CHAPITRE XII
MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, DU PANCRÉAS, DU PÉRITOINE , DES REINS ET DU I'SOAS.
M~ C^I°ie'7 ^fondu ~ Hépatite aiguë, chronique. Unhose - Syphilis du foie. - Abcès au foie. - Hypertrophie du foie. - F01e gras. - Hydatides, échiuocoques. - Cancer S foie e^de. vo.es biliaires. -Calculs biliaires, ^
Maladies de la rate et du nnnt**dnB r> • , ,
• •• , . panueas. — Percussion de a rate. — Snlp-
iZZT Tme- ~ de * «é: - Pancréatite
gliotté'sr„«~' ~ C"eW °" *«™ des ga„-
maladie de° B igh.f qCance7 d^S"™' „"f «îl'Tto<"^ Mmatarie - GravdlP ril?„ , ~ .Herao,'rl'!'«'e renale ou
l.iaM.IlB. —Coliques néphrétiques. — Psoîtis.
SECTION I
MALADIES DU FOIE
meJ" " "g"e VCrliC"Ie ^o-iliaïae, Cl-,, ,ÎM4 conli. 3» Sur la l.gne axi.lo-iliaque, <« à ,8 centres;
Coul.ku, Aidc-mûm., 2« édition.
4° Transversalement H-S, le foie normal dépasse à peine l'axe du corps de 4 à 5 centimètres (Piorry).
iip
Fig. 191. — Percussion du foie (*).
432 (bis). Hépatite aiguë. — Symptomes. — 1° Locaux : Maladie des pays chauds, extrêmement rare dans'nos climats tempérés, donnant lieu à une douleur dans l'hypochondre droit, s'irradiant à l'épaule droite, au cou et dans une grande étendue de l'abdomen. Foie volumineux, débordant les fausses côtes et devenant souvent le siège d'un abcès qui fait saillie à l'hypochondre droit ou qui détermine des accidents ataxiques ou adynamiques. Très-souvent la dysenterie a précédé l'hépatite.
2° Généraux et fonctionnels : Frissons intenses, suivis de chaleurs et de sueurs abondantes; vomissements bilieux et diarrhée; quelquefois constipation, selles sanguinolentes, purulentes; quelquefois aussi dyspnée; pouls très-fréquent, régulier
(*) COR-I, lifîiio coraco-iliaquc ; Cl-1, ligne cléido-iliaque ; S-T-P, li^nc sternopubieunc ; H-S, liffiie hépato-spléuiquc (Piorrv).
MALADIES DU FOIIs. 3 87
ou irrégulier ; agitation, somnolence, délire, affaissement, vertiges. Ictère fréquent, mais non constant .
Ne pas confondre avec pneumonie (308), pleurésie (315), rhumatisme des parois abdomiuales (309), gastrite (413), néphrite (151).
Traitement — Saignées générales; 30 à 40 sangsues, ventouses en assez grand nombre loc dol; cataplasmes émollients; bains émollients. Purgatifs légers, sulfate de soude ou de magnésie (rô à 40 gr.), huile de ricin (30 gr.) en cas de constipation; calomel (0,23) toutes les trois ou quatre heures, ou bien (l gr.) le soir associé à la poudre d'opium et d'ipéca en cas de gengivite. Frictions mcrcurielles sur l'abdomen. En cas de douleurs aiguës, extrait thébaïque (0,0:>), poudre de Dower (0, 10 à 0,20). Repos, diète, boissons acidulés, rafraîchissantes.
433. Hépatite chronique. — Symptômes. — 1° Locaux : Gène vers l'hypochondre, douleur sourde, gravative, augmentant par la pression, s'irradiantà l'épigasfre et dans l'hypochondre droit, veis l'épaule, foie hypertrophié, mais non déformé. 2° Généraux et fonctionnels : Le plus souvent absence de fièvre si ce n'est quand la maladie touche au terme fatal ; ictère peu fréquent ; troubles digestifs; inappétence, peu ou pas d'altération ; dyspepsie; alternatives de constipation et de diarrhée : urines le plus souvent naturelles à moins d'ictère. Quelquefois infiltration des membres, ascite, hémorrhoïdes, épistaxis, taches hépatiques.
Ne pas confondre avec hypertrophie simple (437), cancer du foie (440), cirrhose (434).
Traitement. — 1° Local : Frictions mercurielles iodurées, vésicatoires voyants répétés; sangsues ou- ventouses en cas de redoublements fébriles ; cautères, moxas, sétons.
2° Général : Toniques, poudre, extrait de quinquina, ferr jeineux; pilules fondantes de Plummer.
"if- Soufra doré d'antimoine ,
Culomcl " " ' j aa 6 gr.
Hésino de gaïnc 4
Sirop de gomme s
F. s. n. des pilules de 0,30 ; 2 à 4 par jour.
Eaux minérales alcalines de Vichy, Vais, Carlsbad, mont Dore, Saint-Nectaire, *eris, Plombières. Hydrothérapie. Pour boissons limonades tarlriquc, citrique, hydrochlorique.
43^ Cirrhose. Induration ffrannlée.- Symptômes. - Locauœ et généraux : Quelquefois augmentation du volume du foie au début, plus lard atrophie. S'observe à l'Age moyen de la vie
MALADIES DES ltÉCIONS ET DES OltGANES.
surtout chez les buveurs d'alcool. Maigreur extrême du troue et des membres ; abdomen volumineux, ascite; peu ou pas de douleur abdominale ; peu ou pas de troubles digestifs; très-souvent complication de maladies du ca;ur et albuminurie. Ictère extrêmement rare, mais coloration particulière de la peau , quelquefois hémorrhagies viscérales ; peau sèche: dilatation variqueuse des veines superficielles. Quelquefois hypertrophie de la rate. Urines rares, rouges ou brunes, souvent sédimenteuses.
Ne pas confondre avec kystes des ovaires (473), péritonite chronique (H7), hépatite chronique (433), ascite (448). : Traitement. — Régime doux et simple, végétaux (fruits), légumes, viandes de digestion facile : ni café, ni épiées, ni excitants. — S'il y a douleur, sangsues à l'anus, et sur la région hépatique; onctions mercurielles et cataplasmes chauds, vésicatoires, cautères, moxas ; purgatifs salins répétés dans une décoction de chiendent ou de tamarin, calomel, pilules bleues (1 à 5 par jour). Eaux d'Evian, Plombières, Vichy, bicarbonate
de soude. Amers , extraits de rhubarbe, d'absinthe , de rhubarbe quassia, gentiane. Régulariser les selles avec le fiel de bœuf, l'aloès, la rhubarbe (voir pil; page 3(j 7) : modérer la diarrhée avec le tannin, le colombo, le bois de campêche, la cascarille.
Peu de diurétiques, digitale, sçille ou mieux baies de genévrier'(lO^) feuilles d'u va ursi(20«r) (voir Ascite et Hépatite chronique) .
435. Syphilis du foie. — Symptômes. — Douleurs à la région hépatique , sourdes, continues ou intermittentes et souvent de longue durée- ictère non constant; volume du foie peu modifié; forme' variable, souvent lobuleuse et facile à percevoir a
Fia. 192. — Foie dont le lobe gauche ost atrophié (Frerichs).
maladies du foie. 389
la palpalion (fig. 192). Dans la dégénérescence syphilitique amyloïde, symptômes cachectiques, foie hypertrophié, à surface lisse; plénitude et douleur dans l'hypochondre droit; ictère rare; ascite fréquente; troubles digestifs.
Formes : 1° Interstitielle; — 2° gommeuse; — 3° eérumineuse ou amyloïde.
Ne pas confondre avec cancer (440).
Traitement. — Repos, cataplasmes, quelquefois sangsues ; purgatifs salins, iodure de potassium, iodure de fer, pilules bleues; eaux sulfureuses d'Aix, de Luchon, d'Enghien, de Cauterels : régime tonique (voir Accidents tertiaires, 28).
436. Abcès au foie. — Symptômes. — 1° Locaux : Douleurs, tension, tuméfaction dans le flanc droit; saillie de la tumeur, œdème, douleur à la pression, fluctuation.
2° Généraux : Fièvre, frissons; ictère quelquefois; vomissements, constipation ; quelquefois ascite.
Si l'abcès reste enfermé dans l'intérieur du foie ; épuisement, fièvre hectique, pas de saillie, ni de tumeur, ni de fluctuation.' Quelquefois il s'ouvre dans les intestins ou les poumons. Ne pas confondre avec hépatite (432), abcès simple (107). Traitement. — Topiques émollients, bains, laxatifs, toniques au besoin : expectalion si l'abcès est profond. S'il est superficiel, donner issue au pus : s'il n'y a pas d'adhérences entre le toie et les parois de l'abdomen, applications successives de poudre de Vienne et établir ainsi une adhérence ; ce qui permet d'enfoncer ensuite un trocart ou un bistouri. - Ou bien inciser couche par couche jusqu'au péritoine, comme pour la hernie; s'il n'y a pas d'adhérences, ne pas aller plus avant et panser simplement ; le pus se fera jour ou sera évacué. S'il y a des adhérences, pénétrer jusqu'à l'abcès en incisant le péritoine sur le doigt indicateur, ou bien sur la spatule.
437. Hypertrophie «lu foie. — Symptômes. — Gêne ne santeur dans l'hypochondre droit; essoufflement; tumeur débordant inféneurement les fausses côtes; surface lisse, polie non douloureuse, à bord inférieur tranchant ou mousse; que^ quefois complication d'ascite; inappétence, dyspepsie. - Maladie généralement consécutive à l'hépatite des pays chauds
à la cachexie paludéenne, à certaines maladies du Lur à là phthisie, a la leucémie, etc. '
Ne pas confondre avec cancer (440), foie gras ou dégénérescence graisseuse (438). 1 ■ ■
Traitement . - Symptomatique ;~ toniques, quinquina gentiane, purgatifs légers ; eaux alcalines de Vichy, Vais, e^c.
438. Foie çrâsou adipeux. — Svmptomes. — A la suite d'une alimentation grasse, surabondante, d'un régime mal approprié, d'influences morbides particulières, de phlhisie pulmonaire, d'affections consomptives, d'excès alcooliques, etc.; augmentation du diamètre antéro-postérieur coïncidant avec la mollesse, la flétrissure du foie qui tend à s'incliner en bas, de sorte qu'il paraît plus volumineux (Frericbs). Digestion stomacale et intestinale troublée, flatulente: sensibilité de la région épigaslrique ; selles rares, irrégulières, tantôt foncées, tantôt pâles, argileuses ; quelquefois diarrbée. Peau pâle, exsan-
Fig. 193, — Déplacement des organes thoraciques par suite d'échinocoques du
foie (').
gue, molle et lisse (Addison). Puis diminution du volume du
(*) b, diaphragme remontant jusqu'à la deuxième côte droite : c. kyste hydatiqiie ; rl, rate ; r, cœur ; f, estomac (Frerichs).
MALADIES DU FOIE. 391
foie avec cachexie et absence d'inégalités à la surface du foie ; diminution de la sécrétion biliaire (Frerichs).
Ne pas confondre avec cancer (440); cachexie cancéreuse des divers organes, cachexie, paludéenne.
Traitement. — Ni aliments gras, ni féculents, ni alcooliques ; fruits riches en sels alcalins, en pectine, poires; extraits de chardon bénit (i à 2 gr.), de pissenlit (I à 4 gr.), de chélidoinc (0,20 à 0,u0 gr.) ; bicarbonate de soude (1 à 5 gr.) ; rhubarbe, aloès : eaux de Vichy, Carlsbad, Marienbad, Ilombourg, Kissingen : ou bien Spa, Ems, Schwalbach.
439. Hydatides, Échiimcoques. — Symptômes. 1° Locaux: Début latent : douleur, gène, pesanteur dans l'hypochondre droit, augmentant par les efforts respiratoires, la toux l'éternument, avec irradiations douloureuses: décubilus du côté où siège le kyste hydatique. Augmentation de volume du foie, quelquefois déformation complète, comme dans la fig i t>3 Tumeurs le plus souvent arrondies, lisses, régulières, quelquefois bosselées, bilobées, rénitentes, élastiques; fluctuation facile ou difficile à constater; bruit hydatique à la percussion non constant; frémissement hydatique ; ictère rare, ainsi que l'ascile et l'œdème des membres abdominaux.
2° Généraux : Troubles digestifs : dyspnée; circulation normale au début, accélérée au déclin; dépérissement
Ne pas confondre avec abcès (436), hépatite (432), tumeur occasionnée par la vésicule biliaire, cancer (440).
Traitement - Opération : Ponction comme pour les abcès du toie et après la ponction, injection iodée avec :
If Teinture d'iode
Iodure de potassium .' \ 8T*
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440 Cancer du foie et des voies biliaires. - Symptômes - i Locaux: Début lent et latent; douleur locale, contusive" lancinante avec élancements ; exacerbation par la press on • hypcrtroph.e du foie, avec sensation de résistance de nTlites tumeurs bosselées en nombre variable, distinctes' déprimée en cupule à leur centre. Iclère non con tant ; sci7e rare
1° Généraux: Troubles digestifs; inappét n ce aération
Ne pas confondre avec cirrhose (434), hypertrophie simple (437), kystes hydaliques (439), syphilis (435).
Traitement. — Symptomatique et palliatif (voir Hépatite chronique).
441. Calculs biliaires, coliques hépatiques. — SYMPTO- MES. — Douleurs très-vives, survenant brusquement, se calmant quelquefois par la pression, par certaines positions; vomissements répétés, bilieux, aqueux, glaireux, plus ou moins abondants, pénibles; constipation, inappétence. Au bout d'un ou deux jours, ictère variable selon que les calculs sont dans les conduits cystiques, hépatique ou cholédoque ; c'est dans le premier que l'ictère est plus rare. Dans quelques cas, tumeur formée par la vésicule biliaire, et sensation des calculs à la palpalion : cessation presque subite des douleurs quand les calculs ont franchi les canaux biliaires.
Ne pas confondre avec étranglement intestinal (425), empoisonnement, rhumatisme viscéral (429), gastralgie (418), entéralgie (421).
Traitement : — 1° Calmer les douleurs: Inhalations de chloroforme, d'éther ; sirop d'éther, de chloroforme ; perles d'éther; potions antispasmodiques.
2£ Potion gommeuse.
Chloroforme
Alcool
125 gr.
(•(;• ,50 à 1 gr.
If Sirop de fleurs d'oranger. ) & m gr
— simple. . ) "
Chloroforme 2 gr.
Alcool b —
Quarts de lavements avec addition de 1/2, à 1 cuillerée à café d'éther : quelquefois sangsues, ventouses, loc. dol. ; cataplasmes très-chauds, laudanisés; compresses imbibées de chloroforme ; grands bains, bains de vapeurs ; lavements laudadanisés, etc., glace pilée, boissons froides, gaseuzes, acidulés; eau de Sellz et sirop de cerises, etc. : médecine Durande.
2° Prévenir la formation de nouveaux calculs : Régime végétal ; éviter les aliments gras; exercice modéré ; prendre avant le repas quelques gouttes ou une perle d'éther suivie d'une tasse de tisane de saponaire ; purgatifs répétés, prévenir la constipation, pilules laxatives; extrait de fiel de bœuf (0,50 à 2 gr.) avant le repas; eaux alcalines de Vichy, Vais, Carlsbad, tims, Niederbronn, Marienbad, Pougues, Conlrexeville, Chalelguyon, etc., en moyenne trois saisons à Vichy. Cure de raisin après chaque saison.
442. Ictère. — Symptômes. — A la suite d'émotions, coloration jaunâtre des ailes du nez, des conjonctives, puis de toute
MALADIES DE LA RATE, ETC
la peau; prurit, prurigo; vomissement, perte d'appétit, constipation, matières fécales décolorées, gris d'ardoise; urines très-colorées, jaunes. Peu ou pas de symptômes généraux; ralentissement du pouls (I. simple ou spasmodique).
Succédant à des affections gastro-intestinales; symptômes plus prononcés; vomissements, diarrhée bilieuse; taches hépatiques sur la peau; quelquefois hémorrhagies intestinalespouls accéléré (I. fébrile).
Coloration jaune-verdâtre, jaune-paille, état cachectique, à la suite de fièvres intermittentes anciennes, de cancer du foie, de péritonite, de maladies du cœur, etc. (I. symptomatique) .
Cardialgie violente, étouffement, anxiété précordiale, vomissements répétés, aqueux, bilieux; inappétence, ventre ballonné, constipation, urines jaunes; taches hépatiques, épistaxis hématémèse, hémoptysies, hémalurie; délire, convulsions; dyspnée; pouls fréquent, puis lent, petit, misérable, etc! (/. grave).
Ne pas confondre ces différentes espèces entre elles ni avec les maladies primitives, cancer, etc.
Traitement. — |° Forme légère : Carbonate de potasse, bicarbonate de soude (2 à 1 0 gr.) dans la tisane : boissons ameres acidulés petite centaurée, gentiane, eau vineuse; bouillon aux herbes, jus de citron; solution de sirop de cerises, de groseilles. Maintenir la liberté du ventre par de légers laxatifs, eau de Seltz, limonade au citrate de magnésie, huile de ricin, calomel (0,50) et rhubarbe (2 à 4 gr.); quelquefois émélo-cathartique au début; diète; demi-bains, bains alcalins : traiter la cause s il est possible; eaux minérales alcalines de Vichv Vais, etc. J'
2- ' Forme grave. - Régulariser les fonctions intestinales; purgatifs fréquents; être sobre d'émissions sanguines i quinquina toniques. ^ ^ '
SECTION II
MALADIES DE LA HATE ET DU PANCHÉAS
443. Percussion de la rate. - Sè rappeler que A l'état normal, la rate {fig. t94) a les dimensions suivantes '
cenHmètres Splén°-héPali(iue AR on transversale, S à 9 mèTO axill0"iliaW 011 ^Siludinale CD, 4 cen.i-
443 (jbis). Splénite aiguë. — Symptômes. — 1° Locaux : Tension, gêne, douleurs plus ou moins vives dans l'hypochondre gauche, s'irradiant dans le voisinage : voussure, malité à la percussion, sensibilité exagérée et sensation de résistance. Dans
quelques cas, formation d'abcès, gonflement, empâtement, rougeur, fluctuation.
2° Généraux : Symptômes fébriles quelquefois tiès intenses , présentant souvent del'intermittence; inappétence, altération, nausées, vomissement ; constipation, plus tard diarrhée, abattement; teinte cacbeclique de la peau.
Ne pas confondre avec fièvre intermittente (18, 19,-20),abcos superficiels (107), abcès des parois abdominales (387).
Traitement. — Saignées générales si le sujet est vigoureux : sangsues, ventouses loc. clol. ; vésicatoires volants, frictions calmantes, baume tranquille laudanisé ; cataplasmes, bains, diète ; maintenir le ventre libre : sulfate de quinine .(0,50 à 1 gr.) employé empiriquement. Ouvrir l'abcès.
444. Splénite chronique, Hypertrophie de la rate. — Symptômes. — 1° Locaux : Tumeur dans le flanc gauche, produite par la rate bypertrophiée ; matité à la percussion ; malaise, tension: quelquefois déformation du ventre ; ascite.
2° Généraux: nuls en général: quelquefois accès fébriles, fièvre hectique, ictère splénique, teinte cachectique, chloroanémique.
Ne pas confondre avec cancer de l'estomac (417), des intestins (427).
Traitement. — Symptomatique : Saignées ou ventouses, en as de douleurs vives ; vésicatoires volants. Combattre la cachexie par les toniques, les amers, les préparations de quinquina, les ferrugineux [voir Fièvre intermittente (16 à 20), ChJoro anémie (31)]. L'hydrothérapie réussit souvent.
4 in. l'ancréatite. — Symptômes. — 1° Aiguë : Douleur fixe, profonde à la région épigaslrique, s'élendant à l'hypochondre droit avec chaleur; diarrhée composée de matières
MALADIES DU PÉRITOINE
ressemblant à de la salive ; inappétence, vomissements, jaunisse légère.
2° Chronique : Salivation continuelle, évacuation d'un liquide filant ei jaunâtre; constipation ou diarrhée ; selles composées d'un liquide semblable à de la salive; matières grasses dans les selles, inappétence, soif, crampes d'estomac, pyrosis.
Traitement. — Antiphlogistique et symptomatique dans les cas aigus; pour la pancréalile chronique, voir Gastralgie (378).
SECTION lit.
MALADIES DU PÉRITOINE
4*6. Péritonite aiguë. - Symptômes. - 1° Locaux : Le plus souvent a la suite de contusions de l'abdomen, de perforation intestinale de phlegmasie d'un organe voisin, douleur d'abord légère, chaleur douce dans l'abdomen, puis plus vive, trèsintense : tuméfaction du ventre ; sonorité générale, un peu de malité dans les parties déclives; rénitence ; dans quelques cas rares bruit de frottement, de cuir neuf, de craquement.
2° Généraux : Frissons, fièvre; nausées, vomissements verdatres souvent incoercibles^ inappétence, altération, constipation; dysurie; pouls large, plein au début, puis petit, misérable ; chaleur peau sèche, face contractée, hippocra.iW respiration accélérée, costale. Flanque,
l^t/MpwWéràl, mômes symptômes que ci-dessus; douleur abdominale moins vive; abdomen ballonné mais plus souple; utérus volumineux, chaleur au col utérin et dans le vagin ; le plus souvent, diminution des lochies ; d cubitus do sa . Les symptômes généraux sont les mêmes que da s L DL ntonite aiguè simple ; pouls plus petit, pins fréquent P x\e />as confondre creeemétrite (iim Pni;niin, ■ ,
mlg.e lombo-abdominalc (298), ovarile («C '
1RAITIÎMENT. — |o I arnl • m A i a
soin; fomentation érnoU en es llTF™' au
et renouv lées u es Z TC^l^ fra^"^e glace S° QHvfraL ■ • -,?.eures (Behier) ; grands bains.
neral. Boisson, émoluenlefs, acidulés, gazeuses; saignée
générale selon les cas, mais moins bonne que les saignées locales ; extrait thcbaïque (0,05 à 0,20 par jour) en potion ; matin et soir, quart de lavement émollient additionné de 10 à 20 gouttes de laudanum; maintenir le ventre libre par des lavements huileux, par des purgalions légères, limonade au citrate de magnésie (50 à 00 gr.), huile de ricin (30 à 40 gr.), eau de Sedlitz, calomel 0,50 à 1 gr.). Diète absolue et lactée.
Contre la péritonite puerpérale, préférer les saignées locales à la saignée générale; y revenir au besoin, mais avec prudence, et en se réglant sur l'état du pouls. Calomel (0,05 toutes les 2 h.); frictions mercurielles ou collodion élastique; huile de ricin à petites doses répétées.
2£ Huile d'amandes douces \
— de ricin ' aà 30 gr.
Sii'op de guimauve )
M. : à prendre par cuill. (Cruveiluier).
Essence de térébenthine (10 à 12 capsules dans la journée) ; embrocations narcotiques sur le ventre ; lavement à la glycérine (25 à 30 gr.); badigeonner le ventre avec l'essence de térébenthine; compresses et vessie a la glace comme ci-dessus ; rappeler la sécrétion lactée par des cataplasmes chauds, des ventouses sur les seins ; injections vaginales chaudes, tièdes, calmantes : potions gommeuses avec alcoolature d'aconit (2 à 5 gr.) ; avec le carbonate de potasse (0,50), avec l'oxalate de potasse (0,50 à 1 gr.). Ce dernier aurait toujours réussi à Tourrette.
Contre la péritonite par perforation, opium à hautes doses, diète absolue des boissons, immobilité [voir Fièvre typhoïde (3)].
447. Péritonite chronique tuberculeuse. — Symptômes. — S'observe plus généralement chez les enfants et les jeunes gens affectés de scrofulisme ou de tuberculose. Douleurs sourdes, continuelles; abdomen tuméfié, sonore; épanebement ascitique; inappétence, nausées, vomissement ; alternatives de diarrhée et de constipation; apyrexie dans le jour, fièvre le soir; sueurs colliquatives, amaigrissement. Dans quelques cas rares, la marche est galopante.
Ne pas confondre avec carreau (450), fièvre typhoïde (3), cancer des intestins (427)..
Traitement. — Huile de foie de morue à moins de diarrhée excessive; sirop ioduré; iodure de potassium (0,50 à d gr.); frictions mercurielles, bu iodurées ; cataplasmes de ciguë (poudre de ciguë 100, farine de graine de lin 200 gr,), pom-
MALADIES DU rÉRfTOINE. 397
made à l'extrait de ciguë (4 gr. pour 30 d'axonge) ; badigeonnage à la teinture d'iode; régime tonique [voir Phthisie (271)1
448. Asciie. — Symptômes. - | ° Locaux : Abdomen plus volumineux, régulièrement conformé; peau luisante, tenduefluctuation perceptible quand il n'y a pas beaucoup de liquidé épanche, obscure dans le cas opposé; malité dans les parties déclives sonorité dans les parties supérieures ; dans quelques cas, eraillure delà ligne blanche, ou bien distension de la peau au niveau de 1 ombilic, et donnant lieu à une petite tumeur fluctuante, transparente.
K Généraux- Le plus souvent nuls; quelquefois dyspnée digestions pénibles, peau sèche. "^pnee,
Chercher si l'ascite est occasionnée par une maladie du cœur, du foie, de la rate, des reins, par la néphrite albumineuse, par la tuberculose, par la chloro-anémie très-prononcée par la cachexie cancéreuse, paludéenne, etc '
Ne pas confondre avec hydropisie enkystée des ovaires Ï473) grossesse, rétention d'urines (514). 1 U
Traitement. - La cause étant reconnue, diriger le traitement dans ce sens (voir Mal. du cœur, du foie, des reins Chh ro anéme, etc ) boissons diurétiques, infusions de fleuï de su reau, de genêt (15 gr.), de reine-des-prés, de pariétaire de pervenche; décoction de seconde écorce de sureau : dig taie le plus souvent unie à la scille (û 0,10 à 0 40) en n f ! 1 einture (1 à 4 gr.), en macération vineuse n^neVà 0 gr. pour i lure) : il est préférable d'en faire infuser 0 50 à 1 gr. pour 00 gr., passer et prendre 1 cuill. touïes es h oxymel scilhtique (10 à 50 gr. par jour). Préférez les macéré lions vineuses 20 à 50 gr.), quand il faut relever les forces vfn de colchique l à 2 cuill. à bouche malin et soi'); rSele came, en poudre ou pil. (i à 5 gr.), en macéra on v"
ho,!'; P0U,T 1/2 ltFe dG à dose de3 àiO cuill. par iou bourgeons de sapins en infusion (10 sr nonr i mJ\ J,our>
acétate de potasse (t à 25 gr ) danf Î'^m L } L ?ltnie 0U
tisane (ces sels son nuisibl! 9 Quand il l ' , "W ^ °U la
Corlieu, Aide-mém., *« édit-
Vins diurétiques.
Via de Trousseau.
S Vin blanc 750 B*
Baies de genièvre 50 -
Feuilles de digitale 10 -
Scille ••••• 5 "
Faites macérer quatre, jours ; et ajoutez : .
Acétate de potasse 15 -
1 à 4 cuill. à bouche par jour.
Vin diurétique anglais, "if Cannelle en poudre 1? gram-
Racine de zédoaire 8 —
Carbonate de potasse ... 6 —
Squames sèches de scille. . . \
Rhubarbe pulvérisée jâa4gr.
Baies de genièvre broyées. ) Faites macérer dans un litre de vieux ■vin blanc et filtrez : 3 à 4 verres par jour.
Purgatifs, quand les fonctions digeslives sont en bon état, et le malade non affaibli : drastiques, scammonée d'Alep ou diagrède (0,50 à \ gr.), résine de jalap (0,50 à 1 gr.), eau-devie allemande (5 à 25 gr. dans du sirop), gomme-gutle (0,10 a 1 gr.), extrait de coloquinte : pilules écossaises, de Dixon, de Bontius, de Morrison, de Barclay, etc.
Électuaire de Fuuguier.
If Scamtnonée d'Alep ! âa 15 gr.
Poudre d'Ailhaut.
'if Scammonée 4 g1"
Suie 6 —
Colophane • • • 8
Mêlez et div . en 9 paquets : un le matin.
ta
Électuairc de Quarvi.
If Rob d'hièble | ;
— de genièvre '
Oxymel scillitique . .....
Racine de jalap pulvérisée.
Sulfate de potasse 4 —
Sirop de nerprun q- s.
5 gr à intervalles rapprochés jusqu'à production de selles.
30 gr.
Scamtnonée d'Alep..
Jalap en poudre )
Scille en poudre
Résine de jalap
Sirop de nerprun
0,50 à 1,50 par jour.
Opiat de Berquerel
f. Miel commun I
Sirop de nerprun. : . . . . ) Séné en poudre .... . . . ) ^
Racine de jalap i
Scammouée
30 gr.
Scille I /fa 06r,05
Digitale i
Une cuill. à bouche tous les jours ou tous les deux jours.
Sudorifiques ; bains de vapeurs d'eau, de baies de genièvre, sulfureuses, etc. Acétate d'ammoniaque (3 à 20 gr.).
Toniques, amers, ferrugineux ; quinquina, sulfate de q nine, etc.
1L Quinquina pulvérisé 30 gr.
' Calamus aromaticus 15 —
Oxymel scillitique ] âa q- s-
Sirop des 5 racines )