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MALADIES DE L'ESTOMAC ET DES INTESTINS

Maladies de l'estomac. — Indigestion. — Embarras gastrique. — Hé-j matémèse. — Gastrite aiguë, chronique. — Ramollissement gélatini-" forme des enfants. — Ulcère simple. — Cancer. — Gastralgie. -1 Dyspepsie. — Vomissements nerveux.

Maladifs des intestins. — Entérite aiguë, chronique. — Dysenterie, —a Hémorrhagie intestinale. — Etranglement interne. — Invagination intestinale. — Entérotomie. — Anus artificiel. — Cancer de l'intestin. — Entéralgie. — Rhumatisme gastro-intestinal. — Constipation. — ' Vers intestinaux.

SECTION l.

MALADIES DE L'ESTOMAC

410. Indigestion. — Symptomks. — 1° Locaux : Quelque! temps après le repas, sensation de pesanteur ; barre, plénitudes douleur, chaleur épigaslrique ; dégoût, hoquet, nausées, rap* ports acides, fétides, à odeur d'oeufs pourris; tension de l'épigastre ; sonorité ou matité ; vomissements alimentaires, acides! aigres; borborygmes ; évacuations abondantes.

2° Généraux: Pouls faible; respiration gênée ; céphalalgie^ douleurs contusives dans les membres; congestion cérébrale pouvant simuler l'apoplexie.

Ne pas confondre aven étranglement intestinal (42o), congés-, tion cérébrale (164), empoisonnement.

MALADIES DE L'ESTOMAC

Traitement. — Faire vomir avec le doigt, par l'ingestion d'eau tiède, le tartre stibié (0,05 à 0,10) ou l'ipéca (1 à 2 gr.) ; calmer les coliques par les cataplasmes laudanisés, les lavements émollients ou laudanisés ; infusion de thé, de camomille, de feuilles d'oranger.

411. Embarras gastrique. — Symptômes. — 1° Locaux: Anorexie ; bouche amère, fade, pâteuse ; langue saburrale ; haleine fétide; nausées, rapports aigres, nidoreux; régurgitations bilieuses; quelquefois vomissements; anxiété, gône épi gastrique; soif vive ou nulle ; constipation ou selles fétides, muqueuses, bilieuses. Souvent les intestins sont affectés concurremment avec l'estomac.

2° Généraux : Pouls normal ou peu agité ; céphalalgie frontale; courbature; insomnie; anéantissement, prostration; coloration jaunâtre des sclérotiques, des lèvres, du sillon nasolabial ; urines rares, sédimenteuses.

Formes : muqueuse — bilieuse — congesfive — typhoïde — asthénique.

Ne pas confondre avec gastrite (413), lièvres éphémère, continue, simple, typhoïde (l , 2, 3).

Traitement. — Vomitifs: tartre slibié (0,05 a 0,10); ipéca (1 à 2 gr.) ; éméto-cathartique.

2£ Tartre stibié (V)0:i k nsr)10

Sulfate de soude c,-

Purgatifs : eau de Sédlite ; sulfate de magnésie (25 à 50 gr )• sulfate de soude (15 à 25 gr.); huile de ricin (30 gr.) ; limonade au citrate de magnésie (45 à 60 gr.). Thé purgatif ou apozème de santé. Tisanes amôres, acidulés, limonade au citron; sirop de cerises, eau vineuse; petite centaurée; thé léger, chicorée sauvage, bouillon à l'oseille. Diète ; pas de sangsues à moins de douleurs très-vives.

4 1 2. Hématémèse. — Symptômes. — 1 «Précurseurs: Chaleur gene tension à l'épigastre; douleur, malaise, anxiété, troubles digestifs ; goût de sang ou de sel dans la bouche ; lipothymies pâleur, refroidissement; sueurs froides, horripilations.

2" Caractéristiques et concomitants : Nausées et vomissement sans toux de sang noir ou rouge, en caillots ou liquide, quelquefois mélange avec les substances alimentaires ; syncopes. Sentiment de bien-ôtre si l'hémorrhagie est supplémentaire ; dépérissement si elle complique une maladie chronique de 1 estomac : selles noirâtres, sanguinolentes avec ou sans coliques. Siïhemorrhagie est interne, anxiété, malaise; horripila-

lions, refroidissement des extrémités; sueurs froides; abattement: petitesse et fréquence du pouls ; lipothymies ; quelquefois matité gastrique.

Ne pas confondre avec hémoptysie (305), épistaxis (207), gastrorrhagie symptomalique d'un cancer (417), ulcère simple de l'estomac (il fi).

Traitement. — Débarrasser le malade de ses vêlements; le coucher horizontalement, la tête haute, dans un appartement aéré ; pas d'émotions morales, ni de mouvements ni d'efforts.

Tisanes: limonades citrique, acétique, sulfurique (eau de Rabel, 25 cà 30 gouttes pour un 1/2 litre) ; eau glacée, salée; eau de Sellz ; glace pilée. Lavements froids, émollieiits ou laxatifs.

Compresses froides ; vessies d'eau glacée sur l'épigastre, ou sur les testicules. — Sinapismes aux mollets, aux bras.

Potion opiacée, astringente, par cuillerées toutes les demiheures.

% Eau distillée

Alun

Extrait thébaïque.

Sirop de gomme . .

200 gr.

0gr,OS à 0Br,10 50 gr.

X Eau distillée 100 gr.

Perchlorure de fer

liquide à 30».. . . XV z XXX g1"5.

Sirop de grande consoude 30 gr.

Saignée si le sujet est pléthorique. Combattre la cause; prévenir le retour ; combattre l'anémie consécutive.

413. Gafttrite aiguë. — Symptômes. — 1° Locaux et fonctionnels : Douleur épigastrique, exaspérée par la pression, spontanée, avec élancements ; conslriction, brûlure, se propageant dans le voisinage; perte de l'appétit; vomissements bilieux avec ou sans nausées ; soif nulle ou vive ; langue le plus souvent large, humide, sale dans la gastrite simple et primitive, sèche, rouge dans la gastrite secondaire ; constipation.

'2° Généraux : Frissons erratiques ; pouls accéléré ; chaleur ; respiration saccadée ; agitation.

. Variétés : 1° Gastrite simple, primitive; — 2° gastrite secondaire ; — 3° gastrite toxique.

Ne pas confondre avec embarras gastrique (411), gastralgie (410), dyspepsie (il 9), fièvre typhoïde (3).

Traitement. — 1° Local : Fomentations émollienlcs, narcotiques tiôdes ou chaudes sur l'épigastre; suppositoires opiacés; morphine par la méthode hypodermique (voir Névralgies); 15 ou 20 sangsues à l'épigastre, renouvelées au besoin; ventouses scarifiées.

MALADIES DE LESTOMAC.

2° Général : Boissons émollientes, acidulés à une douce température ; solution de sirop de gomme, de guimauve ; lait bouilli, coupé avec l'eau de gruau additionnée de 1 ou 2 cuillerées d'eau de chaux officinale : sirop diacode (30 gr.); extrait thébaïque (0,02 à 0,05): pilules de cynoglosse ; lavements émollienls, laudanisés. Diète absolue ; puis, régime sévère: bouillons coupés froids ou chauds, potages légers ; lait coupé, fécules; crème de riz; poisson, gelées de viandes.

414. Gastrite chronique. — Symptômes. — 1° Locaux et fonctionnels : Douleurs épigastriques spontanées ou provoquées, ou bien sensation d'embarras, de picotements, de constriction, de chaleur; inappétence; soif variable ; langue naturelle, ou un peu rouge à la pointe. avec des villosités blanches ou roussâtres au centre, le plus souvent humide ; nausées; vomissements bilieux.

2J Généraux : Peu prononcés ou nuls ; quelquefois accélération du pouls, dyspnée; mélancolie, vertiges.

Ne pas confondre avec gastrite aiguë (4 13), gastralgie (418), dyspepsie (419), cancer (417), ramollissement (4JS).

Traitement. — Surveiller le régime ; bouillons légers ou consommés ; viande rôtie froide, maigre ; peu ou pas de viandes grasses, de sauces, de légumes; laitage pur ou coupé avec l'eau de chaux ; alimentation progressive.

Avant les repas: bicarbonate de soude (0,n0 à 1 gr.); sousnitrate de bismuth (0,20à 0,50); magnésie décarbonatée (2 à 5); nitrate d'argent en pilules (0,01 à 0,10).

Aux repas, vin vieux coupé avec les eaux de Vichy, Carlsbad, Ems, Sellz, Marienbad, Pougues, Spa, Condillac, Bussang, Vais ; liqueur ou élixir de pepsine (1 cuillerée à bouche).

Contre les douleurs : Extraits d'opium, de belladone, de jusquiame (0,02 à 0,'05) ; cataplasmes laudanisés; opiacés par la méthode hypodermique ; vésicatoires volants morphinés.

Contre la constipation : Lavements purgatifs; purgatifs doux, manne, huile de ricin, pulpe de tamarin, rhubarbe, thé ou apozème purgatif ; extrait de rhubarbe composé; pil. laxatives:

aa . 6.

IL Extrait de fiel de bœuf. 1

Savon médicinal f na 2

Rhubarbe pulvérisée.

Extrait de pissenlit. . . . q. s.

F. s. a. des pilules de 0,20; 2 à

par jour.

^ Ipéca pulvérisé Os',50

Rhubarbe pulvérisée 2 gr.

M. et div. en 10 paquets, un avant chaque repas.

hydrothérapie ; usage de flanelle ; exercice modéré ; air pur • peu à peu usage des toniques. '

41 o. Ramollissement gélatiniforme fies enfants. —

Symptomks. — 1° Locaux et fonctionnels : Troubles digestifs; dévoiement ; dépérissement ; soif vive ; tension de l'épigaslre ; douleur locale; nausées, vomissements; toux avec régurgitation; selles liquides, à odeur putride.

2° Généraux ; Peau froide ; pouls irrégulier ; face ridée ; cris pénibles; respiration saccadée ; agitation ; puis prostration, insensibilité ; insomnie ; quelquefois grincement des dents ; yeux demi-fermés, fixes ; face cadavéreuse ; émacialion; muguet.

Ne pas confondre avec muguet (191), entérite (421, 422).

Traitement. — 1° Curatif: Diminuer les boissons malgré l'avidité des enfants ; bonne nourrice, ou bien lait récemment trait et tiède; laitd'ânesse, de vache, de chèvre, sucré et gommé. Bains chauds, émollienls, toniques, aromatiques ; frictions cutanées alcooliques ; sirop diacode, laudanum deSyd. (t goutte, 4 à 5 fois par jour).

2f Extrait thébaïque Sirop de gomme.

Eau

2° Prophylactique : Ne pas sevrer avant un an ni brusquement ; bouillon gras coupé avec du lait ; repas réglés ; pas de fruits ; ni purgatifs ni vermifuges ; combattre le dévoiement par lavements amidonnés.

416. Ulcère simple. — Symptômes. — Douleur sourde à l'.épigastre augmentant par la pression ; vomissement après l'ingestion des aliments; hématémèse; inappétence; dyspepsie ; constipation ; amaigrissement ; anémie. • Ne pas confondre avec gastralgie (41 8), gastrife chronique (41 4), dyspepsie (419).

Tbaitement. — D'abord diète complète pendant 24 h. ; sangsues à l'épigastre en cas de douleurs vives ; bain prolongé. Le lendemain, diète lactée ; lait tiède, chaud ou froid, pur ou coupé avec l'eau de chaux (1 à 2 cuill.), l'eau de gruau ; diète gélatineuse ou féculente ; bouillons de veau, de poulet ; gelées ; fécules de maïs, de riz, d'avoine, d'orge, de pomme de terre; tapioca, semoule ; eau panée et gommée ; un peu d'eau gazeuse ; magnésie calcinée, décarbonatée ; peu ou pas de sucre ni d'opium. Bains émollients, gélatineux (colle de Flandre, 1 kil.) prolongés plusieurs heures ; sous-nitrate de bismulh (2 gr.) dans du sirop de guimauve, avant chaque repas; nitrate

Os-vui 15 gr.

MALADIES DE L ESTOMAC. 309

d'argent en pilules (0,01) pendant quelques jours; puis revenir au bismuth.

417. Cancer. — Symptômes. — Troubles digestifs ; pesanteur à l'épigastre après les repas; douleur locale; éructations acides, inodores, ou d'œufs pourris ; quelquefois vomissements; diminulion de l'appétit; constipation; dépression des forces. Plus tard, après les repas, vomissements plus fréquents de boissons, d'aliments, de glaires, rarement bilieux ou sanguinolents ; douleur à l'épigastre; sensation d'une tumeur, qui peut changer de place ; quelquefois rénilence ; abdomen normal, rétracté ou méléorisé ; matité à la percussion ; bruits de glouglou, de ballottement ; langue pâle, humide ou sèche : soif nulle. A une époque plus avancée, amaigrissement notable ; teinte jaune-paille; vomissements noirâtres, sanguinolents, couleur marc de café; langueur générale, dépérissement; pouls faible, ralenti ; refroidissement et œdème des extrémités.

Siège. — 1° Au pylore: distension de l'estomac tout entier; vomissements plusconsidérables, quelquefois revenantàplusieurs jours d'intervalle, gargouillement.

2* Au cardia : épigastre déprimé, matité ; les malades ne peuvent prendre que très-peu d'aliments à la fois ; vomissements inodores après quelques heures.

3° Sur la totalité de l'estomac : ni vomissement ni tumeur.

4° A la petite courbure: hémorrhagies, vomissement ; souvent complication d'ictère.

5° A la grande courbure: tumeur mobile, s'étendant souvent à l'épiploon.

6° A laparoi postérieure: pas de signes caractéristiques.

Nepas confondre avec gastrite aiguë ou chronique ( 13, 414), ulcère simple (41 6), tumeur située dans les parois abdominales,' à la région sus-ombilicale et occasionnée quelquefois chez les femmes par la pression du corset, dyspepsie (419).

Traitement. - Eaux de Vichy, de Seltz aux repas; pilules de ciguë : emplâtre de ciguë :

Extrait de ciguë

Poudre de ciguë

F. s. a. des pilules de 0,10; 2 à 20 par' jour!

4 gr.

Moxa, cautères, pommade d'Autenrieth à l'épigastre.

Contre les douleurs vives: Vésicaloires morphinés; injections hypodermiques (voir Névralgies) ; extrait thébaïque(0,05 à 0,10) en pilules; sirop de morphine, de codéine.

Contre les vomissèments : Eau glacée ; glace pilée; potion -de

370 MALADIES DES RÉGIONS ET DES OlîGANES.

Rivière, eau de Selle, de Vichy (Cèles tins), Sainî-Galmier, Kcnaison, Vais, Bussang; sachets de glace sur l'épigastre : pelitlait ou lait clair; extrait thébaïque.

Contre le pyrosis: Magnésie; bicarbonate de soude; opiacés.

Contre la constipation : Lavemenls laxatifs, purgalifs.

Contre la diarrhée: Lavements laurlanisés; diascordium, c(c.

Régime composé de substances légères; bouillon froid ou chaud ; consommés, potages, gelées de viandes ; viandes blanches ou noires, etc., selon le goût du malade et leur digeslibilité. Exercice modéré, bains tièdes.

418. Gastralgie. •- Symptômes. — Névrose douloureuse de l'estomac. Douleur spontanée presque toujours vive, atroce, rarement continue, se manifestant surtout'après les repas ; ni provoquée ni exaspérée par la pression qui soulage quelquefois; sensations locales bizarres éprouvées parles malades; douleurs s'irradiant dans le voisinage. Appétit normal, ou augmenté,ou diminué, ou perverti ; bruit de glouglou des liquides; nausées et vomissements rares ; rapporls nidoreux, acides ou acres, pyrosis; éructations ; hoquet; langue habituellement normale; conslipation, flatuosités, coliques ; méléorisme ; quelquefois selles liquides, muqueuses, âcres, sanguinolentes; urines limpides; hypochondrie; quelquefois ictère. Névrose continue ou bien se montrant sous forme d'accès irréguliers.

Ne pas confondre avec gastrite aiguë ou chronique (413, 414), ulcère de l'estomac (416), cancer (417), dyspepsie (419).

Traitement. — Tisanes de camomille, valériane, tilleul, feuilles d'oranger; sous-nitrate de bismuth pur ou uni à la magnésie, au charbon de Belloc, à l'extrait de belladone, à l'a sa fœtida :

"if Sous-nitrate de bismuth .. . 10 gr. • 2£ Sous-nitrate de bismuth . . 2 gr

Extrait de belladone. . 1

F. s. a. 40 pil. : 2 matin et'soir.

Asa fœtida 15 —

Huile de valériane 2 —

F. des pil. de 0,10 : 5 à 10 de deux eu deux heures.

2£ Teinture de noix vomique ' àa 10 "r

— de castoréum ( °

M. 10 à 12 gouttes pendant l'accès.

Valériane en extrait (0,10 à 2), en poudre (I à i gr.) dans du pain azyme ; aconit ; oxyde de zinc (0,10 à 0,15), eau de laurier-cerise; perles d'éther; extrait thébaïque (0,02 k 0,10); sirop de morphine, de codéine ; laudanum :

MALADIES DE L'ESTOMAC

"2f Sirop de Heurs d'oranger. 100 gr.

Extrait d'opium 0sr,15

Extrait d'aconit 0sr,t0

l'ne cuill. à café après le repas.

100 gr

C Eau distillée de tilleul.

Acétate "de morphine 0gr,05

Sirop de fleurs d'oranger. 30 gr.

Une cuill. à café après ch. repas.

Opiacés par la méthode hypodermique, petits vésicatoires pansés avec le chlorhydrate de morphine (0,02 à 0,05) (voir Névralgies). Teinture d'iode morphinée.

Si le malade est faible, chloro-anémique ; excitants avant ou après les repas ; infusions de camomille, de menthe, de cannelle, de quassia amara ; sirop d'écorces d'oranges; poudres de cannelle, de safran, de cubèbe, de coriandre, de columbo, seules ou mélangées.

2£ Magnésie décarbonatée .... 4 gr.

Safran pulvérisé 3 —

Cannelle pulvérisée 1 —

M. pour 10 paq., 1 avant ch. repas.

C Cannelle pulvérisée 15 gr.

Sucre pulvérisée 250 —

M. : 1 à 2 cuill. à café avant le repas.

Confection d'hyacinthe (5 à 10 gr.) ; extrait de quassia (1 à gr.), extrait de gaïac (I à 5 gr.), extrait de fiel de bœuf (I à 4 gr.), extrait d'absinthe (i à 4gr.); extrait de columbo (0,20 A 1 gr.)!

X Extrait de fiel de bœuf., y

Savon amygdalin j âa 1

Extrait de gaïac I

F. s. a. 30 pil. : 1 avant ch. repas.

gr

2f Extrait de quinquina 20 gr.

Sous-carbonate de fer. .. . 10 —

Poudre de cannelle 5sr,50

Pr. 20 paq ; I matin et soir.

Combattre la chlorose quand elle existe (29), et associer les ferrugineux aux amers, aux narcotiques, selon les indications :

2£ Limaille de fer Ob'- 40

Soufre sublimé et lavé 30 gr.

Extrait sec de quassia 0gr,30'

M. et div. en 24 paq.; 3 par jour.'

gr.

"if Asa fœtida \

Extrait de valériane . . . . ! âa 1

Thriclace )

Limaille de fer 9

Savon de crolon 3

F. 48 pil. ; 3 par jour.

5 gr.

Fiel de bœuf épaissi j

Extrait de gentiane \ âa

Hhubarbe pulvérisée .... ' }'

Sous carbonate de fer 9

F. des pil. de 0, 1 0 ; 8 à 12 par jour.

S'il y a éructations acides et pyrosis, conseiller le bicarbonate de soude, la magnésie, le charbon, le carbonate d'ammoniaque : u

"if Carbonate d'ammoniaque liquide

Eau de fleurs de camomille.

■Sirop de fleurs de camomille

Par cuillerées à bouche.

25 gr.

?f Carbonate de potasse. 0,20 à 0,30

Eau de chaux 15 gramm.

A prendre deux fois par jour dans ' une petite tasse de lait.

Préparations arsenicales variées; acide arsénieux en granules de \ milligr.; arséniate de soude, d'ammoniaque; liqueur de Fovvler (5 à 10 goultes), de Pearson (20 gouttes); 1 à 2 pilules asiatiques.

% Arséniate de soude 0,sr,l(J

Alcool i gr.

Eau distillée ou sirop d'écorces d'orauge 80 —

Une cuill. à bouche pur ou dans de l'eau avant le repas.

Pepsine amylacée (1 gr.) avant le repas; sirop, élixir, vin de pepsine (I cuill. à dessert); iodure de potassium; eau sédative, lotions fraîches sur l'épigastre. Hydrothérapie. Combattre la constipation par les lavements purgatifs ou laxatifs.

Maux minérales. — Vichy dans la gastralgie à retours éloignés et périodiques. — Dans la gastralgie continue ou habituelle : Plombières, Pougues, Saint-Alban, Ems. — Dans la gastralgie compliquée de dyspepsie : Plombières, Pougues, Sermaize, Bagnoles, Evian, Vais. — Dans la gastralgie rhumatismale : Néris, Plombières, Bains, eaux sulfureuses.

. Traita la diathêse. S'il y a dartre répercutée, diathèse herpétique; arsenic (voir 62;. — S'il y a diathèse arthritique (alcalins, 20, 23). — S'il y a diathèse syphilitique (iodure de potassium, sulfureux, 23).

La gastralgie compliquant très-souvent la chlorose ou les maladies de l'utérus ou la leucorrhée, traiter la maladie principale (voir Chlorose, Maladie* de l'utérus), bains de mer.

419. Dyspepsie. — Symptômes. — Bouche sèche ou pleine de salive, acide ou amère; haleine fade, mauvaise; inappétence, ou boulimie, malacia, pica; quelquefois polydipsie; quelquefois nausées, vomissements, pituite, éructations, borborygmes; crampes d'estomac, brûlure; quelquefois lientérie. Toux, dyspnée, névralgies intercostales; céphalalgie; vertige stomacal ; somnoleuce; bâillements; affaiblissement; palpitations. Hypochondrie.

Variétés : D. gastrique. Digestion, pénible, dépendant d'altérations organiques de l'estomac ou de troubles fonctionnels, se manifestant d'une façon accidentelle ou habituelle, ayant son siège habituel dans l'estomac, quelquefois dans l'estomac et l'intestin et donnant lieu à des symptômes variés. Appétit augmenté, diminué ou perverti ; soif variable ; bouche généralement sèche, pâteuse ; acidité de la salive ; douleur, malaise, pesanteur, tension, chaleur épigastrique pendant ou après le repas, quelquefois se calmant par la pression.

MALADIES DR L'ESTOMAC. 373

2° D. intestinale. — Douleurs intestinales, coliques après les borborygmes, flatuosités fétides.

Formes. — Développement considérable de gaz avec ou sans dyspnée, avec ou sans pléthore, avec ou sans palpitations (D.

/lut ul ente).

Douleurs stomacales, comme dans la gastralgie, avec spasmes, avant, pendant ou après la digestion, quelquefois trèsvives, ou simplement irritatives ou donnant lieu à une violente constriction épigastrique (D. gastralgique).

Haleine acide, aigre; flatuosités brûlantes, pyrosis (D. acide).

Lenteur, difficulté de la digestion, paresse, atonie de l'estomac, coïncidant le plus souvent avec la chloro-anémie ; allération; bouche pâteuse, amère ; propension pour les aliments et les boissons acides ; quelquefois rapports et vomissements bilieux (D. atonique neutre ou alcaline).

Lenteur des digestions augmentant surtout par l'ingeslion des boissons; clapotement stomacal caractéristique (D. des liquides, par atonie).

D'autres fois les liquides, le bouillon, le laitage sont bien digérés ; les aliments solides ne le sont pas (D. des solides).

L'appétit est excessif, se renouvelle à des intervalles trèsrapprocliés ; accroissement anormal des forces digestives auquel ne répond pas la force musculaire ou organique ; embonpoint non augmenté; selles normales (D. boulimique).

Production dans l'estomac et rejet de liquides clairs, glaireux, aqueux, avant ou après la digestion, quelquefois le matin à jeun, ou après l'expuition (D. pituiteuse).

Ne pas confondre avec embarras gaslrique (41 1), gastrite aïguë ou chronique (413,414), gastralgie (4)8), cancer de l'estomac (418), ulcère (4 16), entérite (421), congestion cérébrale (124).

Traitement. — Hygiénique. — C'est le meilleur . — S'occuper surtout de la quantité, de la qualité des aliments, des boissons et de l'ordonnance des repas ; amener le malade aux conditions diététiques où les souffrances sont le moindres, sans se laisser guider par son appétit; puis élever peu à peu les doses alimentaires en ayant parfois recours aux toniques, aux stimulants; subordonner le choix des aliments à la susceptibilité générale ou fonctionnelle du malade; viandes grillées, rôties quelquefois peu cuites. Viandes légères, blanches dans la D; gastralgique; viandes rouges, noires dans les autres formesconsommes, gelées de viandes, œufs frais dans la D. anciennepas de charcuterie. Peu ou pas de condiments surtout dans les D. gastralgique et acide. Faire les repas à intervalle convena-

ble ; ne pas manger trop vile ; mastiquer et insaliver convenablement; boire avec fréquence et très-peu à la fois; exercice modéré à pied et distraction après les repas ; régime très-sévère et varié selon les formes: liqueur ou élixir de pepsine.

D. flatulente : Ni beurre, ni toilage, ni fromage ; pas de féculents; viandes noires, poissons de rivière; légumes herbacés, é[inards, chicorée au jus; pommes de terre friles, cuites sous la cendre et non à l'eau ; quelquefois purée ; pain rôti, bien cuit, peu ou pas de mie ; ni pâtisseries, ni roux, ni amandes, ni noix, ni noisettes, ni aliments sucrés. Vin vieux, peu acide bordeaux coupé avec l'eau fraîche de rivière, de source ; quelquefois thé léger, bon café; Frontignan, Lunel, Malaga, Porto, cognac, kirsch, rhum en petite quantité et de bonne qualité; anisette, chartreuse, élixir de Garus, curaçao. Prendre au commencement du repas :

3£ Magnésie ,

Craie âa 3 gr.

Bicarbonate de soude )

En 10 paquets.

Avant les repas, macération froide de quassia, de gentiane, de quinquina. Eaux minérales de Pougues, Niederbronn, Forbach, Nauheim, Soden, Kissingen, Hombourg, Plombières; bains de mer, hydrothérapie.

D. atomique: Même régime que ci-dessus; vin de quinquina, amers ; préférer le vin de Bourgogne ou de Bordeaux. Eaux de Vichy, Vais, Lamalou, Orezza, Forges, Spa, Sermaize, etc.

D. gastralgique : Beurre, laitage, œufs frais, fromage frais; poissons de rivière : sole, merlan frit ; pain rôti, croûte (voir Gastralgie).

D. acide : Régime comme dans la forme ci-dessus; pas de féculents; légumes herbacés; épinards, chicorée; priver les féculents de leur enveloppe; purées; pommes de terre frites, sous la cendre ; ni mie de pain ni pâtisseries ; pas de sauces où entre la farine ; ni amandes, ni noix, ni mets sucrés; thé léger, café ; Bordeaux. Eaux minérales alcalines de Vichy, Vais, Bussang, Renaison, Saint-Galmier, Condillac.

Contre les glaires : Toni-purgatifs, amers, aloès, rhubarbe, pilules ante cibum, grains de santé; prendre en une fois et y revenir au besoin (Guipon) :

2f Crème de tartre 12 gr.

Magnésie décarbonatée 5à8 gr.

.Jalnp pulvérisé 1 à 2 gr.

MALADIES DES INTESTINS. 37

Traiter la diathèse syphilitique, arthritique ou herpétique traiter ta chlorose; traiter les maladies utérines.

420. Vomissements nerveux. - Sympfomes. - Vomisse menls apparaissant à des intervalles plus ou moins rappro ches et consistant en substances aqueuses, rarement alimen taires, bilieuses, sanguinolentes, avec ou sans douleur énigastrique; quelquefois éructation sans odeur ni saveurhabituellement conservation de la soif et de l'appétit - antinahie contre certains aliments; constipation sans coliques ; peau,

on a S i6' P°UlS normaux> exceP*é au déclin de la maladie ou quand les vomissements sont opiniâtres et de longue duréedans ces cas, état fébrile. ° '

Nepas confondre avec gastrite (413), gastralgie (418) rnli que. . néph rétiques (457), hépatiques et ?Sfb H i e^» grossesse, dyspepsie (419), cancer stomacal (417). h

sur I épigastre; vésicatoire volant pansé avec la morphine.

^ Extrait de belladone y

Axonge 30 '

Pour pommade.

Amers; quassia amara ; columbo (2 à 4 gr ) • valériane • vn

gouuts aans de leau); îodure dp nnfnçQinm /-n -a a / x quelquefois sulfate de quiuiue neîde'bœ u (i g r Wona ifJ î

SECTION It.

MALADIES DES INTESTINS

duu'éùf M^ÎTlw, taiT" n- 7 10 Chaleur,

3 7 ti MALADIES DES RÉGIONS ET DES ORGANES.

2° Généraux : Peu ou pas prononcés ; quelquefois frissons, chaleur, sueurs; accélération du pouls; proslration, céphalalgie ; quelquefois nausées, vomissements; le plus souvent langue normale. ,

Chez les nouveau-nés : Coliques, diarrhée ; tension du ventre; souvent complication de muguet.

Ne pas confondre avec fièvre typhoïde (3), dysenterie (423).

Traitement. — Tisanes émollientes ; eau de riz, de gruau, eau panée; eau albumineuse (4 à 5 blancs d'oeufs pour i litre d'eau); sirop de gomme, de guimauve, de coings; lavements émollients, amylacés et laudanisés; cataplasmes laudanisés ; bains, demi-bains ; sangsues sur l'abdomen au besoin ; quelquefois sous-nitrate de bismuth; astringents légers au déclin ; décoction blanche de Sydenham par verres; diète.

Chez les enfants : Ipéca (0,25 à 1 gr.) au début; surveiller ou changer l'alimentation. S'il y a acidité de l'haleine, joindre à l'eau de gruau un peu de magnésie décarbonatée ou d'eau de chaux, demi-lavements au borax (o gr.), à la glycérine (lOOgr.), au sous-nitrate de bismuth (0,50 à 1 gr.); phosphate de chaux (2 à 5 gr.).

422. Entérite chronique. — SYMPTOMES. — Ni douleur ni tympanite, mais diarrhée persistante, s'arrêtant quelquefois pour reparaître ; gargouillement, amaigrissement, sécheresse de la peau; matières évacuées variables; très-souvent complication ou conséquence de lymphatisme, d'herpétisme, d'arthritisme, de tuberculose, de vers intestinaux, ou de nourriture insuffisante ou trop abondante ou mal appropriée. au sujet.

Ne pas confondre avec dysenterie (423).

Traitement. — Surveiller le régime surtout cbez les enfants; changer de nourrice au besoin; panades, potages au riz, au gruau, biscotes; pas de potages gras chez les trop jeunes enfants ; supprimer l'huile de foie de morue; œufs frais, crèmes au riz, au gruau, au chocolat; crème de bismuth, sous-nitrate de bismuth avant le repas; phosphate de chaux (2 à 5 gr.); dé- •coclion blanche de Sydenham; viande crue, pilée et hachée. Opiacés, astringents; iodure d'amidon (?). Combattre la diathèse ou la cause de l'entérite; expulser les vers (voir Rhumatisme, eczéma, phthisie, etc.).

423. Dysenterie. — Symptômes.— 1° Locaux : Douleurs dans le côlon, coliques; évacuations fréquentes, plus ou moins abondantes d'un liquide séreux, verdâlre, sanguinolent, avec quelques pelotons glaireux, des raclures d'intestin; brûlure, ténesme après les selles.

MALADIES DES INTESTINS

2° Généraux : Quelquefois nuls, d'autres fois prononcés. Complications : Anémie, paraplégie, œdème des articulalions.

Ne pas confondre avec entérite (521 ), hémorrhoïdes internes (535), cancer du rectum (38).

Traitement. — Décoction de riz, de gruau, eau albumineuse ut suprà ; sirop de gomme, de coings, de ratanhia. Lavements émollients et amidonnés additionnés, de laudanum ( 1 0 à 20 gouttes). Cataplasmes émollients et laudanisés. Bains, demi-bains. Diète absolue. Opium comme adjuvant et calmant, à haute dose (0,05 — 3 à 4 fois par jour) en pilules ou en potion ; sousnitrate de bismuth à haute dose, pendant plusieurs jours. Saignées ou sangsues en cas de douleurs vives. Purgatif salin, en cas d'embarras gastrique. Pilules composées, surtout quand les selles sont mucoso-sanguinolentes :

2f Calomel 0sr,50

Rhubarbe 2 —

Opium 0sr,0o

P. s. a. 15 pilules.

"2f Ipéca pulvérisé 4 gr.

Eau bouillante 300 —

Sirop d'opium 30 —

Hydrolat de cannelle. .. . 30 — F. s. a. par cuill. d'heure en heure.

Ipéca à la brésilienne (5 à 8 gr. pour 250 d'eau bouillante). Au déclin : astringents, ratanhia, monœsia (i à 2 gr.); tannin^ alun, pilules d'Helvétius ; quinquina, lichen ; nitrate d'argent en lavement (0,10 à 1 gr.) ; diascordium (t à 3 gr.) ; poudre oléo-calcaire (2 à 15 gr.).

Régime trés-sévère pendant la convalescence.

424. Hémorrhagie intestinale. — Symptômes. — Écoulement plus ou moins abondant par l'anus de sang spumeux, rutilant, ou bien noirâtre, en caillots, avec ou sans coliques ; le plus souvent pendant le cours d'une affection typhoïde ou d'un cancer intestinal, fréquemment accompagné de syncopes, de défaillance.

t -Wc pas confondre cette hémorrhagie symptomatique avec l'hémorrhagie supplémentaire ou active.

Traitement. — Boissons froides, glacées, acides ; glace pilée; eau de Rabel (2 à 5 gr. pour i litre); limonade sulfurique ; eau de goudron ; pastilles de térébenthine; potion au perchlorure de fer (t à 2 gr.) ; vessies d'eau glacée sur l'abdomen ; 1/2 lavement d'eau froide, additionnée de perchlorure de fer (0,50 ù 1 gr.), d'eau de Léchelle, de Tisserand, de Brocchien,etc; de laudanum; pilules de tannin et de ratanhia:

2£ Acide tannique o

Extrait de ratanhia I —

F. s. a. 40 pil.; 1 toutes les heures.

Repos absolu ; sinapismes aux bras, sur les côtés de la poitrine. — Dicte.

42 i. Etranglement interne, iiiYngination intestinale.

— Symptômes. — Début rarement brusque. Prodromes consistant en douleurs sourdes, alternatives de constipation et de diarrhée ; de temps en temps débâcles ; puis tou t à coup constipation opiniâtre; ballonnement; vomissements bilieux, puis stercoraux ; douleur moins vive que dans la péritonite; tumeur au-dessus du siège de l'étranglement. Accidents fébriles, consécutifs, émaciation, inanition.

Chercher à déterminer la nature de l'obstacle au cours des matières fécales ; — s'il est produit par des corps étrangers introduits dans l'intestin ; — par des paquets de vers intestinaux ;

— par la compression due à des anévrysmes de l'aorle, à des tumeurs voisines, à des kystes ovariques; — par des diverticules, — par des adhérences consécutives à des inflammations.

Chercher à préciser le siège de l'étranglement. Sur l'intestin grêle, les vomissements sont précoces, tympanite circonscrite à l'ombilic ; dépression à la région des côlons. — Sur le gros intestin, vomissements plus tardifs, lympanite générale; saillie des côlons transverses, ou ascendants et descendants.

Chercher à établir le rapport de la lésion avec les parois abdominales.

Ne pas confondre avec hernie (526), calculs biliaires (441).

Traitement. — Sangsues en grand nombre sur le point douloureux en cas de souffrances vives ; purgatifs, calomel (0,o0 à i gr.). huile de ricin (40 à 50 gr.), eau de Sedlitz ; huile de croton (i ou 2 gouttes dans une tasse de bouillon). Puis opium à haute dose ; embrocalions opiacées ; pommade belladonée ; potions éthérées, sirop d'éther ; inhalations d'éther, de chloroforme ; lavement avec éther (4 gr.), chloroforme (2 gr.), lavements purgatifs, salés ; grands lavements froids ou tièdes ; introduction dans le rectum d'une sonde œsophagienne.

jf Chloroforme 0er,25 2£ Chloroforme i gr.

Sirop simple 100 gr

Par cuillerées.

Alcool.

Potion gommeuse 120

Vessies de glace sur l'abdomen ; glace pilée à l'intérieur ; boissons fraîches, acidulés, gazeuses. Entérotomie.

42(i. Entérotomie. — Anus artificiel. — Inciser la paroi

MALADIES DES INTESTINS. 379

abdominale à la région iliaque droile ou gauche, indifféremment, parallèlement au ligament de Fallope, entre l'épine iliaque anléro-supérieure et le pubis (fig. 187). [ncision de 5 a 6 centimètres - diviser couche par couche la peau, le fascia superficiel, 1 aponévrose de l'oblique externe, les fibres inférieures du petit oblique, le fascia transversal et le péritoine • ouvrir le péritoine en dédolant, et agrandir sur la sonde cannelée ; passer dans l'anse intestinale qui se présente à la plaie une aiguille courbe et fixer l'intestin à la plaie par des points

F/g. 187. — Entcrotomie iliaque.

de suture; perforer ensuite l'intestin au milieu, à égale disers" de6?;/168 Pkie' Par Une ai*uille c-be^ t - ^erse de dedans en dehors une des lèvres de la plaie • nratiouPr ainsj cinq points de suture de chaque côté et L Le^Hn tesUn entre eux, parallèlement à la plaie (Nélaton)

42/ Cancer de 1 intestin - Symptômes. \ o Locmrr pi

Dcrcentihln ai. 1 ,.taIes> douleur non constante; tumeur pcrcep bl A la palpation, à la percussion, par le toucher rec-

JVe pas confondre avec diarrhée, entérite chronique (42?), dysenterie (423).

Tkaitement. — Dilater, s'il est possible, avec des sondes, des mèches introduites parle rectum ; alimentation tonique ; ûtrè très-prudent sur la quantité de laudanum que l'on administrera en lavement pour éviter les empoisonnements: régime alimentaire approprié [voir Cancer de l'estomac (417)].

428. Entéralgie. — Symptômes. — Douleurs plus ou moins vives augmentant, pendant la digestion intestinale ; flatuosités, tympanite ; constipation souvent opiniâtre, quelquefois diarrhée passagère; pendant les crises, sueurs, lipothymies, accélération du pouls.

Ne pas confondre avec entérite (421), névralgie lombo-abdominale (298), rhumatisme des parois abdominales (389), rhumatisme viscéral (429), colique hépatique et calculs biliaires (441), néphrétique (457), étranglement interne (425).

Tbaiïement. — Lavements opiacés ou antispasmodiques ; avec addilion d'éther (1/2 cuill. à café), de chloroforme (15 à 20 gouttes).; potion au chloroforme (15 gouttes à i gr.); perles d'éther [voir Gastralgie (418), Étranglement interne (425)].

429. Rhumatisme gastro-intestinal. — Symptômes. — Antécédents de rhumatisme ; quelquefois disparition plus ou moins brusque du rhumatisme du lieu précédemment occupé ; sensibilité épigastrique très-prononcée, exaspérée par la pression ; nausées, vomituritions, vomissements (R. gastrique).

Sensibilité analogue en telle ou telle région de l'abdomen ; coliques irrégulières; douleur variant d'intensité et de siège, sans être influencée par le régime alimentaire, ce qui a lieu dans la gastro-entérite. Rien de constant dans les effets de l'ingestion des aliments, ni dans le caractère des évacuations alvines; les repas peuvent augmenter, diminuer ou ne pas changer les douleurs; douleurs exaspérées plutôt par les conditions atmosphériques, par le temps froid et humide. Absence de fièvre.

JVe pas confondre avec gastro-entérite (413, 421), gastralgie (418), dyspepsie (419), cancer (417).

Traitement. — Chercher à rappeler le rhumatisme à son siège primitif, ou bien aux membres inférieurs ; pédiluves irritants ; vésicatoires volants ; révulsifs ; grands bains ; quelques sangsues loc. dol. en cas de douleurs très-vives; surveiller le régime alimentaire ; défendre l'usage des aliments excitants, de boissons froides, glacées (voir Rhumatisme, 20, 21, 22).

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