MALADIES EXTRA-TEORACIQUES (MAMELLES
Contre-indications : Circonstances opposées à celles ci-dessus , âge avancé; absence de troubles généraux chez les femmes vieilles ; cancer largement ulcéré ; tumeurs cancéreuses inabordables aux instruments soit au sein, soit dans le creux axillaire ; ne pas opérer sans le consentement bien formel de la malade et de la famille, ni sans prévenir les parents des craintes de récidive. S'abstenir surtout, quand l'opération a été déjà pratiquée plusieurs fois.
Opération. La malade est couchée sur un lit ; le bras du côté malade écarté par un aide, l'avant-bras fléchi sur le bras ; le chirurgien placé entre le bras et le tronc tend la peau avec la main gauche a, et fait, avec un bistouri courbe, selon la direction du bord inférieur du grand pectoral, partant du creux axillairevers larégionépisgastrique,uneincision(/îg. IOrJc,\ convexe
Fig. 110. — Extirpation du sein (*)
en dehors et de forme semi-elliptique. Une incision suffit si la tumeur est peu volumineuse ; dans le cas contraire, une se-
(*)a, main gauche du chirurgien soulevant la mamelle et la portant vers la ligne médiane. — b, main droite du chirurgien qui incise le tissu cellulaire sous-jacent à la mamelle. — c, main d'un aide tenant la lèvre externe de l'incision.
conde incision semi-elliptique, parlant de L'extrémité axillaire de la première, circonscrit la tumeur et vient rejoindre son exlrémité sternale ; commencer toujours par l'incision inférieure. Faire éponger le sang par un aide; faire comprimer avec le doigt ou des serres-fines les artères coupées ; saisir la mamelle avec la main gauche ou avec uneérigne; le tranchant du bistouri étant dirigé vers les tissus sains, diviser le tissu cellulaire qui unit la glande à l'aponévrose du muscle pectoral (fig. HO); détacher la mamelle soit avec le bistouri, ou avec le manche d'un sclapel. Pas de timidité dans l'opération ; enlever toutes les duretés compromettantes, ne pas craindre d'attaquer le grand pectoral lui-même au besoin ; porter ensuite le doigt dans la plaie ; se bien assurer qu'il ne reste plus de ganglions suspects ; ruginer les os costaux au besoin ; ne pas laisser de glandes dans le creux de l'aisselle ; prolonger, s'il est nécessaire, l'incision supérieure jusque dans cette région; tâcher d'énucléer les ganglions sous-axillaires avec le doigt plutôt qu'avec l'instrument tranchant.
L'opération terminée, lier les artères coupées; rapprocher les lèvres de la plaie avec des serres-fines, ou quelques points de suture entortillée ou par les fils métalliques, en laissant à la partie déclive un espace pour l'écoulement des liquides ; badigeonner les bords de la plaie avec le collodion élastique pour prévenir l'érysipèle : longues bandelettes agglutinatives si les bords sont éloignés ; pansement simple, charpie, cérat ; bandage de corps.
SECTION II r.
'293. Fracture des vertèbres. — SYMPTOMES. — Douleur locale, réveillée par la pression et les mouvements ; déformation en cas de déplacement des fragments et selon la partie fracturée; saillie, gibbosité; mobilité anormale et crépitation non constantes; paralysie des parties dont les nerfs naissent au-dessous de la fracture ; paralysie des membres abdominaux, de la vessie, du rectum ; ventre ballonné ; respiration gênée ; quelquefois paralysie consécutive des membres thoraciques.
Ne pas confondre avec la contusion simple, dont les symptômes vont en diminuant graduollement.
Traitement, — Pas de manœuvres inutiles et aveugles. Cou-