‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 69 sur 180 · MALADIES EXTUA-THORACIQUES (DOS · texte numérisé non relu

MALADIES EXTUA-THORACIQUES (DOS

cher le blessé sur un lit horizontal, dur, la tête basse; immobiliser la colonne vertébrale à l'aide de la gouttière de Bonnet en fil de fer (fig. 111) et abondamment matelassée ou ouatée ; des cordes reliées à une moufle fixée au ciel du lit permettent de faire exécuter des mouvements. Saignées générales abondantes pour prévenir la myélite; purgalifs répétés, calomel,

Fig. 111. Gouttière vertébrale de Bonnet pour la fracture du rachio.

limonade au citrate de magnésie ; lavements laxatifs. Cathétérisme répété plutôt que l'usage d'une sonde à demeure; lotions alcooliques sur le sacrum pour prévenir les eschares. Extraire les esquilles, s'il est possible, en cas de coup de feu. Si, après la guérison, il reste de la faiblesse des membres inférieurs, moxas, caulères sur les côtés de la colonne vertébrale ; frictions alcooliques stimulantes, baume Fioravanti, essence de térébenthine ; douches de Baréges ; électricité, mais tardivement,

294. Carie vertébrale ou mal de l»otf. — Symptômes. — Douleur d'abord faible et passagère, puis continue sur un point de la colonne vertébrale, quelquefois fixe, d'autres fois i s'irradiant sur le trajet des nerfs intercostaux ou lombaires, appelée douleur en ceinture, et n'augmentant pas par la pression ; quelquefois absence de douleurs; constriction épigastrique ; dyspnée. Incurvation graduelle de la colonne vertébrale en avant, saillie anguleuse ; gône pour se baisser, ramasser des objets sur le sol, s'asseoir ; dans quelques cas paralysie des membres inférieurs, rétention d'urine. Abcès froids dans le voisinage de la lésion, au haut de la cuisse, aux fesses, sur les côtés

du thorax. Toux ; hémoptysie ; émacialion; quelquefois tubercules dans les poumons.

Ne pns confondre avec névralgie intercostale (314), rhumatisme musculaire (24, 296), gibbosité (295). -

Traitement. — Combattre la cause probable, empêcher la masturbation, régime fortifiant, air pur, bonne hygiène ; huile de foie de morue ; tisane de feuilles de noyer, de gentiane, de houblon, sirop ioduré, iodure de potassium (0,50 à 1 gr.) par jour en solution ou dans la tisane ; pilules ou sirop de protoiodure de fer; alimentation réparatrice, viandes grillées, rôties, vin vieux. Dès le début, appliquer des cautères sur les côtés de la colonne vertébrale ; entretenir ces cautères jusqu'à ce que les mouvements aient repris toute leur liberté, et que la percussion sur les vertèbres malades ne soit plus douloureuse. Traiter l'abcès par les ponctions à l'aide d'un bi-tcuri droit enfoncé obliquement ; prévenir autant que possible l'entrée de l'air ; s'abstenir de larges incisions.

295. Bachitis, gibbosité. — Symptômes. — Tristesse, gravité anticipée de l'enfant; douleurs osseuses; moiteur habituelle de la peau ; étal fébrile ; sueurs nocturnes abondantes surtout à la tête; ventre tendu; diarrhée; amaigrissement; faiblesse; atonie musculaire; dépôt sédimenteux des urines [période d' incuba lion).

Déformation ; gibbosité ; gêne de la respiration ; respiration diaphragmatique ; marche gênée, caractéristique; courbure de compensation (période de déformation).

Retour des fonctions physiologiques ; disparition du dépôt urinaire ; amélioration ou persistance de déformation {période de terminaison).

Tbàitement. — Huile de foie de morue, houblon, gentiane, feuilles de noyer ; pilules ou sirop d'iodure de fer; phosphate de chaux (0, 05 à 0,25) quatre fois par jour avant le repas.

Vin, sirop de quinquina, sirop anliscorbntique, sirop de raifort.

Alimentation tonique, réparatrice, viandes grillées, rôties; beurre frais ; œufs; vin vieux ; séjour à la campagne, bains de mer bains sulfureux, bains salés; faire coucher les malades sur un lit dur de feuilles de fougère, de varechs, de noyer ; fric-

Carbonate de chaux Phosphate de chaux Sucre de lait

10 gr.

Mêlez. — Trois à quatre pincées par jour.

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lions alcooliques sur la colonne vertébrale; éviter de faire marcher trop tôt; grande propreté ; appareils mécaniques, etc. (Voir Lymphatisme, 27.)

296. Rkumatit.me. Lombago. — Douleurs dans toutes les masses charnues de la région lombaire, surtout quand le malade étant couché veut se mettre sur son séant, ou bien dans tous les mouvements qui tendent à faire contracter les muscles de cette région. A l'état aigu , mouvement fébrile; à l'état chronique, mêmes symptômes, mais beaucoup moins intenses.

I Ne pas confondre avec abcès froid (108), névralgie lombo-abdominale (298), méningite spinale (167), rhumatisme des articulations lombaires.

Traitement. — A l'état aigu : Tisane sudorifique, fleurs de sureau, de bourrache, de tilleul; bains simples, cataplasmes émollients ; linimenls calmants au baume tranquille (100 gr.) additionné de chloroforme (15 à 20 gr.). Pour peu que la douleur persiste, 15 à 20 sangsues à la région lombaire, ou application de ventouses scarifiées; revenir au besoin aux émissions sanguines locales ; maintenir le venlre libre.

A l'état chronique : Frictions avec le baume opodeldoch, l'essence de térébenthine, la pommade camphrée; vésicatoires volants pansés avec le chlorhydrate de morphine à dose croissante de 0, 01 à 0,105; quelquefois cautères, moxas, cautérisation transcurrente; frictions sèches, massage ; acuponcture, électricité; révulseur Baundscheidt (p. 21); teinture d'iode morphinée :

2£ Teinture d'iode 10 gr.

Sulfate ou acétate de morphine 1 —

Diss.

Sulfate de quinine en cas d'intermittence.

Bains sulfureux; douches sulfureuses ; douches de vapeurs. — Hygiène; climat sec ; flanelle ; chaleur.

Eaux sulfureuses, Bagnères, Cautcrets, Aix en Savoie, Eaux- Bonnes, Enghien, etc. (Voir Rhumatisme, 22, 23, 24.)

297. Tour de reins. — Symptômes. — Douleur souvent 'très-vive, ne se manifestant que pendant les mouvements; décubitus dorsal; peu ou pas de douleur à la pression ; pas de fièvre; appétit conservé ; apparition de la douleur à la suite de mouvements brusques de lacolonne vertébrale ; débutbrusque.

Ne pas confondre avec rhumatisme (296), névralgie lombaire ou lombo-abdominale (298).

Traitement. — Repos; 18 à 20 sangsues ou bien 8 à 10 ven-

louses scarifiées; cataplasmes émollienls très-chauds; bains.

298. Névralgie lombo-abilominale. — SYMPTOMES. — Douleur ordinairement d'un seul côté, parfois extrêmement vive, s'irradiant vers les parois abdominales, plus vive dans des points circonscrits, se déclarant graduellement, rendant les mouvements plus ou moins pénibles; souvent accompagnée ou précédée chez les femmes de dysménorrhée, d'aménorrhée, de chlorose; à la suite de catarrhes utérins, de rapports sexuels exagérées, disproportionnés, quelquefois désirés et non accomplis; quelquefois exacerbations ou retours intermittents.

Ne pas confondre avec lombago (297), rhumatisme (296), coliques néphrétiques (457).

Traitement. — Cataplasmes laudanisés très-chauds; quarts de lavement avec addition de 10, 15, 20 gouttes de laudanum ; vésicatoires volants saupoudrés de chlorhydrate de morphine (0,01 à 0,05), collodion élastique additionné de morphine (1 gr. pour 30) d'iodoforme (2 à 3 gr. pour 30) ; chloroforme en inhalation et localement ; essence de térébenthine (15 gr.) sus-

gues aux séreuses et alors translucide (fig. 1 1 2), tumeurdure, rénitentedans la station verticale,

pendue à l'aide d'un jaune d'œuf dans un demi-lavement; iodure de potassium (I à 2 gr.) par jour, continué pendant longtemps: alcoolature d'aconit (1 à 2 gr.) en potion ou dans la tisane de feuilles d'oranger; sulfate de quinine; inoculations de morphine ou d'atropine par la méthode, hypodermique. (Voir Névralgie, 39.)

Fig. 112. — Spina bifida lombaire (*).

299. Hydroracliig, spina bifida. — Symptômes. — Sur le trajet du rachis, tumeur arrondie, ovoïde, large ou pédiculée, dont le volume varie entre une noisette ou une tétc d'adulte, tantôt recouverte par la peau, d'autres fois enveloppée par des membranes analo-

(*) On voit les membranes rachidiennes divisées et la rr.oellc nu fond.

MALADIES lNTRA-TnO.IACIOUES (l'OUMONS).

flasque dans le décubitus. Comprimée, elle détermine une paralysie de tous les muscles qui reçoivent leurs nerfs de la partie de la moelle située au-dessous de la tumeur. S'il y a plusieurs tumeurs, la compression de l'une fait distendre les autres; plus dure pendant l'expiration, plus molle pendant l'inspiration. S'il y à la fois hydrocéphalie et spina bifida, la compression exercée sur le cerveau distend les tumeurs rachidiennes et réciproquement.

Ne pas confondre avec carie des vertèbres ou mal de Pott (294).

Traitement. — Topiques alcooliques, aromatiques sur la tumeur; vésicatoires, cautères appliqués à une certaine distance de la tumeur; compression à l'aide d'un petit bandage herniaire; ligature à la base si la tumeur est pédiculée (?).

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