, sans rupture ni lésion d'aucune sorte. »
Symptômes. — Bouffées de chaleur au visage, éblouissement, état vertigineux ; face rouge, conjonctives injectées. A un degré plus avancé, étonnement, hébétude, perte complète de connaissance ordinairement passagère. A un degré plus avancé
(*) AA, artère centrale de la rétine; I, inflammation séreuse partielle île la papille ; Y, V, V, veines et veinules de la rétine; T, de la choroïde. (Bouchut.)
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encore, La résolution complote des membres s'ajoute aux symptômes précédents. Pouls en général normal et plein, non fébrile.
Ne pas confondre avec syncope, hémorrhagie cérébrale (1 Go), vertige stomacal (43).
Traitement. — Une ou deux saignées du bras, quelquefois du pied ; sangsues à l'anus, à la partie interne des cuisses, surtout quand la congestion sera survenue peu après la disparition d'un flux habituel. Purgatifs : huile de ricin ;30 à 60 gr.); sulfate de soude ou de magnésie (30 à 50 gr.) ; huile de croton (une cà deux gouttes dans une tasse de bouillon). Boissons rafraîchissantes additionnées de bicarbonate de soude ou de nitrate de potasse (2 gr. par litre). Coucher le malade la tôle haute, sur un oreiller de crin ou d'avoine; température peu élevée, air frais, compresses froides sur la tôle, révulsifs aux membres inférieurs, aux bras ou sur les côtés de la poitrine en cas de varices aux jambes. Lavements laxatifs, diète.
JOb. Hémorrhagie cérébrale OU Apoplexie. — SYMPTOMES. — Quand il y a des prodromes, ce sont ceux de la congestion cérébrale (164), vertiges, perte de connaissance complète ou incomplète; paralysie du mouvement, hémiplégie, paralysie de la face (le malade simule l'action de fumer la pipe) ; quelquefois strabisme, paralysie de la paupière supérieure, langue déviée, pointe dirigée du côté paralysé. Déglutition difficile; quelquefois, paralysie du rectum et delà vessie.
Les convulsions, la contracture, la roideur s'observent dans quelques cas. Sensibilité plus ou moins abolie dans les membres paralysés. Troubles des sens (ouïe, odorat, goût). Pouls souvent normal. Tous ces symptômes diminuent si le caillot se résorbe ; ils augmentent si une nouvelle hémorrhagie a lieu, ou s'il se manifeste un travail inflammatoire autour du foyer.
Ne pas confondre avec ramollissement cérébral (166), congestion (164), épilepsie (41).
Traitement. — Saignées répétées et larges ; après les saignées générales, sangsues à l'anus en cas d'hémorroïdes supprimées, à la vulve ou à la partie interne des cuisses en cas de suppression menstruelle. — Compresses froides ou vessie pleine d'eau glacée, sur le front. — Révulsifs aux membres inférieurs. — Purgatifs : lavement au séné (10 gr.) ; au sulfate de soude (20 gr.) ; au sel de cuisine (30 gr.) ; à la mercuriale, limonade purgative au citraLc de magnésie (50 gr.). Boissons rafraîchissantes, solution de sirop de cerises, de groseilles, de limons, etc.
Bonnes conditions hygiéniques. Quand, quelques mois après 1 attaque, il reste de la paralysie ou de la faiblesse musculaire on prescrira les frictions excitantes, avec l'alcool, le baume Fioraventi, la teinture d'arnica, le baume opodeldocb, le Uniment ammoniacal, [/électricité ne sera employée qu'avec précaution, quand on supposera qu'il n'y a plus que de là faiblesse .musculaire et que le caillot sanguin est tout à fait résorbé : ce n'est environ que six mois après l'attaque qu'on pourra (enter ce moyen ; chaînes électriques. Vers le même temps, eaux minérales chlorurées, Bourbonne, Bourbon-l'Archambault, Balaruc, Lamothe, Wiesbaden, Niederbronn, Luxeuil, Bourbon-Lancy, Néris, Plombières. — Eaux sul faiseuses (?), Bagnères, Caulerets, etc.
Prophîjlaxie. — Régime sqbre, purgatifs fréquents, pilules aloétiques, eaux alcalines, bicarbonate de soude, exutoire à demeure, à la nuque, au bras, ou à la jambe. Séjour à la campagne; excès d'aucune sorte, ni contention d'esprit.
160. HiLinollissrmeiit tlu cerTeaii. — SYMPTOMES. — Début brusque si la maladie est occasionnée par une altération artérielle embolique ; début prodromique quand elle est le résultat des progrès de l'âge, ù. la suite de thrombose capillaire. Dans le premier cas, paralysie, hémiplégie subite, complète, ou incomplète ; contracture; sensibilité générale conservée, diminuée ou exallée; quelques troubles des sens spéciaux;
-hallucinations; perversion ou affaib issement de l'intelligence ; délire inilial; perte de mémoire; respiralion sterforeuse; lenteur du pouls ; incontinence ou rétention des urines et des
' matières fécales. Les prodromes, quand ils existent, consistent en manifestations congestives passagères, signe caractérislique.
Ne pas confondre avec hémorrhagie cérébrale (163), paralysie générale (44).
Traitement. — Tout à fait symplomalique et palliatif ; révulsifs; purgatifs; toniques à l'intérieur. Dans la forme brusque, quelques émissions sanguines.
107. Méningite cï'iM'toro spinale. — Symptômes. — Début rarement brusque, le plus souvent quelques phénomènes précurseurs; céphalalgie; frissons, vomissements, courbature, verliges, malaise, diarrhée.
Deux formes : Inflammatoire et typhoïde. — Céphalalgie locale violente, puis générale, rachialgie augmentant par les mouvements et non par la pression ; douleurs dans les membres; troubles de l'intelligence et des sens; vision pervertie; strabisme; diplopie; bourdonnements d'oreilles ; sur-
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dilé; sensibilité cutanée exallée; roideur tétanique du tronc ; contracture des membres, trismus, crampes; tremblements nerveux; paralysie; délire; liallucinations ; agitation convulsive ; somnolence ou insomnie; coma; face injectée, stupeur. Nausées, vomissements; inappétence, peu d'altération, constipation quelquefois suivie de diarrhée et de selles involontaires; amaigrissement. Respiration normale ou suspirieuse quelquefois complication de bronchite, Pouls très-variable ; palpitations. Peau chaude, sèche, éruptions impéligineuses, herpétiques, miliaires ; péléchies. Maladie entrecoupée de rémissions et d'exacerbalions ; le plus souvent terminaison fatale.
Ne pas confondre avec fièvre typhoïde (13).
Traitement. — Saignées générales abondantes et répétées ; sangsues, ventouses sur le rachis. Boissons émollientes, acidulés, limonade; lavements émollients, laxatifs. Compresses froides, vessies de glace sur la tête et le rachis; grands bains; frictions mercurielles, embrocalions huileuses, narcotiques (baume tranquille 100 gr., chloroforme 20 gr., laudanum 5 à 10 gr.) sur le rachis. Calomel a l'intérieur (0,50 à 1 gr.) ou bien à doses réfractées (calomel 0, 10, sucre B gr. en 10 paquets). Sinapismes, vésicatoires aux membres inférieurs; vésicatoires morpbinés le long du rachis ; collodion élastique et moiphine ( il»), potion émétisée (tartre slibié 0, 30 à 0,60); Opium àhaute dose (0, 20 à 0, 30 en portion clans les 24 h.) ; sulfate de quinine s'il y a exacerbalion périodique (1 à i ,t>0) ; .régime ; diète.
1(38. B*aralysi<* <1« la troisième pairt* ou tint î'oculo-moteurcommii n. — Paralysie de tous les muscles de l'œil nuxquels se rend ce nerf: 1° muscle droit supérieur; 2° droit inférieur ; 3° droit interne (œil entraîné en dehors) ; ? petit oblique ; 5° releveur de la paupière supérieure (chute de la paupière) ; 6° iris.
Symptômes. — Abaissement de la paupière supérieure ; strabisme en dehors ; dilatation et immobilité de la pupille.
Ne pas confondre avec paralysie de la face ( 1 69).
Traitement. — Chercher si la paralysie est de cause congestive ou rhumatismale ou syphilitique; traitement en conséquence, émissions sanguines, locales ou générales ; vésicatoires autour de l'orbite, derrière les oreilles; purgatifs, calomel; frictions locales ou sur le front avec l'huile de térébenthine, l'huile decroton, la pommade stibiée, ammoniacale, de strychnine; inoculations de strychnine; électricité.
IL Strychnine Axoiige. . .
0Br,'2!5 à 0sr,!'.0 30 gr.
Combattre les diatlièses rhumatismale (?3\ herpétique (o4> syphilitique (29). ■ " 1 69. Paralysie rte la septième pnirc ou du nerf facial.
Symptômes. — Défaut de symétrie de la face ; du côté malade com-
Fig. 31. — Préparation anatomique des nerfs moteurs de la face (de la 7° paire (*).
missure labiale (fig. 31) plus basse ; bouche oblique, surtout si le malade veut rire ou siffler ; absence de contractions et de rides ;
(*) II, filet moteur du frontal; I, filet moteur du sourciller; 1' filet moteur de l'orbiculaire palpébral supérieur; J, filet moteur du palpébral inférieur; K, filet moteur du palpébral inférieur; b, filet moteur du grand zygomatique ; Q, (ilet moteur de l'élévateur propre du la lèvre supérieure; M, filet moteur du transverse du nez; L, filet moteur de l'élévateur commun de fa lèvre supérieure et de l'aile du nez ; N,0, filet moteur de l'orbiculaire des lèvres; R, Blet moteur du carré du menton; P, lilet moteur de la houppe du menton ; F, filet moteur du peaueier; D', tronc du facial à sa sortie de l'aqueduc de Fallope; G, branche temporo-iaciale ; E, branche cervico-facialc ; A,B, filets moteurs des muscles auriculaires postérieur et supérieur; C, filet moteur du muscle occipital; s, branche auriculo-temporale de la 5" paire; T, rameau moteur des muscles orbiculaire inférieur des lèvres, carré du menton et triangulaire des lèvres, (l)uclienne, de Boulogne.)
MALADIES DES YEUX
occlusion des paupières impossible ; rougeur de la conjonctive ; écoulement des larmes ; immobilité de la narine.
Ne pas confondre avec hémorrhagie cérébrale (165), névralgie trifaciale (170).
Traitement. — Voir 1 68.
170. Névralgie trifaciale. — Symptômes. — 1° Locaux: Les trois branches sus-orbitaire, sous-orbitaire et maxillaire inférieure peuvent être affectées ensemble ou séparément. Points douloureux : sus-orbitaire, palpébral, nasal, sous-orbitaire, molaire, alvéolaire, labial, temporal, menlonnier, pariétal.
2° Fonctionnels: Photophobie, larmoiement, coryza, tuméfaction, rougeur, chaleur, douleur de la face, tics douloureux; douleurs dentaires, alvéolaires, gengivales.
3° Généraux : Nuls ou peu prononcés.
Nepas confondre avec fluxion, odontalgie (217), carie dentaire (216), migraine (46), coryza (208).
Traitement. — Voir Névralgies en général (39).
Spécial : Extraire la dent gâtée ; vésicatoires morphinés; frotter les gencives avec chlorhydrate de morphine (0,02) trois fois par jour, avec le laudanum, l'extrait thébaïque, l'extrait de belladone ; chaleur, collodion; valérianate de zinc (1 gr. en 20 paquets, 1 à 4 paquets par jour) ; quelquefois sangsues localement; cautérisation transcurrente ; points de feu. Combattre l'intermittence par le sulfate de quinine.
171. Névralgie cervico-occipitale. — Symptômes. — Locaux: Points douloureux entre l'apophyse et la dernière vertèbre cervicale ou point occipital : point cervical superficiel; point pariétal; point mastoïdien; point auriculaire. La douleur est spontanée ou provoquée.
Ne pas confondre avec torticolis (2o0).
Traitement. — Voir Névralgies (37).