Leucémie. — Symptômes. — 1° Généraux : Amaigrisse
MALADIES GÉNÉRALES
des gencives, quelqaefoi/rfcéraUon5 n dll'7'";e' al,érati<">
œdème des membres inf rieurs "sdie ^lt
hectique, tendance aux hémorrh^S i 6 d6dln> flèvre
ventre par suite de l'hyperlron ht £ i i , laP°>'rme cl du quçfois engorgements d^s gaTg ^ 'l'r, 6' dU ?* : ^e'" abdominale, inguinale, axiila"re cerSe ^ ré8i°ns 5 e Pas ™»fondre avec chlorose (3))
^^fiSTp^f-. »,dro,„,
^«wfe; 200 à 730 gr en 24 h » a°S les urines ou crétion urindreouXn°- 5 à )8^fr24,n°n U
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nflSn ^ 8GnCIT^ C -"t6 d6S d6nlS' félidilé de rilalein^ îératn du peoulT.embreS mfeneUrS' qUelqUefdS asd,e^ ™èl Moyens de reconnaître la présence du sucre. - i« Vrocédé Barremill : Ajouter dans une éprouvette 1/3 ou 1/4 de liqueur de IJarreswill (solution cupro-potassique), faire chauffer à la lampe a esprit-de-vin : formation d'un précipité jaune-rougeâ-
MALADIES INTERNES
tre qui est du sucre ou glycose. Il est nécessaire d'avoir une solution récente.
2° Procédé Mialhe : Introduire dans le tube contenant l'urine un excès de potasse caustique, et chauffer a la lampe à alcool : le sucre donne au liquide une couleur brun-rougeâtre en rapport avec la quantité de sûcre contenu dans l'urine.
Ne pas confondre avec diabète non sucré ou polydipsie et polyurie (37).
Traitement. — 1° Traitement de Bouchardat : Pain de gluten aux repas; pains de son; gâteaux d'amandes de Pavy; abstention complète de féculents, de bière ; viandes noires, grillées, vin vieux ; vêtements complets en flanelle ; éviter le refroidissement; exercice en plein air, gymnastique, travaux manuels ; bains simples ou alcalins; frictions sèches, aromatiques; chercher à provoquer la transpiration ; éviter les soucis, les chagrins, les excès de travail intellectuel, les rapports sexuels. Chaque matin la potion suivante par cuillerées.
if Carbonate d'ammoniaque 1 à 6 gr.
«hum 10 —
Eau 100 —
Chaque soir un des bols suivants
% Thériaque 40 gr.
Extrait thébaïque 0sr,b0
F. s. a. '20 bols. A préférer.
if Carbonate d ammoniaque. ~> . n
Thériaque )
F. s. a 20 bols.
Régime et alimentation du diabétique. — Viandes de toute espèce, noires ou blanches, bouillies, grillées ou rôties; proscrire les sauces contenant de la farine. Poissons d'eau douce ou de mer, grillés ou préparés à l'huile: huîtres, moules, homards, crevettes, écre visses, tortues. Œufs de toutes les façons (excepté au sucre). Lait, crème, fromage. Légumes de toute espèce (excepté les farines et les féculents), oseille, laitue, chicorée, épinards, haricots verts, choux au gras ou au petit salé, asperges à l'huile, salades de cresson, de pissenlit, de mâches, de laitue, de chicorée avec beaucoup d'huile et des œufs durs : on remplacera autant que possible, dans les sauces, la farine par les jaunes d'œufs et la crème. Fruits oléagineux, olives, amandes, noix ; noisettes, fraises, framboises, groseilles, cerises, poires, pommes, ananas, raisins, mais en petite quantité à cause du sucre qu'ils contiennent.
Boissons : vins vieux rouges, de Bourgogne ou Bordeaux, I à 2 bouteilles par jour ; café à l'eau sans sucre, avec ou sans
30 MALADIES GÉNÉRALES
addition de rhum, kirsch, cognac. Remplacer la bière par les vins de gentiane, de quassia, de quinquina.
ff abstenir ûb pâtisseries, de maïs, riz, tapioca, pommes de erre, semoule, vermicelle, macaroni, haricots, pois, lentilles fèves, marrons, chocolat, sucres, gâteaux, gelées, confitures.' Pas de vins blancs, ni d'eau de Seltz:
2° Traitement de Mialhe : Réduire la quantité des féculents de moitié ou d'un tiers. Bicarbonate de soude, 6 grammes par jour,à prendre en 3 fois dans de l'eau ou du bouillon, le matin, à midi et le soir; augmenter progressivement jusqu'à l'ô ou 18 grammes; eau de Vichy aux repas avec le vin; 1 cuillerée à bouche chaque matin de lait de magnésie :
?f Magnésie calcinée officinale 9g
Eau pure «80 — '
Eau de fleurs d'oranger
Broyez, faites bouillir, agitez et ajoutez l'eau aromatique.
Deux ou trois bains de vapeurs par semaine ; exercice, flanelle, su dori.fi ques. Traitement des symptômes. Eaux minérales alcalines, Vichy (Célestins), à moins de complications thoraciqués.
2£ Sulfate de strychnine 0&r lg
Eau distillée 150 gr.
ûiss. i, 2, 3 cuill. à café dans le sirop d'écorces d'oranges amères, à surveiller.
(Jaccoud.)
37. SMabèfe non sucré. — Symptômes. — Urines claires très-abondantes, limpides, peu colorées, neutres ou peu acides' non troublées par la chaleur ou l'acide azotique; ne contenant pas de sucre; altération; appétit excellent; fonctions respiratoires et circulatoires normales.
Ne pas confondre avec diabète sucré (36). Traitement. — Opium; valériane, ferrugineux ; amers; astringents; cristal minéral fondu (2 à 5 gr.)
38. Urémie. — Symptômes. — Consécutivement à une autre maladie, symptômes morbides nerveux et digestifs par insuffisance de la fonction urinaire et liés à une altération consécutive du sang.
1° Forme aiguë : Souventpas.de prodromes : céphalalgie, troubles de la vue, vomissements, somnolence, troubles de l'ouïe; quelquefois mouvements convulsifs des membres, palpitations.
2° Forme comateuse : Sans paralysie; quelquefois marche foudroyante.
MALADIES INTERNES
3° Forme convulsive : Convulsions épileptiformes, répétées, générales, ou isolées, ou hémiplégiques se terminant par le coma
4° Formes mixtes : Caractérisées par délire, dyspnée souvent considérable.
5° Forme lente : Caractérisée par la langueur physique et intellectuelle, céphalalgie, migraine, troubles visuels, sans lésion appréciable à l'ophthalmoscope; convulsions, délire, coma.
Quelquefois expiration ammoniacale, épistaxis.
39. Névralgies en général. — Symptômes. — Locaux : Douleur spontanée, continue ou intermitente, lancinante, suivant le trajet des nerfs, augmentant par la pression digitale et plus forte sur certains points fixes qu'on appelle points douloureux, quelquefois compliquée d'anesthésie, de mouvements spasmodiques, de paralysie, avec troubles plus ou moins marqués de la circulation, delà respiration, des sécrétions, et pouvant conduire à l'état nerveux appelé nervosisme.
Ne pas confondre avec rhumatisme musculaire (24), ni avec les lésions des organes placés au voisinage des points douloureux.
Traitement. — 1° Local: Sangsues, ventouses ; vésicatoires volants simples ou pansés avec le chlorhydrate de morphine (0,025 à 0,05) : renouveler les vésicatoires tous les 3 ou 4 jours; teinture d'iode morphinée en badigeonnage.
"2f Teinture d'iode 10 gr. I ^ Collodion élastique 30 gr.
Sulfate de morphine. ... . 1 — I Chlorhydrate de morphine. 1 —
Injections de morphine par la méthode hypodermique. Parmi les nombreuses seringues de Pravaz, Charrière, Leiter, Bourguignon^ Béhier, Lùer, celle de Lùer (fig. 6) est la plus simple;
Fifj. 6. — Seringue de Liier pour injections hypodermiques.
le curseur à vis placé sur la tige du piston étant fixé sur le chiffre représentant le nombre de gouttes qu'on veut injecter, on pousse la tige jusqu'au curseur. ♦
Cbiu.ua-, Aide-nïéki. , â« édlt, 3
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Liquides à injecter :
1° ^ Sulfate neutre d'atropine. 0sr,u!> 2o "if Chlorhydrate de morphine. 0sr,03 Eau distillée !5 gr. | Kau distillée 5 gr.
deux gouttes représentant 1 milligramme, injectez de 4 à 16 gouttes; chaque quart de tour de la seringue Béhier représente environ 1 goutte par millimètre du piston.
Mouches d'opium; compresses imbibées de la solution suivante :
?f Sulfate neutre d'atropine 0sr,2'i.
Eau distillée 100 gr.
Pommades et liniments calmants :
If Axonge 30 gr.
Extrait de belladone ... 5 — F. s. a.
2f Baume tranquille 60 gr.
Laudanum de Sydenham. 8 —
Chloroforme 8 —
2r Cyanure de potass. 0sr,10 à 0sr,î0 ' ?f Chloroforme 30 gr.
Axonge 30 gr. Gutta-percha 4 —
Applications locales d'éther, de chloroforme ; pommade à l'iodo forme.
2£ Collodion élastique 30 gr.
Iodoforme 2 —
2f Feuilles Sèches de tabac. 20 à 3A gr. Eau bouillaute 400 —
Vésicatoires volants répétés tous les 3 ou 4 jours; frictions avec l'essence de térébenthine ; cautérisations au fer rouge, transcurrente, linéaire ou ponctuée, — avec le nitrate d'argent ; avec l'acide sulfurique concentré; ponctuée avec l'acide nitrique monohydraté au moyen d'une baguette de verre ; huilede crolon; emplâtre thapsia. Pommade stibiée; sinapismes; faradisation cutanée énergique ; acupuncture ; électropunclure ; plaques aimantées ; massage; percussion ; hydrothérapie, douches simples, sulfureuses.
2° Général : Combattre Y anémie par le quinquina et les ferrugineux;— la périodicité par le sulfate de quinine (0sr, 40 à 1 gr.) ; par l'arsenic ; — la syphilis par les préparations mercurielles et iodurées (27-28); — Yherpétisme par les préparations arsenicales, arséniate de soucie (liqueur de Pearson,20 gouttes); arséniate d'ammoniaque (liqueur de Biett, 12 gouttes à 4 gr.); acide arsénioux (pilules asiatiques, 1 à 2); arsénite dépotasse (liqueur de Fowler, 5 à 10 gouttes). Alcoolalure d'aconit (I à 4 gr.); pilules tle Méglin; valérianate de zinc ; oxyde de zinc.
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Eaux minérales chlorurées sodiques chaudes, Bagnères-de-Bigorre, Plombières, Bourbon-Lancy, Luxeuil, Néris, Ems. Eaux sulfureuses : Aix en Savoie, Bagnères-de-Luchon, Caulerets ; bains de mer. Nourriture tonique, exercice à l'air sec.
40. Tétanos. — Symptômes. — Généraux : Frissons, courbature, abattement, vertiges, insomnie, roideur dans le cou, dans les muscles des mâchoires : déglutition presque impossible; constriction épigastrique ; contraction convulsiye, rigidité de tous les muscles du corps; dents serrées ; respiration gênée, menaces d'asphyxie; crampes, douleur dans les muscles contractés; pouls presque toujours normal ; constipation ; intelligence conservée.
Variétés : Serrement des mâchoires (trismus) ; — tétanos facial ; contraction des muscles du dos et courbure du tronc en arrière (opisthotonos) ; — courbure en avant (emprosthotonos) ; — courbure latérale {pleur osthotonos).
■Ne pas confondre avec épilepsie (43), hydrophobie rabique(16).
Traitement. — Général : Émissions sanguines ; saignée générale ; sangsues le long du rachis ; opiacés à très-hautes doses, extrait thébaïque (0,05 à 0,10) toutes les heures : laudanum (,10, 15, 20 gr. par jour) ; sulfate de quinine (1 gr.) ; belladone ; décoction de tabac en lavement.
Lavements antispasmodiques (camphre, 4 gr. ; musc, 4 gr. ; asa fcetida, 4 gr. ; castoreum, 4 gr.). Inhalations de chloroforme; émétique à hautes doses; préparations mercurielles ; sudorifiques, ammoniaque liquide (6 gouttes toutes les demiheures dans une tisane chaude) ; bains alcalins ; bains et douches froides; révulsifs, vésicatoires, cautères, sinapismes, frictions térébenthinées sur la colonne vertébrale. Envelopper bras, jambes, cou d'ouate et y verser abondamment du chloroforme ou de Félher (Giraud).
41. Chorée. — Symptômes. — Quelquefois, comme prodromes, malaise, irritabilité, troubles digestifs, fourmillement dans les membres, dans un seul ou dans tout le corps ; contractions spasmodiques et bizarres des muscles donnant lieu à des mouvements désordonnés de flexion, d'extension, d'adduction, d'abduction; à une démarche incertaine; sautillante, irrégulière; à des grimaces, à une gène de phonation, à une agitalion perpétuelle. Partielle, la chorée peut n'occuper qu'unmembre, qu'un côté du corps, le gauche habituellement ; augmentation de tous ces mouvements quand les malades sont soumis à l'examen ; calme pendant le sommeil. Touteslesautres fonctions normales : quelquefois troubles intellectuels, hallucinations.
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Ne pas confondre avec le tremblement des vieillards, le tremblement nerveux.
Traitement. — 1° Général : En cas dcplélhore, saignées générales, sangsues à l'anus, derrière les oreilles; tartre stibié à haute dose en potion, 0,20 le premier jour, dans les 24 h. ; 0,40 le second; 0,00 le troisième ; 2 à 5 jours de repos, puis retour à l'émétique; chercher à obtenir la tolérance en ne donnant que 1 cuill. toutes les 2 heures :
?f Potion gommcusc 125 gr.
Tartre stibié. Cev20 à Os'/.O
Purgatifs (?); narcotiques (?) ; antispasmodiques, valériane en poudre (0,75 à 10 gr.); camphre, asa fœtida (2 à 4 gr.) en lavement ; chloroforme ; ferrugineux à haute dose, carbonate de fer (2 à 4gr.); limaille de 1er, fer réduit, etc.; nitrate d'argent.
Extrait aqueux d'opium isr,oQ
Camphre pulvérisé 2er,o0
Nitrate d'argent fondu (isr, 15
Sirop simple q. s.
F. s. a. 50 pil.; 1, puis 2 par jour (Mérat).
Arsenic, arsénite de potasse (solution de Fowler, 2 goultes et augmenterprogressivement); sulfate de quinine, iodure de potassium ;
3e Asa fœtida
Extrait de noix vomique lsr,25
F. s. a. pilules de 0,05 ; 5 à 10 par jour (Neumann).
?f Strychnine 0&r,05
Extrait de réglisse 1 g1'-
F. s. a. 16 pil.; 1 matin et soir (Forget).
Sirop de sulfate de strychnine :
2£ Sulfate de strychnine • ••• 0gr,0o
Sirop de sucre gr>
2 à 3 cuill. à café dans la journée, jusqu'à production de roideur (Trousseau); cesser et reprendre le lendemain; augmenter les doses avec beaucoup de prudence.
Bains sulfureux tous les jours ou les 2 jours (sulfure de potasse liquide, 150 gr. pour un bain); hydrothérapie? bains froids, allusions froides ; bains de rivière, bains de mer , gymnastique. Régime tonique, amer, fortifiant.
2° Local : Cautérisation cutanée ; cautères, vésicaloires sur la
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colonne vertébrale; vésicatoires en bracelet autour du membre choréique ; frictions avec la pommade stibiée (?).
42. Convulsions de l'enfance OU Eclampsie. — SYMPTÔ- MES. — Quelquefois symptômes précurseurs, malaise, agitation, insomnie ; puis attaque confirmée. Regard fixe, œil hagard dirigé en haut, puis de tous côtés; strabisme, dilatation des pupilles, quelquefois contraction; face grimaçante ; grincement de dents, agitation de la mâchoire inférieure ; bouche écumante; tête en arrière; mouvements saccadés des avant-bras et des bras ; doigts crispés ; roideur du torse ; contraction du larynx et respiration bruyante ; diminution de l'intelligence, diminution ou abolition de la sensibilité ; face violacée ; pouls petit, accéléré; refroidissement des extrémités, quelquefois respiration stertoreuse; émission involontaire des selles et des urines.
Quelquefois la convulsion est partielle, n'occupant qu'unepartie du corps, ou un membre, ou un muscle.
Ne pas confondre avec épilepsie (43), hystérie (44). Chercher à reconnaître si les convulsions sont idiopathiques (émotions, peur) ; sympathiques (dentition, vers intestinaux, maladies fébriles, exanthématiques, indigestion, albuminurie); symptomatiques (maladies de l'encéphale).
Traitement. — 1° Général : Débarrasser les enfants de leurs vêtements; éloigner ce qui peut les surexciter ; température douce, ventilation suffisante.
2° Local : La cause de l'éclampsie étant reconnue, agir en conséquence.
Si elle est symptomatique d'une affection cérébrale, 1 a 10 sangsues selon l'âge et la force du sujet, derrière les oreilles, à l'anus ou aux malléoles; sinapismes, cataplasmes sinapisés aux mollets; lavements laxatifs; calomel (0,10 à 0,2o chez les petits enfants ; 0,30 à 0,50 au-dessus de dix ans), ou bien, une goutte d'huile de croton dans du bouillon ou bien
Calomel
Résine de jalap.
0sr,15 0g',30
ou bien, calomel à doses réfractées :
*f Calomel
Sucre pulvérisé
1 gr.
M. et div. en 6 paquets; 1 toutes les 2 heures.
Compresses froides sur le front.
MALADIES GÉNÉRALES
^ Si elle est idiopathique, mûmes soins généraux; prévenir l'afflux du sang au cerveau en comprimant les carotides ; bains tièdes; toutes les 2 h. 1 des paquets suivants dans i cuill'. d'eau ou de confitures :
2f ■ Extrait de jusquianie noire 0sr 20
Oxyde de zinc Q^r', ()
Lavements antispasmodiques avec asa fœtida (2 à 4 gr.) ; teinture de musc (0,20 à 0,40 dans une potion gommeuse; 'sirop d'éther, sirop diacode 15 à 30 gr.; potion antispasmodique :
2f Eau distillée de tilleul | ^
— — de feuilles d'oranger | aa 40 Sr-
Liqueur anodyne d'Hoffmann > 1 gr.
Sirop simple 30
Si elle est sympathique, faire vomir en cas d'indigestion; incision cruciale de la gencives ou friction avec le mélange suivant en cas de dentition difficile :
% Poudre de safran i ~>
Miel , |aa 10 er-
bains de pieds sinapisés; grands bains tièdes; lavements laxatifs, en cas de constipation; applications émollientes et narcotiques en cas de piqûres ; air frais, en cas de chaleur trop forte ; bains tièdes en cas de froid.
Si elle marque le début d'une fièvre éruptive, pas d'émissions sanguines; révulsifs cutanés; bains chauds et compresses froides sur le front ; poudre de James (0,30 à 0,50 en plusieurs prises).
S'il y a faiblesse gé?iérale, pas d'émissions sanguines, pas de purgatifs à moins de constipation; frictions alcooliques avec l'eau de Cologne, l'eau-de-vie camphrée, le baume Fioraventi; inspirations d'ammoniaque, d'acide acétique : à l'intérieur quelques cuillerées de vin d'Espagne.
. 43. Épilepsie. — Symptômes. — Précurseurs : Irritabilité ; clouffement; constrictions; aura epileptica.
Attaque : 1° Absence, se manifestant par un trouble momentané et très-court de l'intelligence et du sentiment.
2° Vertige épileptique, ou petit mal : Le malade s'assied, tombe ou fléchit ; face pâle, immobile, yeux hagards ; tremblements des membres supérieurs et de la face; mouvements, actes involontaires ; retour rapide de l'intelligence après 2 à 3 minutes de vertige.
MALADIES INTERNES. 43
30 Grand mal, haut mal : Cris et perle subite de connaissance, de sensibilité, d'intelligence; roideur tétanique des muscles- arrêt de respiration; respiration stertoreuse; congestion delà face, des veines; pouls faible. Alternatives de contraction et de relâchement ; crachotement de mousse écumeuse ; retour de la respiration, de la couleur normale delà face, puis de l'intelligence, suivi de; atigue musculaire, de céphalalgie, d'hébétude. Très-souvent trouble mental consécutif.
Ne pas confondre avec hystérie (44), congestion cérébrale (125).
Traitement. — 1° De l'attaque : Exhausser la tète ; desserrer les vêtements du malade, veiller à ce qu'il ne se blesse pas; le faire maintenir par des aides; lotions fraîches sur la face, la tête ; saignée de 300 à 400 grammes, combattre l'asphyxie par ces moyens et par les inhalations de chloroforme, par la compression des carotides; flexion aussi énergique que possible de l'un des deux gros orteils (Brown-Sequard); compression du bulbe en appuyant fortement dans la fesse sous-occipitale, avec le pouce de la main droite, les deux tempes étant comprimées par la main gauche (G. Borelli).
2° Des accidents consécutifs : Combattre les congestions céphaliquesparles émissions sanguines ; sangsues derrière les oreilles, à l'anus et aux malléoles, pédiluves sinapisés, sinapismes. Combattre la susceptibilité nerveuse parles grands bains, par les antispasmodiques, par la valériane en extrait ou en poudre (de 1 gr. à 8 gr.), par les lavements à l'asa fœtida (2 à 4 gr.)
Contre le délire simple : Vésicatoires à la nuque, sulfate de quinine, digitale, calomel.
Contre le délire maniaque : Curare en injections hypodermiques. Préparer instantanément la solution de curare (0,15 et plus pour le contenu de la seringue hypodermique), filtrer à travers le papier Berzelius et injecter dans le tissu cellulaire de l'avant-bras (A. Voisin) : à continuer pendant plusieurs jours.
Contre les hallucinations terri fiantes&xivaîi de haschich( l cà 3 gr.). 3° Curatif: Saignées générales ; antispasmodiques, valériane en poudre (4 à 20 gr. par jour) ; oxyde de zinc (1 à 4 gr.) ;
^ Oxyde de zinc 3 gr.
Poudre do valériane. . 6 —
Castoreum 0gr,G0
M. et r 1 i v . pu 9 doses; 1 le matin, 1 à midi, 1 le soir; continuer longtemps.
Datura stramonium (0,05 à i gr.); extrait de belladone, valérianate acide d'atropine en granules.
MALADIFS GÉNÉRALES
2£ Extrait de belladone 4 gr.
Poudre de gomme 2
F. s. a, 120 pil.j l à (i par jour,
Valérianate acide d'atropine. 0*^02
Conserve de roses <t gr>
F. s. a. 40 pil. ; 1 a 4 par jour avec précaution et temps d'arrêt.
Bromure de potassium, 5 à 10 gr. par jour progressivemen avant le repas : ne pas augmenter la dose, dès qu'on a supprimé la nausée réflexe (Voisin); continuer pendant dos années : de temps en temps diurétiques pour éviter l'accumulation du bromure.
Bromure de potassium 20 gr.
Eau distillée , . . 3^
1 cuill. à bouche malin et soir dans 1 tasse de tisane 1 cuill. tous les 4 ou 5 jours.
augmentez de
Sulfate de cuivre ammoniacal en pil. 1 heure après le repas : au-dessous de 10 ans, 0,005 à 0,01 : au-dessus de 10 ans. 0 0*> à 0,04 ; adultes, 0,40 à 0,60.
Extrait de valériane 2sr,50
Extrait de belladone - gr.
Sulfate de cuivre ammoniacal )
F. s. a. 56 pil.; 2 à 10 par jour.
Nitrate d'argent cristallisé 0,01 à 0,30 par jour; cuivre porphyrisé,0,01 à 0,05 par jour. Ammoniaque (l,ï gouttes en potion).
Vomitifs, tartre stibié (0,30 à 1 gr. en potion) ;' grands bains exutoires.
4° Etiologiqve : Chercher la cause probable de l'épilepsie et agir en conséquence ; chercher si elle tient à une tumeur cérébrale, à une maladie du cerveau, à une intoxication syphilitique, saturnine, à des vers intestinaux, etc.
44. Hystérie. — Symptômes. — 1° Forme convulsive : Début brusque ou précédé d'un peu de malaise, douleurs violentes dans les diverses parties du corps; boule hystérique, clou hystérique, face vultueuse, respiration inégale, irrégulière; peau chaude, moite; yeux hagards, gonflement des jugulaires, grincement de dents; convulsions plus ou moins violentes; quelquefois perte de la parole et de l'intelligence; cris déchirants; sanglots; rire convulsif ; délire gai ou furieux ; extase; paralysie ; anesthésie ou hypéresthésie ; quelquefois exaltation de sensibilité locale, à l'utérus, aux parois abdominales, aux reins, a la vessie, à la mamelle, etc. ; exaltalion ou diminution des fonctions des sens, des facultés morales ou affectives; bizarreries
MALADIES INTERNES
de caractère, névralgies, etc. Troubles — circulatoires : palpitations; ~- respiratoires : dyspnée; — digestifs: méléorisme, éructations, émissions abondantes d'urines claires^ pâles, etc.
2° Forme non convulsive : Mêmes symptômes, mais moins intenses que dans la forme convulsive : boule hystérique, suffocations, etc., mais absence de convulsions.
Ne pas confondre avec épilepsie (43) .
Traitement. — 1° Des accès : Desserrer les vêtements des malades ; prévenir les coups, les chutes ; donner accès à un air frais ; eau froide à la face, sur la tête, sur les tempes ; faire inspirer des sels anglais, de l'eau de Cologne, de l'eau-de-vie, du vinaigre, du chloroforme, de l'ammoniaque, de l'acide acétique. Antispasmodiques, éther, sirop d'éther; liqueur anodine d'Hoffmann (10 à 20 gouttes sur du sucre ou dans de l'eau) ; valériane (1 à 2 gr.); asa fœtida (2 à 4 gr.); musc, castoreum (0,50) ; ingestion forcée d'eau fraîche dans l'estomac pendant la perte de connaissance; lavement d'eau froide et glacée; ligature des membres.
2° Curatif et prophylactique : Eviter tout ce qui peut éveiller les désirs vénériens, le séjour prolongé au lit ; travaux corporels, exercices, promenades; bains, affusions, douches d'eau fraîche; hydrothérapie. S'assurer que les organes génitaux, que l'utérus sont en bon état ; traiter les lésions utérines; surveiller la menstruation; guérir l'état chloro-anémique (29).
If Asa fœtida 2 gr. * "ty Chlorure de zinc 15 gr.
Acétate d "ammoniaque. .. . 4 — Diss.; 40 à 50 gouttes, 4 fois par jour.
Alcool rectifié. 30
Éther sulfurique 60 —
Diss.; 2 à 4 gouttes, 2 fois par jour, dans 1/2 verre d'eau.
2f Camphre ) ^
Asa fœtida | aa l2"8r'
Extrait de belladone 4 —
Extrait thébaïque 1 —
Sirop de gomme q. s.
■ F. s. a. 120 pil.; 1 à 6 par jour.
3° Symptomatique : Contre les points névralgiques (voir 39) ; — Contre les douleurs générales : Opiacés, sirop de morphine, sirop diacode : bains tièdes en cas d'éréthisme; douches froides en cas d'atonie. — Contre les coliques : Cataplasmes chauds, compression, massage. — Contre les vomissements : Narcotiques, glace pilée, potion de Rivière, eau de Sellz, lavements laudanisés, eau magnésienne.
MALADIES GÉNÉRALES
45. Vertiges. — Symptômes. — Confusion des idées, des sons; perte d'équilibre; quelquefois terreurs, sensations bizarres; mouvements confus d'élévation, d'abaissement des objets placés autour du malade ou du malade lui-même qui craint de, tomber; sensation vertigineuse; quelquefois étourdissements, sentiment de vide dans la téte ; vue troublée ; le malade croit voir tous les objets tourner autour de lui (gyrosa) ; les couleurs sont confondues en une sorte débrouillard (tenebricosa) ; le vertige existe quelquefois la nuit, même pendant le sommeil (nocturna) ; ou bien les objets semblent monter et descendre (nutalio). Nausées, vomissements; douleurs d'estomac; flatuosités; dyspepsie ; constipation ou diarrhée.
Chercher si le vertige dépend d'un trouble digestif (vertige stomacal), ou d'inanition, ou bien s'il est idiopathique.
Ne pas confondre ces différentes variétés ensemble, ni avec congestion cérébrale (125).
Traitement. — Toniques; amers; quinquina, sous toutes les formes (vins, extraits) ; gentiane, quassia amara avant les repas ; bicarbonate de soude (1 à 2 gr. avant le repas); carbonate de magnésie (1 cuil. à café) ; liqueur ou élixir de pepsine ; lotions froides sur le corps, sur l'épigastre; compresses d'eau sédative sur l'épigastre. Eaux alcalines, Vais, Vichy, Pougues.
46. Migraine. — Symptômes. — \° Généraux : Malaises, frissons, inaptitude au travail,nausées, anorexie, quelquefois vomissement.
2° Locaux : Céphalalgie tantôt circonscrite à un petit espace, œil, sourcil, front, tempes, occiput d'un seul côté ; vague et légère au début, la douleur augmente peu à peu et rend insupportables le bruit, la lumière, et se complique souvent de vomissements.
Ne pas confondre avec Rhumatisme cérébral (24), Méningite. Traitement. — 1° Local : Compresses imbibées d'eau fraîche, d'eau sédative, d'eau de Cologne, vinaigrée, ou dans
^ Cyanure de potassium 0sr,10 à 0er,50
Alcool, éther ou eau ». 3u.gr.
ou bien enduire le front et les cheveux avec gros comme deux œufs de pigeon de cette pommade :
2£ Chloroforme
Cyanure de potassium
Axonge "
Cire
recouvrir la tête d'un bonnet ciré (voir Névralgies, 39)"
12 gr.
MALADIES INTERNES
Repos au lit; silence et obscurité.
2° Général : Infusion chaude de trèfle des marais, de genièvre, de centaurée, de mélisse ; café à l'eau, thé.