CHAPITRE X
MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN
Maladies de l'abdomen en général. — Contusions. — Abcès des parois. — Kyste hydatique. - Rhumatisme des parois abdominales. — Plaies. Epanchements dans le péritoine.
Rè y ion sus-ombilicale ou épigastrique. — Plaies avec blessures Jdu foie, — de l'estomac, — du diaphragme. — Hernie épigastrique. — JHernie graisseuse. — Hernie de la ligne blanche. — Fistule biliaire. — Abcès du foie.
Région ombilicale. — Hernie ombilicale. — Tumeur enkystée de l'ombilic ou hydromphale. — Tumeur fongueuse.
Région sous-ombilicale ou hypogastrique. — Dilatation de l'uretère. — Plaie et blessure de l'utérus. — Plaie et blessure de la vessie.
Région lombaire. — Plaie et blessure des reins. — Contusion. — Abcès des reins. — Périnéphrite. — Lombago, névralgie lombo-abdominale.
Fig. 180. — Abdomen (*).
(*) A'A, ligne horizontale supérieure, à la hauteur des fausses côtes; BB, ligne horizontale inférieure se portant de l'une à l'autre crête iliaque; CG, lignes ver-
MALADIES EXTERNES Dli LABDOMEN. 353
SECTION I, 'maladies de l'abdomen en général.
386. Contusions. — Symptômes. — 1° Locaux : Ecchymoses ; douleurs; quelquefois rupture des fibres musculaires, mouvements des muscles abdominaux difriciles et douloureux ; quelquefois craquement perçu par le malade; dans ces circonstances, tendance à la formation d'une hernie ; abdomen tendu, sonore : constipation ou selles sanguinolentes.
2° Généraux : Variables selon le degré ou la nature de la contusion, selon l'organe contus; quelquefois vomissement, hoquets, fièvre intense.
Traitement. — Antiphlogistiques ; saignées abondantes ; sangsues en assez grand nombre pour prévenir les accidents inflammatoires consécutifs; ventouses; bains; cataplasmes émollients, laudanisés ; boissons acidulées, émollientes ; lavements simples ou laxatifs ; potions calmantes, antispasmodiques.
387. Abc ès des parois. — Symptômes. — Locaux et généraux : Variables selon que les abcès sont sous-cutanés ou situés entre les couches musculaires ou entre les muscles et le péritoine; dans le premier cas, voir Abcès (107). Dans les autres cas, douleurs très-aiguës, augmentant par la pression, les mouvements, la toux, etc. ; tumeur circonscrite ; fluctuation impossible, difficile à percevoir; fièvre; soif, inappétence nausées, constipation.
Ne pas confondre avec péritonite (416), ovarile (472), kystes hydaliques (388), psoïtis (458).'
Traitement. — Saignée, sangsues en grand nombre ; bains fréquents; cataplasmes; onctions mercurielles, belladonées; collodion élastique; ouvrir dès qu'il y aura fluctuation.
ticalcs, partant, de chaque côté de l'épine iliaque antérieure, coupant à an°-Ie droit les lignes horizontales et s'élevant jusqu'à la partie correspondante du thorax; E indique la région supérieure moyenne, ou épi g astre ; D, F, les régions supérieures latérales ou hypochondres ; G, la région ombilicale; H, I, les flancs ■ J la région moyenne inférieure ou hypogastre ; K, L, les iliaques. A la partie inférieure de 1 hypogastre est le pubis M, et sur les côtés de cette même région ^ont les aines ou régions inguinales. Dans cette même figure, la ligne 66 indique la l,m.te entre la poitrine et l'abdomen, dans le point correspondant au muscle d.aphragmç; c la place de l'appendice sternal, et les lign s g, g, le lieu ou viennent aboultr les cartilages de prolongement des côtes inférieures ; e, e, e la situat.on de estomac; f, la région occupée par le pylore; A, la rate; l'intestin cœcum;;, le cô on ascendant; k, le côlon transverse; l, le côlon descendant; m, l'S du colon; n, le commencement du rectum; o, la région occupée par la vessie; pp toute a port.on de la cavité abdominale où sout logées les circonvolut ons dé I intestin grêle.
MALADIES DES ItÉGIONS ET DES ORGANES.
388. Kyste hyriatique. — Symptômes. — Beaucoup d'analogie avec ceux des abcès ; phénomènes généraux moins intenses ou nuls; chercher la crépitation hydatique caractéristique.
Traitement. — Cataplasmes émollienls ; sangsues en cas da phénomènes inflammatoires ; expectalion ; ouvrir le kyste dès qu'il y a fluctuation soit avec le trocart, le bistouri ou la potasse caustique; injection iodée (teinture d'iode, 50 ; eau 100 à 200 gr.).
389. Rhumatisme des parois abdominales. — Symptômes. 1° Locaux : Douleur occupant toute la paroi abdominale, se prolongeant quelquefois vers les reins, augmentant par les mouvements, les efforts, la pression qui, douloureuse d'abord, devient ensuite supportable.
2° Généraux : Le plus souvent nuls ou peu prononcés: quelquefois frissons, lièvre, courbature, vomissements bilieux, diarrhée, accélération du pouls, sueur, anorexie, etc.
Ne pas confondre avec péritonite (446), ovario-métrile (452,
Traitement. — Sangsues, ventouses scarifiées; bains, demibains; cataplasmes chauds laudanisés; collodion élastique, etc. (Voir il. musculaire, 24).
390. Plaies de l'abdomen. — I. TXou pénétrantes. — Symptômes. — Variables selon qu'elles sont produites par des
instruments tranchants, piquants ou contondants; peu ou pas d'écoulement de sang; douleur plus ou moins violente, quelquefois compliquée d'accidents nerveux ; syncope ; ventre bal-
Fiq. 181 . — Suture simple à points séparés.
Fig. 182. — Suture cmplumée.
MALADIES EXTERNES DE l'aBDOMEN.
lonné; nausées, vomissements ; pouls petit. (Voir Plaies, ito, et suiv.)
Ne pas confondre avec plaies pénétrantes (390, II, 392, 393, 394), rester dans le doute plutôt que de faire des recherches imprudentes.
Traitement. — Panser comme les plaies simples ; réunir les bords par les serre-fines, la suture à points séparés (fig. ou emplumée {fi g. 182), ou par les fils métalliques ; placer le blessé de telle façon que les muscles soient dans le relâchemenl ; bandage méthodique. Saignées générales ou locales au besoin ; sangsues; ventouses; cataplasmes émollienls, laudanisés; collodion élastique. Prévenir ou combattre les accidents nerveux par les antiphlogistiques, les potions calmantes. Si la plaie a été faite par une épée ou un fleuret, saignées, sangsues ; surveiller l'inflammation consécutive du tissu cellulaire ; débridement; contre-ouvertures; bandage ou ceinture hypogaslrique en cas d'éventralion. Diète; bouillon ; lavements émollients, laxatifs ou calmants ; boissons fraîches, acidulés, gazeuses.
II. Pénétrantes sans lésion «laits les organes abdominaux. — Symptômes. — Les mêmes que ci-dessus, quelquefois plus prononcés, et avec issue par la plaie des organes non lésés.
Traitement. — S'il y a issue d'organes, les laver à l'eau tiède, et les réduire ; agrandir au besoin l'ouverture de la plaie pour faciliter la réduction en se servant de la sonde cannelée; position horizontale du blessé et les cuisses élevées. Boissons comme ci-dessus.
S'il y a épanchcme?it, voir 391 .
S'il y a issue d'une anse intestinale et si l'intestin est sain, réduire comme dans la hernie (526) ; agrandir la plaie, s'il est nécessaire, et débrider pour faciliter la réduction.
Si l'intestin est resté longtemps dehors et si les parois sont altérées, débrider la plaie au besoin, et maintenir l'intestin en rapport avec la paroi abdominale pour avoir un anus artificiel.
S'il y a issue de l'épiploon, s'il est sain et non étranglé, chercher à réduire ; si. l'on éprouve quelque difficulté, le laisser dans la plaie. S'il est sain,' mais étranglé, s'il y a des tiraillements, quand le tronc est renversé en arrière; retrancher la portion herniée de l'épiploon. S'il y a des tiraillements, débrider et réduire (Boyer, Marjolin). Si l'épiploon est gangrené, le laisser dans la plaie ou bien réséquer la partie gangrenée, ou bien couper dans le vif, lier les artères épiploïqnes, débrider et réduire (Marjolin).
S'il y a issue d'une anse intestinale et de Vépiploon, agir d'après les indications ci-dessus. Combattre énergiquement la péritonite (raumatique.
III. Plaies pénétrantes avec lésion des organes abdominaux. — Symptômes. — i° Estomac (voir 393).
2° Intestins : Coliques, douleurs, tuméfaction du ventre ; selles sanguinolentes; nausées, vomissements de matières alimentaires ou de liquides sanguinolents ; ventre tendu, ballonné ; pouls fréquent, concentré ; face altérée ; frissons, refroidissement des extrémités ; épancliement de matières fécales, etc. (voir 391).
3° Foie (voir 392).
4° Rate et pancréas : Pas de symptômes particuliers et caractéristiques.
5° Reins : Douleur vive se propageant surtout au col de la vessie, le long de l'urèthre et dans le cordon spermatique qui est réfracté; urines sanguinolentes.
8° Vessie : Douleur locale; hoquets, vomissements; écoulement de l'urine par la plaie extérieure; peu ou pas d'urine dans la vessie.
7° Diaphragme (voir 267 et 394).
Traitement. — Pour les blessures de l'estomac, du foie, du diaphragme, des reins (voir 392, 393, 394, 406).
Si l'intestin blessé reste dans l'abdomen : saignées générales et locales; repos absolu; diète; boissons froides en très-petite quantité , glace pilée ; potion opiacée (0,0o à 0,10).
Si l'intestin est dehors, et la blessure très-petite, telle que pi-
Fig. 133. — Suturé. F'g. 184. — Suture.
qûre ou plaie de quelques millimètres; réduire et prescrire une diète absolue jointe aujraitemenl anliphlogistique au be-
MALADIES EXTERNES Dli l'aBDOMKN. 357
soin, saignée, sangsues; lavements émollients, huileux, elc.
Si la plaie est étendue et longitudinale, suture par le procédé Gély : prendre un fil de soie ou de cordonnet bien ciré, armé d'une aiguille courbe à chaque extrémité; porter la pointe d'une de ces aiguilles un peu au-dessus de la plaie, l'enfoncer parallèlement à la plaie et la faire ressortir après un trajet d'un demi-centimètre (fig. 183); exécuter del'autre côtélamême manœuvre avec l'autre aiguille ; croiser les fils en faisant passer l'aiguille de gauche à droite et réciproquement (fi,g. 184), et faire un nouveau point semblable au premier en piquant dans les trous de sortie (fig. 1 85) ; faire autant de points qu'il est né-
hig. 183. — Suture. Fig. 181. — Suture.
cessaire; serrer convenablement à l'aide d'une pince fine et nouer les fils (fig. 186; couper les fils le plus près possible du nœud.
Si la plaie est transversale, réunir par les procédés Lembert
ou Jobcrt ; piquer avec l'aiguille courbe (fig. 187) à I centimètre
de la plaie A, l'enfoncer de dehors en dedans et la faire ressortir à 1/2 centimètre du bord de la plaie en B ; la faire rentrer en C et ressortir en D; tirer les extrémités des fils et nouer en E iLembert). Jobert invaginait les bouts renversés de Finteslin, ce qui est plus difficile.
Si la vessie est blessée : Traitement anliphlogistique, comme ci-dessus ; sonde à- demeure ; débridement en cas d'infiltration urineuse.
IV. 1*1 ai «m «l'armes A feu. — Éviter les tentatives d'extrac- (ion et s'en rapporter à la nature quand la recherche du projectile sera difficile (Dupuylren).
Pour les plaies d'armes à feu de la vessie, débrider l'ouverture d'enlrée et de sortie de la balle (Larrey).
391. Epanchemenlg dans le péritoine. — 1° De sang. — Symptômes. — Variables selon la quantité de sang épanché; pâleur, faiblesse du pouls: syncopes, refroidissement; nausées, vomissements, gonflement du ventre, douleur, étoufl'ement, quelquefois matilé à la percussion ; puis, dans quelques cas, développement de péritonite (4 46).
2° De bile. — Symptômes. — Douleur vive, subite, dans l'hypochondre droit ; rétraction de l'abdomen; difficulté d'uriner, péritonite (446).
3° D'urine. — Symptômes. — Vomissements, constipation, dysurie, hématurie ; péritonite (446).
4° De matières alimentaires et stercorales. — Symptômes. — Douleur locale vive ; ventre ballonné ; décomposition de la face ; petitesse du pouls; vomissements, constipation ; péritonite (406).
5° De pus. — Symptômes. — Le pus vient du péritoine luimême ou d'un organe voisin : mêmes symptôme que pour les épanchements de sang.
6° De sérosité (voir Ascite, 448).
7° De matière tuberculeuse. — Symptômes. — Commémoratifs ; douleur locale vive et mêmes signes que pour les épanchements de matières alimentaires et stercorales qui accompagnent le plus souvent la matière tuberculeuse.
8° De gaz. — Symptômes. — Tension uniforme; résonnance ; dyspnée, etc.
Ne pas confondre ces différentes variétés ni ces épanchements avec péritonite simple (446), fympanite accidentelle, ascite (448), hydropisie enkystée des ovaires (473), tumeurs de l'utérus (467), byperlrophie du foie (437), de la raie (444), déplace-
MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN
ment des reins, invagination intestinale (425), ovarite (472), tumeurs stercorales (430), abcès des parois (387).
Traitement. — Repos ; saignées locales ou générales ; opiacés ; digitale, digitaline. Si le sang est réuni en foyer proéminent, incision sur la partie la plus amincie et la plus déclive; ouvrir largement et parallèlement aux fibres musculaires.
SECTION II
liÉCION SUS-OMBILICALE OU ÉPIGASTBIQUE.
392. Plaie avec blessure du foie. Symptômes. — La plaieoccupeun des derniers espacesintercostaux ou le voisinage du rebord des fausses côtes à droite ; écoulement de sang noir, épais; douleur locale, vive, profonde, s'étendant souvent à l'épaule droite ; respiration difficile, anxieuse ; pouls petit, fréquent; bouche amère ; hoquets, nausées, vomissements ; ventre tendu ; frissons, puis ictère et symptômes d'hépatite (432).
Ne pas confondre avec blessure de l'estomac (39>), du diaphragme (434), de l'intestin (390), péritonite (44^).
Traitement. — Saignées générales et locales ; boissons glacées, acidulés ; potion opiacée ; lavements laxatifs répétés: combattre les phénomènes inflammatoires ; cataplasmes.
393. Plaie arec blessure «le l'estomac. — Symptômes.— Plaie sur les côtés de l'appendice xiphoïde, ou entre cet appendice et l'ombilic, ou entre les pausses côtes gauches : douleur vive, profonde ; vomissements d'aliments, de chyme, de sang; selles sanguinolentes ; issue par la plaie de matières semblables; défaillances, syncopes, spasmes; convulsions; pasd'épanchement dans la cavité abdominale si la plaie est petite; épanchement d'aliments, de gaz, de sang dans le cas contraire.
Traitement. — Si l'estomac blessé ne se présente pas dans la plaie : saignées générales et locales; diète absolue ; abstinence de boissons; lavement de bouillon froid: sutures ou bindeletles agglutinatives.
Si l'estomac fait hernie: réunir la plaie stomacale, quand elle a plus de 5 millimétrés, par les procédés ci dessus.
Si la plaie a été occasionnée par une arme à feu et si l'estomac fait hernie, le maintenir sans suture.
394. Plaie avec blessure du diaphragme. — Symptômes. — Peu après la blessure, dyspnée, respiration convulsive; toi.x
sèche, fréquente; hoquets, nausées, vomissements; rictus sardonique (voir 367).
Traitement. — Antiphlogisliques, saignée générale, sangsues, ventouses; antipasmodiques, calmants: potion antispasmodique, sirop de morphine.
395. lleruie épigastrique. — Symptômes. — Tumeur de volume variable, existant plus souvent à gauche qu'à droite, rentrant et sortant facilement; douleur locale augmentant par la toux, dans la station debout, pendant les efforts : digestion troublée ; nausées, vomissements, dyspepsie, hoquets ; spasmes, convulsions, étouffements ; amélioration dans la position horizontale et pendant la vacuité de l'estomac; perception de l'écartement des fibres musculaires des muscles droits.
Ne pas confondre avec les maladies diverses de l'estomac (410 et suiv.), hernie graisseuse (396). Traitement. — Bandage avec pelote moulée sur Fouverture.
396. Hernie graisseuse. — SYMPTOMES. — Le plus souvent à la partie supérieure de la ligne blanche, tumeur irréductible, indolente, sans symptômes gastriques, se développant lentement.
Ne pas confondre avec hernie épigastrique (39o).
Traitement. — Enlever la tumeur au moyen de la ligature si elle est pédiculée et gênante; compression continue après l'opération ; ou bien s'abstenir de tous traitements.
397. Hernie de la ligne blanche. — Symptômes. — Sur le trajet de la ligne blanche, tumeur oblongue, augmentant par les efforts ou la station debout, facilement réductible ; sensation de l'intervalle par lequel se fait la hernie.
Traitement. — Bandage approprié.
398. Fistule -biliaire. — Symptômes. — Ouverture fistuleuse dans le voisinage du foie, donnant issue à de la bile, à des calculs.
Traitement. — Extraire les calculs s'il est possible; pansement de la fistule par occlusion; cautérisation légère des bords de la plaie; réunion par la suture, ou les fils métalliques, enayant soin d'aviver au besoin les lèvres de la petite fistule.
399. Abcès du foie. — Symptômes. — Douleur locale vive, pulsative; précédée et accompagnée de symptômes généraux intenses ; dans l'hypochondre droit ou à l'épigaslre, tumeur peu saillante, large, résistante, avec empâtement des téguments; puis mollasse, fluctuante au sommet, adhérente par sa base aux parties voisines; le plus souvent des signes d'hépatite ont précédé.
MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN
Ne pas confondre avec abcès des parois (397), carie, nécrose des os costaux.
Traitement. — Sangsues; bains, demi-bains; cataplasmes émollients ; onguents maturatifs ; incision assez considérable ; agrandir l'ouverture si elle se fait spontanément.
SECTION II f.
11ÉGION OMBILICALE.
4(T0. Hernie ombilicale. — Symptômes. — Tumeur à l'ombilic, molle, élastique, réductible, augmentant pendant les cris, les efforts de toux; ronde, cylindrique ou conique, à base circulaire et recouverle par une peau très mince; l'ouverture qui donne passage aux intestins est circulaire chez les enfants, irrégulière, oblongue chez les adultes; quelques coliques, borborygmes; étranglement de la hernie.
Ne pas confondre avec hernie de la ligne blanche (397), tumeurs diverses.
Traitement. — Chez les enfants, réduire la hernie et la contenir avec du carton ou une petite demi- sphère en cire jaune ou en caoutchouc vulcanisé, maintenue à l'aide d'une bande de toile et d'une longue bandelette de sparadrap qui fait une fois et demie le tour du corps; saupoudrer préalablement, de poudre de riz, d'amidon ou de lycopode. Bandage ombilical pour les adultes.
Si la hernie est étranglée, infusion chaude de café ; purgatifs, huile de ricin, jalap, etc., sachets de glace sur la tumeur ; lavements purgatifs ; lavements de tabac (1 à 5 gr. pour 500 d'eau, faire infuser une demi-heure).
Kélolomle. — Incision longitudinale dépassant la tumeur ou incision en T; inciser lentement et par couches ; repousser decôte les couches graisseuses; arriver avec précaution jusqu au sac; pincer la séreuse et inciser en dirigeant le tranchant du bistouri obliquement et en haut ; chercher à reconnaître la déposition des parties herniées; débridements multiples avec le bistouri boulonné ou déchirement avec la spatule ou un stylet; ou bien débridement intérieur: réduire en commençant par l'intestin; retrancher l'épiploon mortifié, pansement simple.